Environ trois heures avant la clôture des marchés américains, le S&P 500 et le Nasdaq 100 progressent de 0,5 %, malgré des rendements des bons du Trésor qui ont atteint des niveaux jamais vus depuis 20 ans. La séance européenne s’est terminée sur une note relativement positive, le DAX et l’Euro Stoxx 50 ayant gagné 0,5 %.
- Les commandes de biens durables aux États-Unis sont restées inchangées, alors que le marché s’attendait à une baisse de 0,3 %. Le chiffre précédent s’établissait à 1,1 %, ce qui indiquait un net ralentissement de la dynamique des commandes.
- Les commandes de biens durables « de base » ont progressé de 0,3 %, un résultat bien inférieur aux prévisions de 0,6 % et légèrement en deçà de la hausse précédente de 0,4 %. Ces données laissent donc entrevoir un affaiblissement modéré de la demande d’investissement une fois exclues les catégories les plus volatiles.
- Les données définitives de l’université du Michigan ont été mitigées, mais globalement légèrement meilleures que prévu : la confiance des consommateurs a progressé à 48,1 points, l’indice des anticipations à 46,3 points et l’indice des conditions actuelles s’est établi à 50,9 points. Les anticipations d’inflation à un an se sont maintenues à 4,6 %, tandis que celles à cinq ans sont restées à 3,4 %.
- L’Iran a souligné que le détroit d’Ormuz resterait fermé et que les négociations sur le nucléaire avec les États-Unis ne reprendraient pas tant que les conditions posées par Téhéran ne seraient pas remplies. Malgré ces propos fermes, les cours du pétrole reculent vers les 96 dollars le baril, après avoir dépassé la barre des 100 dollars.
- Le pétrole subit la pression d’informations selon lesquelles des experts techniques auraient rejoint les négociations, ce qui pourrait signaler un virage vers des discussions plus approfondies. L’atmosphère deviendrait plus constructive, bien qu’il n’y ait toujours pas de percée ni d’accord définitif à ce stade.
- Les rendements des bons du Trésor américain ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis près de deux décennies. Le rendement à 10 ans est supérieur à 5,2 %, tandis que celui des bons du Trésor à 5 ans a dépassé les 5 % pour la première fois depuis 2007.
- La hausse des rendements s’explique principalement par les prix élevés de l’énergie et le risque d’une inflation persistante, par des données économiques américaines meilleures que prévu, ainsi que par des anticipations croissantes quant à la poursuite du resserrement de la politique monétaire par la Fed.
- Une pression supplémentaire est venue de la dernière adjudication de bons du Trésor à 5 ans, qui s’est avérée moins fructueuse, ce qui suggère que les investisseurs exigent une prime de risque plus élevée. En conséquence, la hausse des rendements augmente les coûts de financement dans l’ensemble de l’économie et exerce une pression accrue sur les valorisations des actifs sensibles aux taux d’intérêt.
- Sur le marché américain, Synopsys affiche une hausse d’environ 2 %, après avoir déjà cédé une part significative de ses gains antérieurs, alors que HSBC a relevé sa recommandation sur le titre de « Conserver » à « Acheter » et augmenté son objectif de cours de 490 à 700 dollars, le plus élevé de Wall Street. La banque table sur un BPA de 20,01 dollars pour l’exercice 2027, soit environ 13 % au-dessus du consensus, en s’appuyant sur une croissance plus rapide des bénéfices soutenue par une part plus importante des revenus de redevances et une demande croissante d’outils EDA liés à l’IA.
- Les résultats récents confirment ces perspectives plus optimistes : au troisième trimestre fiscal, la société a dépassé les attentes tant en termes de BPA que de chiffre d’affaires, puis a revu à la hausse ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice. Des avis positifs ont également été émis par Baird, Morgan Stanley et Benchmark, bien que la valorisation élevée signifie que toute nouvelle hausse dépendra fortement de la poursuite de l’amélioration des résultats et de la réussite de l’intégration d’Ansys.
- Lors de la séance européenne, BASF a reculé de plus de 3,5 % à la suite d’informations selon lesquelles la société aurait formulé une proposition formelle en vue d’une fusion majeure avec Evonik. Cette opération potentielle viserait à contribuer à la consolidation du secteur chimique européen, qui est confronté à une faible demande et à des pressions sur les marges.
- Airbus a reculé de 1 % après la découverte d’un problème concernant le revêtement anticorrosion de plusieurs centaines d’appareils A321neo, tandis que Konecranes a progressé de près de 7 % après avoir annoncé un programme de rachat d’actions et revu ses prévisions à la hausse. Nokia, ASML et UBS ont également affiché de bons résultats, avec des hausses respectives d’environ 3,3 %, 2,1 % et 3 %.
- M. Trump a qualifié sa rencontre avec Xi Jinping de « rencontre placée sous le signe de l’amitié, de la force et du succès » et a déclaré que de nouvelles discussions auraient lieu en Chine en novembre. Le président américain aurait également déclaré à M. Xi que Pékin devrait cesser de soutenir Téhéran dans son affrontement avec les États-Unis.
Graphique NASDAQ 100, intervalle D1
Source: xStation5
Les 3 marchés à surveiller la semaine prochaine (25.09.2026)
Les valeurs du secteur de la défense après la correction 🚩 Une opportunité ou un piège ?
De pire en pire pour Nike
Indices boursiers : l'Europe résiste aux taux
"Ce contenu est une communication marketing au sens de l'art. 24, paragraphe 3, de la directive 2014/65 /UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d'instruments financiers et modifiant la directive 2002/92 /CE et la directive 2011/61 /UE (MiFID II). La communication marketing n'est pas une recommandation d'investissement ou une information recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement au sens du règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement sur les abus de marché) et abrogeant la directive 2003/6 / CE du Parlement européen et du Conseil et directives 2003/124 / CE, 2003/125 / CE et 2004/72 / CE de la Commission et règlement délégué (UE) 2016/958 de la Commission du 9 mars 2016 complétant le règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les normes techniques de réglementation relatives aux modalités techniques de présentation objective de recommandations d'investissement ou d'autres informations recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement et pour la divulgation d'intérêts particuliers ou d'indications de conflits d'intérêt ou tout autre conseil, y compris dans le domaine du conseil en investissement, au sens de l'article L321-1 du Code monétaire et financier. L’ensemble des informations, analyses et formations dispensées sont fournies à titre indicatif et ne doivent pas être interprétées comme un conseil, une recommandation, une sollicitation d’investissement ou incitation à acheter ou vendre des produits financiers. XTB ne peut être tenu responsable de l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent, l’investisseur final restant le seul décisionnaire quant à la prise de position sur son compte de trading XTB. Toute utilisation des informations évoquées, et à cet égard toute décision prise relativement à une éventuelle opération d’achat ou de vente de CFD, est sous la responsabilité exclusive de l’investisseur final. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées. Les performances passées ne sont pas nécessairement indicatives des résultats futurs, et toute personne agissant sur la base de ces informations le fait entièrement à ses risques et périls. Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l'effet de levier. 77% de comptes d'investisseurs de détail perdent de l'argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous comprenez comment les CFD fonctionnent et que vous pouvez vous permettre de prendre le risque probable de perdre votre argent. Avec le Compte Risque Limité, le risque de pertes est limité au capital investi."