- Une reprise industrielle illusoire : Bien que les indices PMI aient dépassé la barre des 50, la croissance est tirée par une accumulation de stocks motivée par la panique plutôt que par une demande réelle ; en Allemagne, le moral des entreprises a atteint son plus bas niveau depuis 18 mois.
- Les risques de stagflation et le « scénario défavorable » : Avec des cours du pétrole avoisinant les 110 dollars, la zone euro se rapproche du scénario de test de résistance de la BCE, qui prévoit une flambée de l’inflation à 3,5 % et nécessite une réponse monétaire énergique.
- Les marchés anticipent des hausses : Les investisseurs sont presque certains d’une hausse des taux en juin et prévoient trois hausses au total cette année (à 2,75 %), ce qui maintient les rendements allemands à 2 ans autour de 2,67 %.
- Une reprise industrielle illusoire : Bien que les indices PMI aient dépassé la barre des 50, la croissance est tirée par une accumulation de stocks motivée par la panique plutôt que par une demande réelle ; en Allemagne, le moral des entreprises a atteint son plus bas niveau depuis 18 mois.
- Les risques de stagflation et le « scénario défavorable » : Avec des cours du pétrole avoisinant les 110 dollars, la zone euro se rapproche du scénario de test de résistance de la BCE, qui prévoit une flambée de l’inflation à 3,5 % et nécessite une réponse monétaire énergique.
- Les marchés anticipent des hausses : Les investisseurs sont presque certains d’une hausse des taux en juin et prévoient trois hausses au total cette année (à 2,75 %), ce qui maintient les rendements allemands à 2 ans autour de 2,67 %.
Les dernières données sur l'industrie manufacturière pour avril 2026 donnent une image trompeuse de bonne santé dans l'ensemble de la zone euro. Si les chiffres globaux laissent entrevoir un rebond tant attendu, les mécanismes sous-jacents révèlent une zone euro aux prises avec de profondes fractures structurelles, exacerbées par le conflit en cours au Moyen-Orient. L'indice PMI manufacturier de la zone euro a atteint 52,2, mais les acteurs du marché regardent au-delà des chiffres globaux avec une inquiétude grandissante.
Une zone à deux vitesses portée par des achats préventifs
Pour la première fois en près de quatre ans, les huit économies de la zone euro suivies sont toutes passées en territoire expansionniste (au-dessus de 50,0). Cependant, les moteurs de cette croissance sont tout sauf organiques :
- La France et la périphérie : L’indice PMI de la France a grimpé à 52,8, avec une dynamique notable en Italie et en Espagne. Pourtant, cette « croissance » résulte en grande partie d’une constitution agressive de stocks. Confrontées à une extrême incertitude quant à l’avenir des chaînes d’approvisionnement, les entreprises anticipent leurs commandes afin de se prémunir contre les hausses de prix et les pénuries attendues.
- L’Allemagne à la traîne : En Allemagne, cœur industriel de l’Europe, la situation est plus précaire. Alors que l’indice PMI s’établit à 51,4, la confiance des entreprises a plongé en territoire négatif pour la première fois en 18 mois. Le secteur est étranglé par de graves retards de livraison et une hausse incessante des coûts des intrants.
La fermeture persistante du détroit d’Ormuz reste le principal goulet d’étranglement pour le continent. Les perturbations de la chaîne d’approvisionnement n’ont jamais été aussi graves depuis mi-2022. L’inflation des prix des intrants a atteint son plus haut niveau depuis 46 mois, forçant les fabricants à répercuter ces coûts sur les consommateurs à un rythme record.
Le « scénario défavorable » de la BCE devient le scénario de référence
La publication simultanée de l’Enquête auprès des prévisionnistes professionnels (SPF) de la BCE confirme ce virage vers un resserrement monétaire, les prévisions d’inflation pour 2026 ayant été révisées à la hausse à 2,7 %. Si la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a conservé une part d’ambiguïté caractéristique concernant les modèles internes de la banque, la réalité sur le terrain — le Brent s’échangeant à un peu moins de 110 dollars le baril — place la zone euro résolument dans le « scénario défavorable » de la BCE.
Dans ce scénario de test de résistance, un prix du pétrole à 119 dollars entraîne une flambée de l’inflation de 3,5 %, nécessitant une réponse monétaire énergique.
Politique monétaire et dette souveraine :
- Réajustement de la trajectoire des taux : Les marchés des swaps anticipent désormais trois hausses de 25 points de base cette année avec une quasi-certitude. Le consensus s'établit autour d'une première intervention dès le mois de juin, qui porterait le taux de dépôt à 2,75 %.
- Rendements des Bunds : La partie courte de la courbe allemande semble avoir trouvé son équilibre. Les rendements des Bunds à deux ans, à 2,67 %, reflètent désormais de manière adéquate l'interprétation hawkish de la courbe OIS par le marché. À moins d'une remontée du prix du brut vers la barre des 120 dollars, les pressions à la hausse sur les rendements pourraient être limitées à court terme.

Les marchés anticipent désormais une hausse des taux en juin avec une probabilité proche de 100 %. Source : Bloomberg Finance LP
La stagflation plane sur la monnaie unique
La réticence des dirigeants de la BCE à qualifier explicitement la situation actuelle de « stagflationniste » n’a pas empêché les marchés de le faire. La banque centrale se trouve dans la situation peu enviable de devoir relever ses taux non pas pour refroidir une économie en pleine effervescence, mais pour ancrer les anticipations face à un choc du côté de l’offre. Si le « cygne noir » d’une inflation à 4 % venait à se concrétiser, la BCE n’aurait d’autre choix que d’accélérer son cycle de resserrement monétaire.

Selon des projections internes, l'inflation pourrait dépasser la barre des 4 % d'ici la fin de l'année avant de revenir à la moyenne, à condition que les marchés de l'énergie se stabilisent. Source : Bloomberg Finance LP, XTB
EURUSD : écarts de rendement face à la réalité
D'un point de vue macroéconomique, l'euro semble correctement évalué par rapport aux taux d'intérêt réels. Toutefois, la trajectoire de la devise reste liée à la détermination de la BCE. Si le Conseil des gouverneurs procède aux trois hausses de taux désormais attendues par les marchés, les rendements des Bunds à 10 ans devraient faire l'objet de révisions à la hausse significatives.

La paire EUR/USD reste étroitement corrélée à l'écart de rendement entre les obligations à 10 ans. Source : Bloomberg Finance LP, XTB
D'un point de vue technique, la paire s'est affaiblie après une brève incursion vers le seuil de 1,1800 vendredi dernier. En l'absence de nouveau catalyseur géopolitique ou macroéconomique, l'euro devrait se consolider entre les niveaux de retracement de Fibonacci de 38,2 % et 50,0 %, les traders évaluant le risque d'un ralentissement induit par la BCE face aux pressions persistantes sur les prix. Source : xStation5
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