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La croissance des revenus du S&P 500 atteint 9% en glissement annuel au T4 2025, un sommet en trois ans.
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Les estimations ont été régulièrement révisées à la hausse depuis septembre (6,5%) et décembre (7,8%).
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10 des 11 secteurs affichent une hausse de chiffre d’affaires sur un an.
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La technologie, la santé et les services de communication enregistrent des croissances à deux chiffres.
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Les analystes anticipent toutefois un ralentissement progressif en 2026.
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La croissance des revenus du S&P 500 atteint 9% en glissement annuel au T4 2025, un sommet en trois ans.
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Les estimations ont été régulièrement révisées à la hausse depuis septembre (6,5%) et décembre (7,8%).
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10 des 11 secteurs affichent une hausse de chiffre d’affaires sur un an.
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La technologie, la santé et les services de communication enregistrent des croissances à deux chiffres.
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Les analystes anticipent toutefois un ralentissement progressif en 2026.
Le US500 tente de se stabiliser après plusieurs séances de repli, alors que la saison des résultats du quatrième trimestre 2025 touche à sa fin. Au-delà des bénéfices, c’est surtout la dynamique des revenus qui attire l’attention des investisseurs. Avec une progression de 9% sur un an, le S&P 500 signe sa meilleure performance en matière de chiffre d’affaires depuis trois ans. Un signal fort sur la solidité de la demande sous-jacente.
📈 S&P 500 : une croissance des revenus au plus haut
Une dynamique supérieure aux attentes
Le taux de croissance agrégé des revenus du S&P 500 ressort actuellement à 9% en glissement annuel au T4 2025. Il s’agit du rythme le plus élevé depuis le troisième trimestre 2022, où la hausse atteignait 11%.
Surtout, cette performance dépasse largement les projections initiales. Au 30 septembre 2025, les analystes tablaient sur une progression de 6,5%. Fin décembre, l’estimation était remontée à 7,8%, avant d’être encore révisée à la hausse au fil des publications.
Cette trajectoire ascendante traduit une amélioration plus rapide que prévu de l’environnement économique, mais aussi une capacité des entreprises à capter une demande robuste malgré un contexte financier plus restrictif.
Pourquoi les revenus comptent plus que les bénéfices
Si les marchés réagissent souvent en priorité aux bénéfices par action, la croissance du chiffre d’affaires constitue un indicateur fondamental plus structurel.
En effet, les profits peuvent être soutenus temporairement par des réductions de coûts ou des effets de marge. À l’inverse, la progression des revenus reflète directement la force de la demande, la capacité de fixation des prix et le positionnement concurrentiel des entreprises.
Dans ce contexte, voir 10 secteurs sur 11 afficher une croissance annuelle de leurs ventes renforce l’idée d’une expansion relativement généralisée au sein de l’économie américaine.
💻 Technologie et santé en locomotive
La technologie tire l’indice vers le haut
Le secteur Information Technology demeure le principal moteur de la croissance du S&P 500. La progression des revenus y atteint désormais 20,6%, contre 17,9% précédemment estimés.
Plusieurs géants ont publié des chiffres supérieurs aux attentes :
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Apple : 143,76 milliards de dollars contre 138,39 milliards attendus
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Super Micro Computer : 12,68 milliards contre 10,42 milliards
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Microsoft : 81,27 milliards contre 80,31 milliards
Ces performances confirment la résilience des dépenses technologiques, notamment dans le cloud, l’intelligence artificielle et les infrastructures numériques.
Santé et communication en forte progression
Le secteur Health Care affiche une croissance des revenus de 10,3%, en hausse par rapport aux 9% anticipés précédemment. Là encore, les surprises positives se multiplient :
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Cigna : 72,50 milliards de dollars contre 70,31 milliards attendus
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CVS Health : 105,69 milliards contre 103,70 milliards
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Eli Lilly : 19,29 milliards contre 17,94 milliards
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Centene : 49,73 milliards contre 48,39 milliards
Du côté des Communication Services, la croissance atteint 12,2%, contre 10,2% auparavant. Alphabet (113,83 milliards contre 111,32 milliards attendus) et Meta (59,89 milliards contre 58,46 milliards) illustrent le dynamisme persistant de la publicité numérique et des plateformes.
🏭 Une expansion large, au-delà des géants technologiques
Industries et valeurs cycliques en soutien
Le secteur Industrials voit sa croissance des revenus progresser à 7,8%, contre 5,8% précédemment. Les groupes industriels surprennent favorablement :
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Boeing : 23,95 milliards de dollars contre 22,60 milliards attendus
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RTX : 24,24 milliards contre 22,69 milliards
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Caterpillar : 19,13 milliards contre 17,85 milliards
Ces chiffres suggèrent une demande soutenue dans l’aéronautique, la défense et les équipements lourds, des segments sensibles au cycle économique.
Autres surprises notables
En dehors des grands secteurs dominants, plusieurs entreprises ont publié des résultats supérieurs aux attentes :
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Apollo Global Management : 9,86 milliards contre 4,77 milliards attendus
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Phillips 66 : 36,33 milliards contre 33,86 milliards
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Amazon : 213,39 milliards contre 211,44 milliards
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Ford : 45,90 milliards contre 43,60 milliards
Ces publications renforcent l’idée d’une croissance relativement généralisée, touchant aussi bien la finance que l’énergie, la consommation ou l’automobile.
🔮 2026 : vers un ralentissement progressif ?
Des prévisions déjà plus modérées
Malgré la solidité actuelle, les projections pour 2026 intègrent un ralentissement graduel de la croissance des revenus :
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T1 2026 : 8,7%
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T2 2026 : 7,9%
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T3 2026 : 7,3%
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T4 2026 : 7,4%
Ces niveaux restent robustes en comparaison historique, mais marquent un pic probable au T4 2025.
Un test pour la valorisation du S&P 500
Pour le S&P 500, l’enjeu est désormais celui des valorisations. Après plusieurs années d’expansion des multiples, la capacité des entreprises à maintenir une croissance soutenue des revenus sera déterminante.
Si la dynamique ralentit plus fortement que prévu, les marchés pourraient exiger des ajustements. À l’inverse, une poursuite des révisions haussières renforcerait la thèse d’un cycle bénéficiaire durable.
La saison actuelle confirme en tout cas un point clé : la croissance américaine reste, pour l’instant, solidement ancrée dans les chiffres d’affaires des grandes entreprises.
US500 (période D1)
Les données de FactSet relatives à la saison des résultats semblent solides, mais cela ne s'est pas traduit par une accélération des contrats à terme sur l'indice S&P 500. Cette divergence est quelque peu préoccupante, car elle pourrait suggérer que les valorisations ont devancé les résultats et que les actions sont évaluées à leur juste valeur, laissant moins de place à une hausse. D'autre part, la dynamique des bénéfices et des revenus continue de soutenir de manière tangible les niveaux de valorisation relativement élevés du marché américain.

Source: xStation5
❓ FAQ
Pourquoi la croissance des revenus du S&P 500 est-elle importante ?
Elle reflète la demande réelle adressée aux entreprises. Contrairement aux bénéfices, elle est moins influencée par des ajustements comptables ou des réductions de coûts ponctuelles.
Quels secteurs contribuent le plus à la hausse actuelle ?
La technologie, les services de communication et la santé sont les principaux moteurs, avec des croissances à deux chiffres.
Les estimations ont-elles évolué pendant la saison des résultats ?
Oui, les prévisions sont passées de 6,5% fin septembre à 7,8% fin décembre, puis à 9% actuellement.
Faut-il s’inquiéter du ralentissement attendu en 2026 ?
Pas nécessairement. Les prévisions restent solides, mais elles suggèrent que le pic de croissance pourrait être atteint fin 2025.
Quel impact sur le US500 à court terme ?
La stabilisation récente de l’indice dépendra en partie de la confirmation de cette dynamique des revenus et des perspectives pour 2026.
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