- Le prix du pétrole (OIL) progresse de 3,50 % à 90 dollars, tandis que le WTI s'apprête de 4,50 % à 87 dollars
- Forte hausse des prix suite à de nouvelles attaques contre des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz
- L'Iran a annoncé une nouvelle fermeture du détroit et a mis en garde les navires contre toute approche
- Les forces américaines ont saisi un navire battant pavillon iranien, augmentant ainsi le risque d'escalade
- Téhéran pourrait ne pas participer au prochain cycle de négociations avec les États-Unis au Pakistan
- Le cessez-le-feu actuel entre les États-Unis et l'Iran expire mercredi, et son prolongement reste incertain
- Le trafic dans le détroit d'Ormuz reste fortement limité, ce qui maintient la pression sur l'approvisionnement énergétique mondial
- Les Émirats arabes unis envisagent un soutien financier de la part des États-Unis face aux risques pesant sur les exportations de pétrole et les flux en dollars
- Le prix du pétrole (OIL) progresse de 3,50 % à 90 dollars, tandis que le WTI s'apprête de 4,50 % à 87 dollars
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- L'Iran a annoncé une nouvelle fermeture du détroit et a mis en garde les navires contre toute approche
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- Le cessez-le-feu actuel entre les États-Unis et l'Iran expire mercredi, et son prolongement reste incertain
- Le trafic dans le détroit d'Ormuz reste fortement limité, ce qui maintient la pression sur l'approvisionnement énergétique mondial
- Les Émirats arabes unis envisagent un soutien financier de la part des États-Unis face aux risques pesant sur les exportations de pétrole et les flux en dollars
Le pétrole rebondit violemment lundi 20 avril. Le Brent progresse de 5,52% à 95,37 dollars le baril vers 08h00 heure de Paris et le WTI américain de 5,89% à 88,79 dollars, selon Boursorama. La saisie d'un cargo iranien par la marine américaine dimanche soir dans le golfe d'Oman a effacé en quelques heures le mouvement de détente observé vendredi dernier, quand les deux références avaient chuté d'environ 10% sur l'annonce d'une réouverture du détroit d'Ormuz.
Une désescalade au Moyen-Orient qui n'aura pas tenu une journée
L'incident du golfe d'Oman a fait basculer les prix dès dimanche
Dans la nuit de dimanche à lundi, à l'ouverture des échanges asiatiques, le WTI a bondi de 8,04% à 90,59 dollars et le Brent de 6,88% à 96,60 dollars. Le mouvement a suivi l'annonce par Donald Trump que la marine américaine avait ouvert le feu sur le cargo iranien Touska avant d'en prendre le contrôle dans le golfe d'Oman, après que le navire aurait ignoré les ordres d'arrêt.
Téhéran a promis de "riposter bientôt". Le porte-parole de l'état-major iranien a dénoncé un acte de "piraterie armée" et qualifié l'opération de violation du cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Dans la foulée, l'Iran a annoncé qu'il ne participerait pas à la prochaine session de discussions avec les États-Unis, initialement prévue au Pakistan.
Le détroit d'Ormuz, par lequel transite habituellement près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, s'est refermé dans les faits. Des pétroliers auraient été pris pour cible par le Corps des gardiens de la révolution islamique moins de 24 heures après l'annonce iranienne de réouverture totale. Chris Weston, analyste chez Pepperstone, estime que "10 à 11 millions de barils de pétrole brut par jour restent bloqués" et que "les hypothèses plus constructives" de la semaine précédente ont volé en éclats.
Le contre-coup d'un vendredi euphorique
Vendredi 17 avril, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi avait annoncé que le détroit d'Ormuz était "entièrement ouvert" pendant la durée du cessez-le-feu. La réaction avait été immédiate : le WTI avait plongé d'environ 12% à 82 dollars le baril et le Brent de 10% autour de 88 dollars, effaçant en une séance une grande partie de la prime géopolitique accumulée depuis le déclenchement du conflit fin février.
Trump avait salué l'annonce tout en rappelant que le blocus naval américain des ports iraniens resterait en vigueur jusqu'à la conclusion d'un accord global. Ce double mouvement, ouverture d'Ormuz côté iranien et maintien du blocus côté américain, a rapidement remis le feu aux poudres. Dès samedi 18 avril, l'Iran a annoncé reprendre "le strict contrôle" du détroit.
Les gains de vendredi se sont ainsi évaporés. Le prix du Brent est remonté en deux séances du plancher de cinq semaines atteint vendredi vers les 95 dollars ce lundi, soit une amplitude de variation de l'ordre de 8 dollars en quelques heures de cotation.
Un choc qui se propage aux autres marchés
Le gaz européen et les devises dans le sillage du pétrole
Le gaz naturel TTF néerlandais, référence du marché européen, prenait 6,68% à 41,36 euros le mégawattheure ce lundi matin. Depuis fin février, aucune exportation de gaz naturel liquéfié n'a quitté la région du Golfe, soit environ 20% de l'approvisionnement mondial suspendu. Plusieurs méthaniers qataris se seraient approchés du détroit ces derniers jours avant de faire demi-tour ou de rester à l'arrêt, selon des données de Trading Economics.
Sur le marché des devises, le dollar progresse de 0,29% face à un panier de monnaies de référence et l'euro recule à 1,1749 dollar (-0,11%). Le retour de l'aversion au risque joue classiquement en faveur du billet vert. L'or, qui avait bénéficié du même réflexe défensif en mars, recule légèrement ce lundi, signe que les arbitrages se concentrent sur le complexe dollar-pétrole.
Les Bourses européennes ont ouvert en nette baisse. Le CAC 40 évolue autour de 8 287 points et l'Euro Stoxx 50 autour de 5 947 points en milieu de matinée. À Wall Street, les futures pointent également en recul avant ouverture, après les records inscrits vendredi par le S&P 500 et le Nasdaq.
Un horizon diplomatique qui se rétrécit
Le cessez-le-feu de deux semaines en vigueur depuis le 8 avril expire mercredi 22 avril. L'absence de nouvelle session de négociations prévue, le refus affiché par Téhéran de s'y rendre et les incidents maritimes répétés réduisent la marge de manœuvre des deux parties avant l'échéance.
L'Iran accuse les États-Unis d'avoir violé la trêve par la poursuite du blocus naval et la saisie du Touska. Washington maintient que le blocus ne concerne que les navires liés à l'Iran et ne constitue pas une rupture du cessez-le-feu. Ce désaccord sur les termes mêmes de la trêve complique toute reprise du dialogue à court terme.
Les opérateurs intègrent désormais un scénario de perturbation durable, là où la semaine dernière dominait l'hypothèse d'une normalisation rapide. Pepperstone note que "les flux transitant par Ormuz étant à nouveau totalement interrompus, les opérateurs réévaluent les probabilités et le calendrier d'une normalisation logistique".
Ce que cela change pour les investisseurs
La prime géopolitique est de retour dans les cours
Le pétrole Brent reste 45% plus élevé qu'il y a un an selon Trading Economics, même après la correction de vendredi. L'EIA anticipait en début d'année un prix moyen du Brent à 56 dollars en 2026. Le décrochage entre ce scénario central et les cours actuels reflète l'ampleur de la prime géopolitique intégrée depuis les frappes conjointes américano-israéliennes du 28 février.
Le consensus Bloomberg de mi-mars évoquait un scénario haut à 110 dollars pour le Brent au deuxième trimestre. UBS a modélisé jusqu'à 150 dollars à horizon fin juin en cas de blocage quasi-total prolongé du détroit. Les pics atteints début mars à 126 dollars restent néanmoins à distance des niveaux actuels, ce qui suggère que le marché table encore sur une résolution à moyen terme.
Pour les actions du secteur énergétique, la volatilité reste le paramètre dominant. Les majors intégrées comme TotalEnergies, Shell ou ExxonMobil bénéficient mécaniquement de la hausse du baril sur leurs activités amont, tandis que les compagnies aériennes, les chimistes et les transporteurs subissent la pression des coûts.
Les thermomètres à surveiller cette semaine
Trois échéances vont rythmer la semaine. D'abord l'expiration mercredi 22 avril du cessez-le-feu, qui imposera aux deux camps de se prononcer sur une prolongation ou un retour aux hostilités ouvertes. Ensuite les publications de stocks hebdomadaires de brut aux États-Unis, dont la baisse inattendue signalée la semaine dernière par l'EIA a contribué à tendre le marché. Enfin les chiffres d'exportation de brut américain, qui atteignent des niveaux proches des records depuis le début du conflit.
Les ETF énergie et matières premières offrent une exposition indirecte à cette thématique pour les investisseurs qui ne souhaitent pas trancher entre actions de producteurs et contrats à terme. Le directeur général du FMI, Fatih Birol, a averti récemment que le rétablissement d'une part significative de la production perturbée pourrait prendre jusqu'à deux ans.
À Leclerc, Michel-Edouard Leclerc a déclaré lundi matin tabler sur "au moins six mois, peut-être jusqu'à l'hiver prochain, de crise énergétique devant nous", estimant que le prix des carburants ne baissera pas avant cet horizon.

❓ FAQ
Pourquoi le pétrole remonte-t-il ce lundi 20 avril 2026 ? La marine américaine a saisi dimanche soir un cargo iranien, le Touska, dans le golfe d'Oman. Téhéran a promis de riposter et a repris le "strict contrôle" du détroit d'Ormuz, annulant de facto l'annonce de réouverture faite vendredi 17 avril.
Qu'est-ce que le détroit d'Ormuz et pourquoi est-il si important ? Le détroit d'Ormuz relie le golfe Persique à la mer d'Oman. Près d'un cinquième du commerce mondial de pétrole et une part significative du gaz naturel liquéfié y transitent. Toute perturbation du trafic y a un effet direct et immédiat sur les cours du brut.
Quelle est la différence entre le Brent et le WTI ? Le Brent, extrait en mer du Nord, sert de référence européenne et mondiale. Le West Texas Intermediate est la référence américaine, cotée à New York. Le WTI affiche historiquement une décote de quelques dollars par rapport au Brent depuis l'essor du pétrole de schiste américain.
Comment s'exposer au marché du pétrole en tant qu'investisseur particulier ? L'exposition au pétrole peut passer par les actions des compagnies pétrolières cotées (majors intégrées, producteurs indépendants, équipementiers parapétroliers) ou par des ETF sectoriels répliquant un panier de valeurs énergétiques ou un indice de matières premières.
Jusqu'à quand les cours peuvent-ils rester tendus ? Le cessez-le-feu expire mercredi 22 avril. Le FMI estime que le rétablissement d'une part significative de la production pétrolière et gazière perturbée depuis fin février pourrait prendre jusqu'à deux ans, même en cas d'accord diplomatique rapide.
⚫Le Brent dépasse les 90 dollars le baril
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