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14:19 · 4 février 2026

BREAKING : L'EURUSD progresse après la publication des données ADP nettement inférieures aux prévisions.

Points clés
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Points clés
  • L’embauche privée reste très volatile sur trois mois, sans dynamique généralisée.

  • Les petites entreprises n’ont créé aucun emploi, un signal préoccupant pour le cycle.

  • Les créations se concentrent sur l’éducation, la santé et certains services défensifs.

  • Les services professionnels détruisent massivement des emplois, accentuant les craintes.

  • Les salaires se stabilisent, avec un net ralentissement pour les travailleurs changeant d’emploi.

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Les dernières données sur l’emploi privé américain confirment un marché du travail en phase de refroidissement progressif, marqué par une forte hétérogénéité sectorielle. Sur une période de trois mois, l’évolution des embauches alterne entre rebond ponctuel, contraction marquée — particulièrement chez les petites entreprises — et reprise partielle, sans qu’un véritable momentum transversal ne se dégage. Cette configuration renforce l’idée d’un ralentissement ordonné plutôt que d’un retournement brutal.

📉 Une dynamique d’embauche privée toujours instable

Biens et services : un soutien de plus en plus limité

Le secteur des biens enregistre une création nette de +1 000 emplois, après une contraction de -3 000 le mois précédent. Cette amélioration reste marginale et insuffisante pour parler de reprise structurelle, dans un contexte où l’industrie demeure pénalisée par le coût du capital et une demande incertaine.

Du côté des services, moteur traditionnel de l’emploi américain, la dynamique ralentit nettement. Les créations d’emplois tombent à +21 000, contre +44 000 le mois précédent. Ce net tassement suggère une perte de traction de la demande intérieure, notamment dans les segments les plus sensibles au cycle économique.

Un clivage marqué selon la taille des entreprises

L’analyse par taille d’entreprise met en évidence une fragmentation croissante du marché du travail. Les petites entreprises affichent une création nette de 0 emploi, après +9 000 précédemment. Ce coup d’arrêt est significatif, ces structures étant historiquement les plus réactives aux conditions économiques et financières.

Les entreprises de taille moyenne font figure d’exception relative, avec +41 000 emplois, contre +34 000 le mois précédent. À l’inverse, les grandes entreprises repassent en territoire négatif avec -18 000 emplois, après +2 000 précédemment, traduisant une prudence accrue des grandes organisations face à l’environnement macroéconomique.

🧩 Des créations d’emplois très concentrées sectoriellement

Éducation et santé : principal pilier de la croissance

Le secteur de l’éducation et de la santé demeure le principal contributeur à l’emploi privé, avec +74 000 créations, contre +39 000 le mois précédent. Cette accélération confirme le rôle central de secteurs adossés à des besoins structurels et souvent liés à la dépense publique.

Toutefois, cette concentration pose question. Elle suggère que la croissance de l’emploi repose de plus en plus sur des segments défensifs, plutôt que sur une expansion large de l’activité privée.

Services professionnels : signal d’alerte

À l’opposé, les services professionnels et aux entreprises enregistrent une forte destruction d’emplois, avec -57 000 postes, après -29 000 précédemment. Cette accélération des pertes constitue l’un des signaux les plus préoccupants du rapport, ce secteur étant étroitement lié à l’investissement, au conseil et aux dépenses discrétionnaires des entreprises.

Le secteur des loisirs et de l’hôtellerie-restauration ralentit également fortement, avec seulement +4 000 emplois, contre +24 000 le mois précédent, confirmant l’essoufflement de la consommation dans les services non essentiels.

Autres secteurs : contributions modestes

La construction affiche une hausse limitée de +9 000 emplois, tandis que les activités financières progressent de +14 000, contre +6 000 précédemment. Ces apports restent positifs mais insuffisants pour compenser les pertes observées dans les segments plus cycliques.

💰 Salaires : des signaux de normalisation

Les salariés en poste restent protégés

La croissance des salaires pour les travailleurs restant dans leur emploi atteint 4,5%, légèrement au-dessus des 4,4% du mois précédent. Cette stabilité indique que les employeurs continuent de sécuriser leurs effectifs clés, malgré un environnement plus incertain.

Les changeurs d’emploi perdent du pouvoir de négociation

En revanche, la progression des salaires pour les travailleurs changeant d’emploi ralentit à 6,4%, contre 6,6% précédemment. Ce repli est un indicateur avancé important, suggérant une diminution des tensions sur le marché du travail et une normalisation progressive du rapport de force en faveur des employeurs.

🔍 Lecture macroéconomique et implications

Un marché du travail sans élan généralisé

Dans l’ensemble, ces données confirment l’absence de momentum large et auto-entretenu dans l’emploi privé américain. Les créations persistent, mais elles sont déséquilibrées et concentrées, tandis que les segments historiquement porteurs montrent des signes clairs de fatigue.

Conséquences pour la Fed et les marchés

Pour la Réserve fédérale, ce tableau est ambivalent. La modération des salaires réduit le risque inflationniste, mais la faiblesse des petites entreprises et des services professionnels renforce le scénario d’un ralentissement économique progressif. Cette configuration pourrait, à terme, ouvrir la voie à une politique monétaire plus accommodante, sous réserve de confirmation par les prochaines données.

FAQ

 

Le marché du travail privé américain est-il en crise ?
Non, mais il montre des signes clairs de perte de dynamisme et de fragmentation sectorielle.

Pourquoi les petites entreprises n’embauchent-elles plus ?
Elles sont plus exposées aux taux élevés, au coût du crédit et à l’incertitude sur la demande.

Le secteur de la santé peut-il continuer à soutenir l’emploi ?
Oui à court terme, mais une croissance trop concentrée accroît les risques de déséquilibre.

Les salaires restent-ils un facteur inflationniste ?
Le risque diminue, notamment avec le ralentissement des hausses pour les travailleurs mobiles.

Quels indicateurs suivre dans les prochains mois ?
Les services professionnels, l’emploi des petites entreprises et l’évolution des salaires des changeurs d’emploi.

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