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La saison des résultats T4 2025 est nettement meilleure qu’anticipé fin décembre.
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Environ 75% des entreprises du S&P 500 battent les attentes de BPA, 65% sur les revenus.
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La croissance bénéficiaire annuelle atteint ~11.9%, bien au-dessus des 8.3% attendus fin 2025.
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Les marges nettes culminent à 13.2%, un record historique depuis 2009.
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La technologie et les industrielles portent l’essentiel de la performance.
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Le risque n’est pas fondamental mais lié aux valorisations élevées (P/E forward ≈ 22).
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La saison des résultats T4 2025 est nettement meilleure qu’anticipé fin décembre.
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Environ 75% des entreprises du S&P 500 battent les attentes de BPA, 65% sur les revenus.
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La croissance bénéficiaire annuelle atteint ~11.9%, bien au-dessus des 8.3% attendus fin 2025.
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Les marges nettes culminent à 13.2%, un record historique depuis 2009.
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La technologie et les industrielles portent l’essentiel de la performance.
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Le risque n’est pas fondamental mais lié aux valorisations élevées (P/E forward ≈ 22).
La saison des résultats du quatrième trimestre 2025 sur Wall Street est en train de renverser le narratif prudent qui dominait encore fin décembre. Avec environ un tiers des sociétés du S&P 500 ayant déjà publié, les chiffres convergent vers une conclusion claire : les entreprises américaines résistent bien mieux que prévu, tant sur les revenus que sur la rentabilité.
Source: BofA Global Research
📈 Scorecard FactSet : des surprises largement positives
Des attentes clairement trop basses
Selon FactSet (au 30 janvier 2026) :
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~75% des entreprises battent les attentes de BPA,
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~65% dépassent les attentes de chiffre d’affaires.
Ce mix suggère que les anticipations avaient été révisées de manière conservatrice, notamment à cause des inquiétudes sur les coûts, les tarifs et les salaires. Pour l’instant, ces risques ne se matérialisent pas au niveau agrégé.
Croissance bénéficiaire : un signal clé pour l’indice
Le point central est le taux de croissance bénéficiaire annuel “blended” de 11.9% pour le S&P 500.
S’il se confirme jusqu’à la fin de la saison :
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ce serait le cinquième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres,
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un signal fort que le cycle des bénéfices reste un pilier du marché actions.
À titre de comparaison, le consensus fin décembre n’anticipait que 8.3%. L’écart montre que cette saison ne fait pas que “éviter la déception” : elle rehausse activement les attentes.
💰 Marges nettes : le véritable point fort du trimestre
Un record historique depuis 2009
La donnée la plus marquante concerne la profitabilité. Le S&P 500 affiche actuellement une marge nette agrégée de 13.2% pour le T4.
Si ce chiffre se maintient :
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il dépasserait le record précédent de 13.1%,
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record… établi au trimestre précédent.
Autrement dit, malgré le bruit médiatique autour des coûts, les marges ne se contractent pas : elles atteignent des sommets historiques.
Un démenti clair au narratif de “compression des marges”
Tarifs, logistique, salaires, énergie… tous ces facteurs étaient censés éroder la rentabilité. Or, à ce stade, les entreprises montrent une capacité remarquable à préserver – voire accroître – leurs marges, via :
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le pricing power,
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l’optimisation des coûts,
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et la concentration des profits sur les segments les plus rentables.
🧠 Lecture sectorielle : la performance n’est pas uniforme
Les moteurs : Technologie et Industrielles
La hausse des marges se concentre principalement sur deux secteurs clés :
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Technologie :
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marge nette 29.0%, contre 26.8% un an plus tôt
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Industrials :
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marge nette 12.5%, contre 10.7% auparavant
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Ces secteurs ont un poids suffisant dans l’indice pour tirer la moyenne globale vers le haut.
Les secteurs sous pression
À l’inverse, certains segments voient leurs marges se contracter :
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Immobilier : 33.5% vs 35.1% y/y
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Énergie : stable autour de 7.8%
Il est important de noter que seuls cinq secteurs affichent actuellement des marges au-dessus de leur moyenne à cinq ans. La “boom des marges” n’est donc pas généralisée, mais concentrée sur quelques poids lourds très profitables.

Source: FactSet
🔄 Trimestre sur trimestre : un tableau plus nuancé
Des marges record… mais pas partout
En comparaison Q4 vs Q3 :
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Seuls trois secteurs améliorent leurs marges,
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Industrials se distingue nettement (12.5% vs 10.5%).
À l’inverse, certaines poches subissent une pression séquentielle marquée, notamment :
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Utilities : 12.9% vs 17.1%.
Cela confirme que le record de marge agrégée est surtout dû à la résilience exceptionnelle de quelques grands secteurs, plutôt qu’à une amélioration homogène.
🗣️ Guidance Q1 2026 : constructive mais prudente
Les indications fournies par les entreprises pour le T1 2026 sont globalement rassurantes :
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17 sociétés ont publié une guidance positive de BPA,
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7 seulement une guidance négative.
Ce n’est pas un message d’euphorie, mais cela suggère que les dirigeants voient davantage d’opportunités que de risques immédiats, dans un environnement pourtant incertain.
⚖️ Valorisation : le revers de la médaille
Un marché cher… parce qu’il le mérite ?
Le P/E forward 12 mois du S&P 500 s’établit à 22.2, soit :
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bien au-dessus de la moyenne 5 ans (20.0),
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et de la moyenne 10 ans (18.8).
Le marché paie cher la qualité des bénéfices et la solidité des marges. Le problème n’est donc pas fondamental, mais asymétrique :
👉 la marge d’erreur est faible.
La moindre déception sur les résultats à venir pourrait être sévèrement sanctionnée.

Source: FactSet
🔮 Perspectives 2026 : des marges encore plus élevées ?
Le consensus anticipe une nouvelle amélioration des marges nettes en 2026 :
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13.2% (T1 2026)
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13.8% (T2)
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14.2% (T3 et T4)
Si cette trajectoire se matérialise, les multiples actuels resteraient défendables, à condition :
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de maintenir une discipline des coûts stricte,
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et un pricing power durable.

📉➡️📈 Analyse technique – US500 (D1)
Les futures S&P 500 (US500) ont rapidement reconquis la moyenne mobile à 50 jours, évoluant de nouveau autour de 6 950 points.
La dynamique bénéficiaire solide continue de soutenir le scénario haussier, malgré des signaux techniques de momentum plus mitigés à court terme.

Source : xStation5
❓ FAQ
Pourquoi cette saison de résultats est-elle si importante ?
Parce qu’elle invalide le scénario de compression des marges et rehausse les attentes pour 2026.
Les entreprises américaines sont-elles vraiment résilientes ?
Oui, surtout dans la technologie et l’industrie, qui concentrent une grande partie des profits.
Le marché n’est-il pas trop cher ?
Il est cher, mais soutenu par des fondamentaux solides. Le risque est la déception, pas l’excès actuel.
Les marges peuvent-elles encore monter ?
Selon le consensus, oui – mais cela exigera une exécution quasi parfaite.
Le S&P 500 peut-il repasser au-dessus de 7 000 ?
Si la dynamique bénéficiaire se confirme, ce scénario reste crédible à court/moyen terme.
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