- L’action Airbus gagne 4% à 172,50 € en séance à Paris.
- Airbus confirme 870 livraisons, 7,5 milliards d’euros d’EBIT ajusté et 4,5 milliards d’euros de cash-flow libre en 2026.
- Les livraisons reculent de 16% au T1, à 114 avions commerciaux.
- L’action Airbus gagne 4% à 172,50 € en séance à Paris.
- Airbus confirme 870 livraisons, 7,5 milliards d’euros d’EBIT ajusté et 4,5 milliards d’euros de cash-flow libre en 2026.
- Les livraisons reculent de 16% au T1, à 114 avions commerciaux.
L’action Airbus gagne 4% à 172,50 € mercredi 29 avril 2026 à la Bourse de Paris. Le rebond tient moins au trimestre écoulé qu’au maintien des objectifs annuels, malgré des livraisons en baisse et un free cash flow négatif. Le titre signe l’une des meilleures variations du CAC 40, après avoir perdu près de 16% depuis le début de l’année.
Action Airbus : les objectifs 2026 soutiennent le titre
Un rebond en séance malgré un CAC 40 hésitant
Airbus progresse à contre-courant de la cote parisienne. Plus tôt dans la matinée, le titre gagnait déjà 1,9% à 169,24 €, tandis que le CAC 40 reculait de 0,48%. Le mouvement s’est ensuite amplifié, jusqu’à +4% à 172,50 €.
La réaction boursière repose sur un point précis : Airbus n’a pas abaissé ses objectifs 2026. Le groupe vise toujours environ 870 livraisons d’avions commerciaux, un EBIT ajusté proche de 7,5 milliards d’euros et un free cash flow avant financement clients d’environ 4,5 milliards d’euros. Ces objectifs intègrent les droits de douane actuellement applicables.
Le contraste avec le trimestre publié reste marqué. Les revenus consolidés reculent de 7% sur un an, à 12,7 milliards d’euros, et l’EBIT ajusté tombe à 300 millions d’euros, contre 624 millions un an plus tôt. Le marché privilégie donc le scénario d’un rattrapage au deuxième semestre, plutôt que la faiblesse du début d’année.
Les livraisons restent le nerf du dossier
Airbus a livré 114 avions commerciaux au premier trimestre, contre 136 un an plus tôt. La baisse atteint environ 16%. La répartition comprend 19 A220, 81 appareils de la famille A320, 3 A330 et 11 A350.
Pour atteindre 870 livraisons sur l’ensemble de l’exercice, Airbus devra accélérer nettement sur les trois prochains trimestres. Les retards vers la Chine, estimés à environ 20 appareils, devraient être partiellement résorbés dès le deuxième trimestre. Les commentaires de la direction ont rassuré Jefferies sur la trajectoire industrielle prévue pour 2026.
Le point de blocage reste le moteur GTF de Pratt & Whitney, qui freine la montée en cadence de l’A320neo. Airbus vise encore une cadence de 70 à 75 appareils A320 par mois d’ici fin 2027, puis une stabilisation à 75 par mois. Les objectifs industriels sur l’A330, l’A350 et l’A220 n’ont pas été modifiés.
Airbus : résultat net, EBIT et cash-flow divergent
Le bénéfice net dépasse les attentes, pas l’exploitation
Le résultat net part du groupe ressort à 586 millions d’euros, contre un consensus proche de 271 millions. Le bénéfice par action publié atteint 0,74 €, contre 0,46 € attendu. Cette bonne surprise vient surtout du résultat financier, à 466 millions d’euros, et d’une charge fiscale plus faible qu’un an plus tôt.
L’exploitation donne une lecture plus prudente. L’EBIT ajusté tombe à 300 millions d’euros, sous les attentes citées par les analystes, avec une baisse de 52% sur un an. Dans les avions commerciaux, l’EBIT ajusté recule à 81 millions d’euros, contre 494 millions au premier trimestre 2025.
Le cash-flow constitue l’autre faiblesse de la publication. Le free cash flow avant financement clients ressort à -2,485 milliards d’euros, contre -310 millions un an plus tôt. Airbus l’explique par le faible niveau de livraisons et par la hausse prévue des stocks liée à la montée en cadence.
Les brokers restent partagés après la publication
Jefferies conserve une opinion neutre, avec un objectif de cours réduit de 190 € à 185 €. Le bureau retient un EBIT inférieur aux attentes, mais juge les commentaires sur la production plus rassurants que les chiffres du trimestre. Le profil risque/rendement reste jugé peu attrayant à court terme.
RBC reste à surperformance, avec un objectif abaissé de 225 € à 200 €. La division Defence & Space soutient le trimestre, avec un EBIT ajusté de 130 millions d’euros, contre 77 millions un an plus tôt. Les prises de commandes de cette division montent à 5,0 milliards d’euros, contre 2,6 milliards au premier trimestre 2025.
Berenberg reste à conserver avec un objectif de 190 €, tandis que Panmure Liberum maintient aussi conserver, avec 141 € à douze mois. Deutsche Bank confirme acheter avec 226 €, DZ Bank conserve acheter avec 227 € et Barclays reste à l’achat avec 220 €. Le débat porte donc sur la capacité d’Airbus à convertir son carnet de commandes en livraisons, pas sur la demande elle-même : le carnet commercial atteint 9 037 avions à fin mars 2026.
Pour le suivi des grandes valeurs françaises, Airbus reste l’un des dossiers les plus suivis du CAC 40. Son poids dans les actions européennes tient à une équation simple : le carnet de commandes est rempli, mais la cadence industrielle décide du résultat annuel.
❓ FAQ
Pourquoi l’action Airbus monte-t-elle malgré un EBIT en baisse ?
L’action Airbus monte parce que le groupe maintient ses objectifs 2026. Le marché retient le scénario d’un rattrapage des livraisons après un premier trimestre faible.
Le trimestre d’Airbus est-il vraiment bon ?
Le bénéfice net dépasse les attentes, mais l’exploitation déçoit. L’EBIT ajusté tombe à 300 millions d’euros et le free cash flow avant financement clients ressort à -2,485 milliards d’euros.
Quel est le principal risque pour l’action Airbus en 2026 ?
Le principal risque concerne la production. Les moteurs GTF de Pratt & Whitney ralentissent la montée en cadence de l’A320neo, ce qui peut retarder les livraisons et peser sur le cash-flow.
Que surveiller après les résultats Airbus du T1 ?
Les prochains mois devront confirmer le rattrapage des livraisons, notamment vers la Chine. Pour l’action Airbus, les chiffres de livraisons mensuelles auront autant de poids que les prochains résultats financiers.
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