- Le titre boursier de l'entreprise Associated British Foods dévisse de plus de 11% ce jeudi, sanctionné pour les sombres prévisions de sa division sucre.
- Les ventes à périmètre constant de la marque Primark devraient reculer de 3% au quatrième trimestre, impactées par un net ralentissement en Europe continentale.
- L’enseigne annonce le lancement prochain d’un service de livraison à domicile au Royaume-Uni afin de renforcer ses canaux de distribution.
- Le titre boursier de l'entreprise Associated British Foods dévisse de plus de 11% ce jeudi, sanctionné pour les sombres prévisions de sa division sucre.
- Les ventes à périmètre constant de la marque Primark devraient reculer de 3% au quatrième trimestre, impactées par un net ralentissement en Europe continentale.
- L’enseigne annonce le lancement prochain d’un service de livraison à domicile au Royaume-Uni afin de renforcer ses canaux de distribution.
L’action AB Foods chute de 11,45% en séance à la Bourse de Londres. Le groupe d’agroalimentaire et de distribution prévoit une baisse des ventes à périmètre constant de Primark au quatrième trimestre et une perte plus importante qu’attendu pour sa division sucre. Le repli boursier attire l'attention des investisseurs exposés aux actions du secteur de la distribution. La sanction du marché intervient paradoxalement le jour où l'enseigne de prêt-à-porter annonce son lancement dans la livraison à domicile.
Des perspectives en baisse pour le quatrième trimestre
Une baisse des ventes pour le textile européen
Les perspectives de Primark pèsent directement sur le cours de l’action AB Foods en ce mois de septembre. Les ventes à périmètre constant de l’enseigne devraient reculer de 3% au quatrième trimestre de son exercice décalé, qui s’achève le 12 septembre 2026. La prévision masque toutefois d’importantes disparités entre les différents marchés européens.
Le Royaume-Uni et l'Irlande afficheraient une légère progression de 0,4% de leurs encaissements sur la période. L'Europe continentale enregistrerait, à l'inverse, une baisse de 4,3% sur le même trimestre. Le courtier Jefferies qualifie cette fin d'année de morose pour la marque, pointant la contre-performance prolongée des boutiques situées sur le continent. Les analystes soulignent la difficulté de l'enseigne à maintenir son volume d'écoulement sur des marchés de plus en plus concurrentiels.
La direction précise que ses actions d'amélioration de l'offre s'avèrent moins avancées en Europe continentale qu'outre-Manche. Les rayons consacrés à la mode féminine surperforment le reste du catalogue, mais ne suffisent pas à compenser le repli global des facturations. Les retards d'exécution commerciale pénalisent l'évaluation globale de la rentabilité de la filiale.
Le poids du secteur sucrier sur la rentabilité
La branche agroalimentaire d'Associated British Foods présenterait un bilan financier très hétérogène. La division épicerie, qui comprend des marques courantes comme Ovaltine ou Twinings, anticipe une croissance de 5% de ses recettes au quatrième trimestre. Le segment de la fabrication d'ingrédients industriels progresserait pour sa part de 10%. L'activité strictement agricole perdrait en revanche 5% de son chiffre d'affaires sur une base annuelle.
Les pertes liées à la production et à la commercialisation de sucre se creusent cette année. Le groupe évalue sa perte opérationnelle ajustée entre 25 et 60 millions de livres sterling pour la période 2025-2026. Le bilan de la division subit la chute des prix de vente en Europe, la flambée du gaz sur le marché des matières premières et la chute des rendements pour la récolte britannique de betteraves. La direction prévoit un déficit pour le sucre compris entre 70 et 170 millions de livres pour l'exercice 2026-2027.
Malgré l'impact financier de ce secteur sucrier, AB Foods rehausserait ses prévisions globales à l'échelle du groupe. Le bénéfice net par action ajusté dépasserait les objectifs initiaux formulés pour l'exercice 2026. L'évolution favorable de ce bénéfice net par action témoigne des compensations apportées par l'épicerie. L'équipe dirigeante maintient néanmoins une position prudente face à la hausse des prix et au moral des consommateurs britanniques pour le semestre à venir.
L'évolution du modèle de distribution de Primark
Le lancement de la livraison à domicile
L'enseigne de mode à bas prix Primark va mettre en place un service de livraison à domicile au Royaume-Uni. La direction du groupe a annoncé la décision jeudi, rompant avec sa réticence historique à expédier directement ses articles aux consommateurs. Jusqu'à présent, l'entreprise estimait qu'un tel service compromettait sa rentabilité en raison de ses tarifs très bas. Les clients devaient impérativement se rendre en boutique pour effectuer leurs achats. Les marges réduites du secteur interdisent, selon la direction, d'absorber les frais logistiques du dernier kilomètre.
Les dirigeants s'appuient sur les résultats obtenus par leur système de Click & Collect pour justifier ce changement d'approche. Le groupe Associated British Foods perçoit désormais une source de revenus viable dans l'expédition directe, adaptée à l'évolution des habitudes de consommation britanniques. La maturité des canaux numériques pousse la marque à adapter son modèle logistique de distribution.
Pour soutenir la nouvelle infrastructure, Primark a finalisé l'acquisition d'un centre de préparation de commandes automatisé situé à Sheffield, dans le nord de l'Angleterre. Le directeur général de l'entreprise, George Weston, s'est adressé aux analystes financiers sans préciser de calendrier de déploiement exact pour le moment. La préparation matérielle de ce basculement nécessitera plusieurs trimestres de tests en conditions réelles.
La séparation des activités et l'internationalisation
En parallèle de ses chantiers, le groupe poursuit la scission de Primark de ses divisions agroalimentaires. Le processus de séparation s'achèvera en décembre 2027 au plus tard. L'objectif consiste à dissocier la distribution de détail de la production alimentaire pour créer deux entités cotées indépendamment à la Bourse de Londres. L’opération vise à clarifier la lisibilité financière des deux branches pour les actionnaires et à attirer des profils d'investisseurs distincts.
L'enseigne prépare aussi son implantation au Moyen-Orient pour relayer sa croissance de long terme. La filiale d'AB Foods a signé un partenariat stratégique avec l'opérateur koweïtien Alshaya Group pour ouvrir un premier point de vente en Arabie saoudite. L'inauguration de cette surface commerciale interviendra en mars 2027. La première implantation pose les bases d'un développement ciblé dans la région du Golfe.
Les manœuvres structurelles s'accompagnent d'une volonté de rassurer les détenteurs du titre boursier. L'équipe dirigeante prévoit ainsi une hausse globale de 2% des facturations de Primark pour l'exercice 2026, malgré des difficultés spécifiques sur certains marchés géographiques.

Source : xStation5
❓ FAQ
Pourquoi le cours de l'action AB Foods a-t-il baissé ce jeudi ? La chute de l'action AB Foods s'explique principalement par le recul des ventes à périmètre constant de sa filiale Primark en Europe continentale (-4,3 % au quatrième trimestre) et par le creusement des pertes de son secteur sucrier, plombé par de mauvaises récoltes et les coûts de l'énergie.
Quelles sont les perspectives de cotation pour l'enseigne Primark ? Le groupe Associated British Foods prépare activement la scission de Primark de ses autres activités agroalimentaires. Cette opération s'achèvera d'ici décembre 2027 pour créer deux entités cotées de manière totalement indépendante à la Bourse de Londres.
Comment s'exposer à la distribution britannique en bourse ? L'investissement dans le secteur de la distribution passe par l'achat d'actions individuelles d'entreprises cotées à la Bourse de Londres ou par des ETF sectoriels ciblant les biens de consommation cyclique. L'évolution du FTSE 100 offre un indicateur global de la santé de ces grandes capitalisations.
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