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Les rendements obligataires américains atteignent de nouveaux sommets, le 30 ans dépassant 5,19% face aux craintes inflationnistes.
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Le cours du pétrole Brent se maintient au-dessus des 110 dollars, soutenu par la fermeture virtuelle du détroit d'Ormuz.
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Les opérateurs attendent les résultats Nvidia ce mercredi soir, un chiffre déterminant pour l'ensemble du secteur technologique mondial.
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Les rendements obligataires américains atteignent de nouveaux sommets, le 30 ans dépassant 5,19% face aux craintes inflationnistes.
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Le cours du pétrole Brent se maintient au-dessus des 110 dollars, soutenu par la fermeture virtuelle du détroit d'Ormuz.
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Les opérateurs attendent les résultats Nvidia ce mercredi soir, un chiffre déterminant pour l'ensemble du secteur technologique mondial.
La baisse marque les marchés boursiers ce mercredi matin, avec un recul du DAX de 0,23% en pré-marché. Les rendements obligataires américains s'envolent, portant le taux à 30 ans à 5,19%, un niveau inédit depuis 2007. Dans ce climat tendu, les opérateurs se tournent vers les actions du secteur technologique en attendant les bilans trimestriels de la plus grande capitalisation mondiale.
Tensions géopolitiques et politique monétaire
Le cours du pétrole flambe face au blocage d'Ormuz
Le face-à-face entre l'Iran et les États-Unis s'intensifie. L'ancien président Donald Trump indique qu'une nouvelle frappe américaine reste envisageable. Cette déclaration intervient peu après l'annulation d'une première offensive militaire, initialement programmée en réponse à une proposition de paix iranienne. Téhéran réclame désormais des réparations de guerre et le retrait des troupes américaines du Moyen-Orient.
Cette escalade verbale maintient le détroit d'Ormuz virtuellement fermé au trafic maritime. Conséquence directe de ces perturbations, le cours du pétrole Brent se négocie à 111,07 dollars le baril, soit une légère baisse de 0,2% ce matin, tandis que le WTI s'affiche à 103,69 dollars. L'American Petroleum Institute (API) rapporte une cinquième semaine consécutive de contraction des stocks de brut américains, avec un déstockage de 9,1 millions de barils.
La banque Citi anticipe un cours du pétrole Brent à 150 dollars à court terme, jugeant que les opérateurs sous-évaluent le risque de rupture d'approvisionnement. En parallèle, l'activité diplomatique bat son plein. Le président chinois Xi Jinping reçoit Vladimir Poutine à Pékin ce mercredi, quelques jours après une visite de Donald Trump, pendant que d'autres sommets bilatéraux s'organisent en Europe et en Asie.
Les banques centrales maintiennent des taux d'intérêt élevés
La Réserve fédérale américaine (Fed) conserve une approche stricte face aux risques persistants. La gouverneure Paulson, de la Fed de Philadelphie, juge la politique monétaire actuelle appropriée. Elle précise que les intervenants ont raison d'anticiper de nouvelles hausses des taux d'intérêt ou un maintien prolongé des niveaux actuels. Elle envisage ouvertement un resserrement supplémentaire si la croissance américaine dépasse son potentiel.
En Europe, le discours se durcit tout autant. Le membre du conseil des gouverneurs de la BCE, M. Kocher, estime qu'un relèvement des taux lors de la réunion du 11 juin devient inévitable si le détroit d'Ormuz reste bloqué. Son confrère Joachim Nagel confirme que le choc énergétique provoqué par l'Iran contraint l'institution européenne à réagir. Le rapport sur l'inflation britannique d'avril, publié ce matin, devrait montrer un repli à 3,0%, bien que la tendance sous-jacente reste haussière.
La Banque populaire de Chine (BPoC) choisit l'inertie en laissant ses taux d'intérêt directeurs LPR inchangés pour la douzième fois consécutive. Le taux à un an reste fixé à 3,00% et celui à cinq ans à 3,50%. L'institution fixe également le cours pivot du yuan face au dollar à 6,8397, un niveau nettement supérieur aux attentes du consensus, ce qui confirme la pression sur les devises asiatiques.
Les valeurs technologiques et l'Asie sous pression
L'attente autour des résultats Nvidia et Wall Street
La séance américaine s'est achevée mardi sur une note hésitante. L'indice S&P 500 a reculé de 0,06%, pendant que le Nasdaq 100 est resté à l'équilibre à +0,01%. Les marchés boursiers et obligataires subissent des dégagements massifs alimentés par la persistance de l'inflation. Le rendement du Trésor américain à 10 ans grimpe à 4,687%, un sommet sur seize mois, et le taux à 30 ans touche 5,198%.
Dans ce contexte, les gérants attendent les résultats Nvidia du premier trimestre 2026, prévus après la clôture de Wall Street. Le consensus table sur un chiffre d'affaires avoisinant les 79 milliards de dollars, soit une progression de 80% sur un an. Les options négociées sur le titre anticipent une fluctuation potentielle de 350 milliards de dollars de la capitalisation du groupe. Les investisseurs peuvent s'exposer à ce secteur via divers ETF répliquant les indices technologiques américains.
Avant de connaître les résultats Nvidia, d'autres entreprises publient leurs bilans ce mercredi, à l'image du distributeur Target. Les attentes prévoient un bénéfice par action de 1,46 dollar pour des revenus de 24,64 milliards de dollars. La société mène une vaste restructuration sous la direction de son nouveau directeur général et affiche une progression boursière de 30% depuis le 1er janvier. Marks & Spencer, TJX et Lowe's dévoilent également leurs comptes avant l'ouverture des places occidentales.
Le repli des indices asiatiques et des devises
L'aversion au risque pénalise lourdement les marchés boursiers asiatiques, qui alignent une quatrième séance de baisse consécutive. L'indice Nikkei 225 cède 1,6% ce mercredi matin, et le KOSPI sud-coréen recule de 2%. Les valeurs phares chinoises du CSI 300 abandonnent 0,4%. À Séoul, l'action Samsung Electronics chute à la suite de l'annonce d'une grève mobilisant plus de 47 000 salariés prévue pour jeudi.
Le marché des changes présente un paradoxe : le yen japonais s'impose comme la devise majeure la plus forte du jour, bien que la paire USD/JPY stagne autour de 158,94. Le dollar américain enchaîne sa septième séance consécutive de hausse, effaçant l'appréciation du yen qui avait suivi l'intervention des autorités nippones fin avril. La paire EUR/USD glisse sous la barre des 1,16, tombant à son plus bas niveau depuis le 8 avril.
Le billet vert fait reculer les métaux précieux. L'once d'or baisse de 0,22% pour s'échanger à 4 471 dollars, son plancher depuis la fin du mois de mars. L'argent gagne de son côté 0,31% à 73,83 dollars. Sur le segment des actifs numériques, le bitcoin s'apprécie de 0,25% et évolue dans un canal compris entre 77 005 et 77 209 dollars. Cette classe d'actifs reste stable malgré les turbulences observées sur les places traditionnelles, une thématique étudiée dans l'éducation financière contemporaine.
❓ FAQ
Comment l'inflation influence-t-elle les marchés boursiers ? Une inflation persistante pousse les banques centrales à maintenir des taux d'intérêt élevés. Cette dynamique renchérit le coût du crédit pour les entreprises et les particuliers, ce qui freine la croissance économique et pèse mécaniquement sur la valorisation des actions cotées.
Pourquoi le détroit d'Ormuz impacte-t-il le cours du pétrole ? Le détroit d'Ormuz représente un point de passage stratégique par lequel transite une part significative de l'approvisionnement mondial en brut. Tout blocage ou tension militaire dans cette zone réduit l'offre disponible sur le marché international, provoquant une hausse immédiate du cours du pétrole.
Quel est l'enjeu des résultats Nvidia pour les indices ? L'entreprise représente la plus importante capitalisation boursière mondiale. Les résultats Nvidia servent de baromètre pour l'ensemble du secteur de l'intelligence artificielle et des valeurs technologiques. Une publication inférieure aux attentes du consensus peut déclencher une correction générale sur des indices majeurs comme le Nasdaq 100 ou le S&P 500.
Inflation britannique : la livre sterling chute
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