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11:55 · 5 mai 2026

La RBA relève ses taux d'intérêt en Australie 🔎 Un signal d'alerte pour les marchés ?

La RBA a relevé son taux directeur de 25 points de base, le portant à 4,35 %, son plus haut niveau depuis novembre 2023. Cette décision, conforme aux anticipations du marché, traduit une attitude plus restrictive face à une inflation persistante, à un marché du travail résilient et à la montée des risques extérieurs liés à la hausse des prix du pétrole et du gaz. Les investisseurs ont désormais la confirmation que les banques centrales sont prêtes à revenir à une politique de resserrement, même après les hausses de taux record observées ces dernières années.
  • Selon les données de l'ABS, l'inflation mesurée par l'IPC en Australie s'est établie à 4,6 % en glissement annuel en mars 2026, se maintenant bien au-dessus de la fourchette cible de 2 à 3 % fixée par la RBA. Les mesures de l'inflation sous-jacente restent également élevées, ce qui suggère que les pressions sur les prix ne se limitent pas aux composantes les plus volatiles.
  • Le marché du travail continue de laisser à la RBA une marge de manœuvre pour resserrer sa politique monétaire, le taux de chômage se maintenant à 4,3 % et le taux d'activité restant élevé. Toutefois, le principal risque pour la RBA réside dans la persistance de l'inflation des services, qui pourrait rester tenace même si la désinflation des biens se poursuit.
  • Le contexte mondial s'est détérioré en raison de la volatilité accrue des marchés de l'énergie, notamment à la suite de l'escalade des tensions au Moyen-Orient et des perturbations des voies d'approvisionnement en pétrole. La hausse des prix de l'énergie pourrait faire remonter l'inflation au deuxième trimestre, notamment via les coûts du carburant, des transports et de la production en général.
  • Selon T. Rowe Price, la RBA devrait préférer agir rapidement afin de limiter les effets de second tour et d'empêcher la hausse des anticipations d'inflation. Avant la décision, les marchés tablaient sur une probabilité de 75 % d'une hausse de 25 points de base et d'environ 2,5 hausses supplémentaires d'ici fin 2026.
  • VanEck, quant à lui, a qualifié cette hausse de « conclusion inévitable », soulignant que l'inflation était déjà tenace avant même l'escalade des tensions au Moyen-Orient. Anthony Malouf, d'Ebury, a fait valoir que les arguments en faveur d'un resserrement étaient clairs : l'inflation reste élevée et le marché du travail continue de faire preuve de résilience.

L'inflation moyenne ajustée se maintient à 3,3 %, ce qui confirme l'idée selon laquelle les pressions sur les prix intérieurs restent trop élevées aux yeux de la RBA. La croissance de l'emploi reste solide, principalement tirée par les emplois à temps plein, ce qui réduit le risque d'un ralentissement immédiat à la suite de la hausse des taux. La RBA reste en mode de lutte contre l'inflation, la trajectoire des taux dépendant désormais largement des prix de l'énergie, de l'inflation des services et de la résilience du marché du travail.

Résumé (RBA – après la décision et déclaration du gouverneur Bullock)

  • La RBA met en avant un problème structurel d'offre dans l'économie, l'activité approchant ses limites de capacité.
  • La banque centrale insiste sur la nécessité de modérer la demande afin de mieux l'aligner sur une offre limitée.
  • La croissance des salaires réels est considérée comme un facteur de risque susceptible d'entraver le retour de l'inflation à son objectif si elle reste trop forte.
  • La RBA indique que l'excès de demande par rapport à l'offre observé précédemment a été un facteur clé du resserrement monétaire, avant même le conflit au Moyen-Orient.
  • La banque centrale met en avant le rôle de la politique budgétaire, notant qu’un soutien gouvernemental supplémentaire aux ménages pourrait rendre plus difficile la modération de la demande.
  • Le marché du travail reste tendu, l’emploi devant continuer à croître malgré un resserrement de la politique monétaire.
  • La RBA souligne que son mandat porte à la fois sur l’inflation et le plein emploi, mais que l’équilibre entre les deux dépend des risques macroéconomiques actuels.
  • Actuellement, l’accent est davantage mis sur la maîtrise de l’inflation, tout en continuant à surveiller les risques liés au marché du travail.
  • La RBA reconnaît que de nouvelles hausses de taux pèsent sur les ménages, mais l'inflation érode également les revenus réels.
  • L'inflation devrait culminer à environ 4,8 % en juin, bien que les perspectives restent incertaines en raison de l'évolution de la situation géopolitique.
  • Le choc pétrolier a accru les pressions inflationnistes, qui se répercutent sur d'autres secteurs via la hausse des coûts de l'énergie et des transports.
  • Même si les prix du pétrole baissent, les effets inflationnistes devraient persister pendant un certain temps.
  • La RBA suggère que sans le conflit au Moyen-Orient, la trajectoire des taux aurait pu être moins restrictive, mais les conditions actuelles exigent une orientation plus restrictive.
  • La hausse des prix des carburants réduit les revenus réels des ménages, aggravant ainsi la situation économique générale.
  • La banque centrale reconnaît l'existence de risques de récession si le conflit se prolonge, mais souligne que ceux-ci feront l'objet d'une évaluation continue.
  • Implications pour la politique monétaire : la RBA reste dépendante des données et flexible, prête à ajuster sa politique en fonction de l'équilibre entre l'inflation, la croissance et le marché du travail.

AUDUSD chart (D1)

Source: xStation5

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