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14:37 · 13 mai 2026

Action Stellantis : BYD vise des usines en Europe

Points clés
Points clés
  • L'action Stellantis progresse de 0,42% ce mercredi après les déclarations de la vice-présidente exécutive de BYD
  • Le groupe chinois est en discussion avec Stellantis et d'autres constructeurs européens pour reprendre des usines sous-utilisées, notamment en Italie
  • BYD s'intéresserait aussi à des marques historiques européennes en difficulté, dont Maserati

L'action Stellantis progresse de 0,42% ce mercredi sur Euronext Paris, après les déclarations de Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, en marge de la conférence Future of the Car à Londres. La dirigeante a indiqué que le premier vendeur mondial de véhicules électriques étudie la reprise d'usines sous-utilisées en Europe, y compris des sites appartenant au groupe issu de la fusion PSA-Fiat Chrysler. La déclaration intervient quelques jours après l'annonce d'un renforcement du partenariat entre Stellantis et Leapmotor sur deux usines espagnoles. Stellantis n'avait pas encore réagi en milieu de journée.

BYD en négociation avec Stellantis pour des usines européennes

Une déclaration faite à Londres en marge du Financial Times

Stella Li, vice-présidente exécutive de BYD, a indiqué que le groupe étudie des accords concernant plusieurs sites industriels en Europe, notamment en Italie. « Nous discutons non seulement avec Stellantis mais aussi avec d'autres entreprises », a-t-elle déclaré en marge de la conférence Future of the Car organisée par le Financial Times. La dirigeante a ajouté chercher « toute usine disponible en Europe » afin d'utiliser les capacités excédentaires du secteur.

Interrogé en milieu de journée, Stellantis n'avait pas commenté ces propos. La déclaration intervient dans un contexte difficile pour le constructeur, dont le cours évolue à des niveaux nettement inférieurs à ceux observés un an auparavant, après une chute de près de 30% en séance le 6 février 2026 et la suspension du dividende annoncée pour l'exercice en cours.

BYD ferait le choix d'exploiter directement les usines reprises, plutôt qu'au sein de coentreprises, une solution jugée « plus facile » par Stella Li. Cette préférence diffère du modèle suivi par Leapmotor, qui s'appuie sur une coentreprise avec Stellantis pour son implantation européenne. Le différentiel est important pour les emplois locaux : reprise directe et coentreprise n'impliquent pas le même partage de gouvernance ni les mêmes garanties sociales.

L'Italie en première ligne, la France à plus long terme

L'Italie figure « sur la liste restreinte » des pays intéressants pour de telles opérations. Le groupe chinois aurait déjà visité de nombreux sites européens, sans confirmer une éventuelle inspection de l'usine sous-utilisée de Cassino, dans le centre de l'Italie, qui produit aujourd'hui des Alfa Romeo Giulia, Alfa Romeo Stelvio et la Maserati Grecale.

À plus long terme, des pays comme la France présentent aussi un intérêt pour BYD, en raison notamment du faible coût de l'électricité comparé à d'autres économies européennes. Cette donnée pèse de plus en plus dans le calcul d'implantation industrielle pour les véhicules électriques, où la consommation énergétique des chaînes de montage et des batteries devient un facteur de compétitivité.

Le groupe chinois étudie également la reprise de marques historiques européennes en difficulté. Interrogée sur Maserati, intégrée au portefeuille de Stellantis, Stella Li a indiqué la trouver « très intéressante », tout en précisant que rien n'a été engagé à ce stade. La marque italienne traverse une phase délicate, avec des volumes en repli marqué depuis deux ans.

Une stratégie d'ouverture aux partenaires chinois assumée

Le précédent Leapmotor avec deux usines espagnoles

Vendredi dernier, Stellantis et son partenaire chinois Leapmotor ont annoncé un renforcement de leur coopération. La coentreprise Leapmotor International, détenue à 51% par Stellantis et 49% par Leapmotor, prévoit de produire plusieurs modèles électriques dans les sites espagnols de Saragosse (Figueruelas) et de Madrid (Villaverde).

L'usine de Madrid pourrait être transférée à la coentreprise, une opération inédite dans l'industrie automobile européenne. À partir de 2028, Leapmotor y assemblerait un véhicule destiné aux marchés européens et mondiaux, dans le respect des futures exigences Made in Europe sur les composants locaux. L'enjeu est commercial autant qu'industriel : permettre à des modèles d'origine chinoise d'échapper aux droits de douane européens visant les véhicules électriques importés.

Ce dispositif intervient alors que la production de la Citroën C4 à Villaverde n'a atteint que 95 000 unités en 2025 et que Stellantis vient d'annoncer la fin de la production automobile sur son site de Poissy, en région parisienne. Le partenariat avec Leapmotor permet de maintenir l'activité sur des sites menacés et d'absorber les surcapacités héritées de la fusion PSA-Fiat Chrysler.

Dongfeng aussi en lice pour des sites français et italiens

Le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, a déclaré mardi à Londres être prêt à des partenariats avec d'autres groupes que Leapmotor. « Nous avons vu un intérêt à travailler avec Leapmotor. Mais nous pourrions également envisager d'autres partenaires », a-t-il indiqué lors de la même conférence du Financial Times.

Plusieurs informations de presse évoquent un intérêt du constructeur chinois Dongfeng, allié historique de Stellantis, pour trois sites européens : l'usine Citroën de La Janais près de Rennes, le site de Cassino en Italie et une usine en Allemagne. Une délégation de Dongfeng a effectivement visité le site breton, ce qui a été confirmé par un représentant syndical.

Plus largement, d'autres constructeurs européens en surcapacité, dont Volkswagen, étudieraient des accords similaires avec des groupes chinois. Parmi les valeurs du CAC 40, Stellantis fait partie des dossiers les plus exposés à cette recomposition industrielle, aux côtés de Renault qui suit également de près les nouveaux entrants chinois.

❓ FAQ

Pourquoi l'action Stellantis monte-t-elle après ces annonces sur BYD ?

L'action Stellantis progresse de 0,42% ce mercredi car la perspective d'une reprise d'usines sous-utilisées par BYD ou d'autres groupes réduit le risque de fermetures sèches et de charges de restructuration supplémentaires. Une partie des coûts fixes industriels pourrait être absorbée par ces nouveaux partenaires, ce qui améliore mécaniquement le profil de rentabilité futur du constructeur.

Quelles usines Stellantis pourraient être cédées à des constructeurs chinois ?

Stellantis envisagerait de céder à Dongfeng l'usine Citroën de La Janais près de Rennes, le site italien de Cassino et une usine allemande. L'usine espagnole de Madrid (Villaverde) pourrait être transférée à la coentreprise détenue avec Leapmotor. BYD est candidat pour exploiter directement plusieurs sites supplémentaires, sans privilégier le modèle de la coentreprise.

Pourquoi Stellantis ouvre-t-il ses usines à des concurrents chinois ?

Le groupe issu de la fusion PSA-Fiat Chrysler dispose de capacités industrielles excédentaires héritées d'un marché européen ralenti et d'une transition électrique plus lente qu'anticipé. Permettre à des partenaires chinois de produire sur ces sites stabilise l'emploi, partage les coûts fixes et offre à ces marques une production conforme aux exigences Made in Europe face aux droits de douane européens.

BYD pourrait-il racheter la marque Maserati de Stellantis ?

Selon Stella Li, Maserati est « très intéressante » mais BYD n'a engagé aucune action concrète. La marque italienne, qui produit notamment la Grecale à l'usine de Cassino, traverse une phase de volumes en recul. Un éventuel rachat reste à ce stade une hypothèse, sans calendrier ni structure juridique évoqués publiquement.

Comment investir sur l'action Stellantis depuis la France ?

L'action Stellantis est cotée sur Euronext Paris, Milan et le New York Stock Exchange. Pour un investisseur particulier français, le titre est éligible au PEA, comme rappelé dans la page consacrée aux actions éligibles au PEA. L'analyse fondamentale s'appuie sur les volumes par marque, la marge opérationnelle ajustée et la trésorerie nette, en cohérence avec les principes d'analyse présentés dans tout guide pour acheter des actions en bourse.

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