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Les indices américains abandonnent entre 0,15 % et 1,48 % en séance, pénalisés par la flambée des cours de l'or noir.
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Le rendement du T-Bond à 10 ans grimpe à 4,74 %, un pic inédit depuis janvier 2025 qui met sous pression les valeurs technologiques.
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L'indice des prix à l'exportation a déjoué les pronostics en reculant de 1,3 % en juillet, apportant une rare accalmie sur le front des prix.
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L'indice des prix à l'exportation a déjoué les pronostics en reculant de 1,3 % en juillet, apportant une rare accalmie sur le front des prix.
4,74 %. C'est le niveau atteint par le rendement du 10 ans américain en séance à Wall Street ce mardi, un sommet depuis janvier 2025. La hausse conjuguée du coût du crédit et des cours de l'énergie pèse lourdement sur les bourses mondiales. Sur le marché actions, les indices phares dont le Nasdaq 100 accusent des replis allant jusqu'à 1,48 %, rattrapés par les craintes d'une stagflation prolongée.
Le retour du risque de stagflation sur les marchés
Pression géopolitique sur l'or noir
Le conflit latent entre les États-Unis et l'Iran empêche toute détente sur les marchés de l'énergie et pèse sur le sentiment des investisseurs. Le baril de brut léger américain, le WTI, s'adjuge 0,6 % à 84,2 dollars. De son côté, le cours du pétrole brut de type Brent s'échange à 91,2 dollars en séance, en hausse de 0,4 %, et franchit ainsi la barre des 90 dollars pour la première fois depuis quatorze jours. La persistance de ces cours élevés inquiète les pays importateurs.
Cette hausse des prix du carburant enterre le pari d'une croissance américaine soutenue accompagnée d'une inflation contenue. L'attitude jugée offensive de l'administration américaine, dirigée par Donald Trump, laisse présager des blocages durables sur l'approvisionnement moyen-oriental. Les investisseurs craignent désormais l'installation d'un régime d'inflation forte couplée à un ralentissement économique, un phénomène baptisé stagflation.
Henry Allen, analyste chez Deutsche Bank, rappelle que la réalisation de ce scénario menace directement l'appétit pour le risque sur les places financières mondiales. Selon lui, de simples baisses de régime de la croissance ont suffi, fin 2018 ou en 2015-2016, pour déclencher de violentes corrections boursières. Il avertit qu'un essoufflement de l'activité américaine réduirait à néant le soutien dont bénéficient actuellement les actions cotées, et ce même si les États-Unis évitent une récession franche.
Des statistiques de prix contrastées
Face à cette anxiété liée au cours du pétrole, les dernières statistiques économiques importent des signaux contraires. Le Département américain du Travail a publié ce mardi matin une baisse inattendue de 1,3 % de l'indice des prix à l'exportation pour le mois de juillet. Le consensus des économistes tablait pourtant sur une hausse de 0,2 %.
Du côté des prix à l'importation, la tendance statistique s'avère identique avec un recul mensuel de 0,4 % en juillet. Les prévisions des gérants visaient ici aussi un modeste rebond de 0,1 %, ce qui accentue l'effet de surprise de cette publication. Ces dégonflements localisés des prix offrent un bref soulagement aux consommateurs, face aux craintes généralisées d'une reprise de la surchauffe tarifaire d'origine énergétique.
La politique monétaire de la Réserve fédérale reste cependant incertaine au vu de ces signaux divergents sur les prix industriels. Les acteurs de marché peinent à anticiper la réaction du nouveau président de l'institution face au risque de stagflation. Ce manque de visibilité sur la trajectoire des taux d'intérêt fige les prises de position acheteuses à Wall Street.
Tensions obligataires et valeurs technologiques
Le VIX et les rendements repartent à la hausse
Signe d'une nervosité mesurable, le VIX, jauge de la volatilité sur les marchés d'actions américains, rebondit de près de 4 % pour atteindre 15,8 points. Cet indicateur de la peur avait pourtant touché ses plus bas annuels la semaine précédente. Les contrats à terme sur le VIX signalent un regain immédiat de tension chez les opérateurs de marché.
En parallèle, le marché de la dette souveraine subit une violente correction à la vente. Le rendement du 10 ans américain, qui évolue à l'inverse du prix de l'obligation, prend 1,6 point de base pour atteindre 4,74 %. Ce niveau marque un record depuis janvier 2025, à quelques décimales de son sommet annuel de 4,7470 %.
Les indices boursiers de New York accusent le coup dès l'ouverture des échanges. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq 100 enregistrent des replis compris entre 0,15 % et 1,48 % en séance. Ce brusque renchérissement du rendement sans risque pousse les gérants de fonds à vendre les actifs jugés trop onéreux.
Le secteur de l'intelligence artificielle sous pression
La hausse des taux souverains modifie les règles de valorisation pour les entreprises de croissance. Les analystes sanctionnent historiquement les multiples boursiers élevés lorsque la rémunération des obligations d'État augmente. Les modèles financiers réduisent alors mécaniquement la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs espérés par les investisseurs.
Le secteur des valeurs technologiques, lourdement investi dans l'intelligence artificielle, se trouve en première ligne de cette réévaluation. Les géants du Dow Jones, du S&P 500 et du Nasdaq 100 affrontent soudainement un durcissement des conditions d'emprunt qui pénalise leur rentabilité. Ces sociétés procèdent actuellement à d'immenses levées de capitaux pour construire leurs infrastructures de calcul.
Le renchérissement du crédit menace de tarir une portion des sources de financement privées. Une raréfaction des flux de capitaux freinerait les capacités d'équipement des valeurs technologiques. Les valorisations boursières actuelles intègrent mal l'hypothèse de cet accès restreint à la liquidité.
❓ FAQ
Pourquoi le cours du pétrole brut remonte-t-il aujourd'hui ? Le cours du pétrole brut de type Brent dépasse les 90 dollars en raison de l'absence de résolution du conflit géopolitique entre les États-Unis et l'Iran. Cette impasse suscite des craintes persistantes sur l'offre mondiale d'énergie.
Comment s'exposer aux valeurs technologiques du S&P 500 et du Nasdaq 100 ? L'exposition à la technologie peut s'effectuer via l'achat direct d'actions de sociétés intégrées au Dow Jones, au S&P 500 ou au Nasdaq 100, ou au travers d'un ETF répliquant ces grands indices de croissance.
Quel est l'impact de la hausse du taux à 10 ans sur la bourse ? Une hausse des rendements obligataires augmente le coût du financement des entreprises, ce qui pénalise mécaniquement la valorisation des valeurs technologiques et désincite à l'achat d'actifs jugés plus risqués en raison d'une stagflation latente.
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