Les marchés aborderont la semaine prochaine avec un dilemme macroéconomique majeur : la question de savoir si le détroit d’Ormuz peut être rouvert sans nouvelle escalade du conflit. Si les voies maritimes sont rétablies, la volatilité devrait s’atténuer et l’attention se recentrera sur les données macroéconomiques « habituelles ». En revanche, si le conflit s’intensifie — notamment par de nouvelles attaques contre les infrastructures énergétiques —, le choc énergétique pourrait se répercuter sur les anticipations d’inflation aux États-Unis, entraînant une hausse des taux d’intérêt et obligeant les marchés à réévaluer la situation. Les dirigeants de l’UE appellent déjà à un moratoire sur les attaques contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques et soulignent l’importance de la liberté de navigation dans l’Ormuz. Parallèlement, selon certaines informations, les États-Unis et leurs alliés auraient lancé des opérations visant à rouvrir le détroit, même si cela pourrait prendre plusieurs semaines.
OIL
Le pétrole reste le principal indicateur des tensions. La question clé n’est plus seulement le niveau des prix, mais de savoir si le conflit entre dans une phase de perturbations physiques réelles (dommages aux infrastructures, réacheminement des transports, goulets d’étranglement), plutôt que de se limiter à une prime de risque. Des rapports font état d’une escalade des attaques contre les infrastructures énergétiques dans la région du Golfe et d’un effet domino sur les chaînes d’approvisionnement mondiales — en particulier en Asie. Dans le même temps, la hausse des prix des carburants aux États-Unis indique que le choc énergétique commence déjà à se répercuter sur l’économie et les anticipations d’inflation.
Si des signaux crédibles de réouverture du détroit d’Ormuz apparaissent, les prix du pétrole pourraient se corriger rapidement, le marché commençant à intégrer des risques extrêmes plus faibles. Toutefois, si les attaques s’intensifient ou si les transports restent perturbés, l’asymétrie reste orientée à la hausse : chaque période supplémentaire de perturbation accroît le risque d’effets d’inflation de second tour.
US500
Les actions américaines sont influencées par trois facteurs clés : le risque de taux « plus élevés plus longtemps », la sensibilité des consommateurs aux prix du carburant et la résilience relative de l’économie réelle. La persistance de prix élevés du pétrole fait grimper les anticipations d’inflation et les rendements réels, resserre les conditions financières et exerce une pression sur les secteurs sensibles aux taux (notamment la technologie).
USDIDX
Le dollar sert actuellement de baromètre des tensions sur les marchés. Des perturbations prolongées dans le détroit d’Ormuz orientent généralement les capitaux vers le dollar américain, en particulier si la hausse des prix du pétrole fait grimper les rendements américains et conduit le marché à repousser encore davantage ses anticipations de baisses de taux de la Fed.
En revanche, si une voie claire vers une désescalade se dessine et que les prix de l’énergie baissent, le dollar pourrait céder une partie de sa prime de refuge à mesure que le sentiment s’améliore.
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