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TotalEnergies tient son assemblée générale sous haute sécurité face aux manifestations d'ONG environnementales.
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Le groupe affiche un bénéfice trimestriel de 4,96 milliards d'euros, relançant le débat sur la taxation des profits.
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Le cours de l'action TotalEnergies recule de 0,12% à 75,33 € à la mi-journée sur Euronext Paris.
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TotalEnergies tient son assemblée générale sous haute sécurité face aux manifestations d'ONG environnementales.
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Le groupe affiche un bénéfice trimestriel de 4,96 milliards d'euros, relançant le débat sur la taxation des profits.
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Le cours de l'action TotalEnergies recule de 0,12% à 75,33 € à la mi-journée sur Euronext Paris.
4,96 milliards d'euros. C'est le bénéfice net dégagé par l'entreprise au premier trimestre 2026. Un chiffre qui cristallise les débats ce vendredi 29 mai, alors que le groupe réunit ses actionnaires sous haute sécurité à La Défense. L'action TotalEnergies évolue dans un climat de défiance, partagée entre des résultats financiers en hausse de 51% et une stratégie environnementale contestée par trois ONG.
Une rentabilité sous le feu des critiques politiques
Débat sur les bénéfices et la fiscalité
Au premier trimestre 2026, l'entreprise enregistre un bénéfice net de 4,96 milliards d'euros. Ce chiffre marque une hausse de 51% sur un an. Cette performance financière relance immédiatement les discussions parlementaires sur la taxation des profits des grandes entreprises.
Les formations politiques de gauche accusent l'énergéticien de profiter des conflits au Moyen-Orient. Le sénateur écologiste Yannick Jadot annonce le dépôt d'un texte visant à faire revenir l'État au capital de la société. Cette mesure aurait pour objectif de garantir la souveraineté énergétique du pays. Le Parti Communiste Français appelle de son côté à manifester contre la hausse des prix du carburant devant le siège de l'entreprise.
Face à ces attaques, Patrick Pouyanné conteste l'idée que ces résultats financiers "tombent du ciel". Le dirigeant met en avant le plafonnement des prix appliqué dans ses stations-service. Cette disposition constitue une mesure de pouvoir d'achat bien perçue par les automobilistes et par le gouvernement. Sur les marchés financiers, le cours TotalEnergies affiche une légère baisse de 0,12% à 75,33 € à la mi-journée sur Euronext Paris.
Renouvellement de la gouvernance
Au-delà des questions fiscales, l'ordre du jour de l'assemblée générale porte sur la modification des statuts de l'entreprise. Les actionnaires doivent se prononcer sur le recul de la limite d'âge pour le poste de directeur général. Cette limite passerait de 67 à 70 ans. La règle concernant la présidence du conseil d'administration reculerait également de 70 à 75 ans.
Ces ajustements statutaires ouvrent la voie à un maintien prolongé de Patrick Pouyanné, aujourd'hui âgé de 62 ans. Le dirigeant occupe cette double fonction depuis 2014. Il a obtenu une reconduction de son mandat pour trois années supplémentaires en 2024. Cette modification assure techniquement la continuité de la direction à la tête du groupe pétrolier.
La stabilité de l'équipe dirigeante constitue une donnée analysée de près par les investisseurs institutionnels. Une gouvernance inscrite dans la durée offre une meilleure lisibilité sur le déploiement industriel à long terme. Cette prévisibilité reste recherchée par les gérants de portefeuilles exposés aux actions européennes du secteur de l'énergie.
La stratégie de transition énergétique en question
Pression croissante des ONG environnementales
La réunion des actionnaires se déroule sous la protection d'un important dispositif de sécurité à La Défense. L'accueil s'organise avec des vigiles, des clôtures et des portiques anti-métaux. Dès le matin, une trentaine de militants issus d'Attac, Avaaz et 350.org ont mené une action symbolique devant la tour de l'entreprise. Les manifestants ont mis en scène un pipeline en carton pour dénoncer la politique de redistribution des dividendes.
Les critiques des manifestants portent spécifiquement sur les extractions menées en Ouganda, au Mozambique et au Yémen. Selon les ONG présentes, ces opérations industrielles obligent les populations locales à abandonner leurs terres ancestrales. Les chantiers détruiraient également leurs moyens de subsistance. Les militants lient par ailleurs les activités fossiles de l'entreprise aux récentes vagues de chaleur enregistrées en France.
La contestation se déplace aussi sur le terrain juridique et financier. Trois associations de défense de l'environnement, dont ClientEarth, ont saisi l'Autorité des marchés financiers (AMF). Elles accusent la direction de publier des déclarations climatiques de nature à tromper les investisseurs sur la réalité de ses engagements. L'évolution des matières premières fait ainsi l'objet d'un examen extra-financier de plus en plus exigeant.
Un plan climat sans vote consultatif
La trajectoire de transition énergétique alimente la défiance des observateurs du marché. L'ONG Reclaim Finance relève que la part des investissements alloués aux nouveaux projets pétroliers et gaziers s'élève désormais à 35% pour 2026. Ce chiffre s'inscrit en hausse par rapport aux 30% annoncés en 2023. Cette allocation de capital maintient la rentabilité immédiate des hydrocarbures.
En parallèle, la part du budget consacrée à l'électricité intégrée et aux molécules bas carbone enregistre une baisse proportionnelle. Face à cette réalité comptable, la direction a officiellement admis en mars 2026 un recul sur ses engagements environnementaux. Le groupe ne pourra pas atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050, invoquant les trajectoires énergétiques mondiales actuelles.
Le rapport climat du groupe figure bien à l'ordre du jour de cette assemblée générale, mais uniquement pour un débat ouvert. Contrairement à la procédure suivie en 2024, les actionnaires ne participeront à aucun vote consultatif sur cette question. Les investisseurs souhaitant diversifier leur exposition en dehors des énergies fossiles peuvent se tourner vers des ETF sectoriels intégrant des filtres stricts.
❓ FAQ
Pourquoi le cours TotalEnergies est-il au centre de l'actualité ? L'assemblée générale du 29 mai 2026 cristallise les tensions entre des bénéfices trimestriels de 4,96 milliards d'euros et les revendications d'ONG dénonçant l'empreinte carbone des extractions fossiles.
Quel est le bénéfice trimestriel du groupe énergétique ? L'entreprise a dégagé un bénéfice de 4,96 milliards d'euros au premier trimestre 2026, affichant une progression de 51% sur un an grâce à la hausse historique des prix des matières premières.
Comment s'exposer au cours des valeurs énergétiques en bourse ? L'investissement sur les valeurs énergétiques passe généralement par l'achat direct d'actions d'entreprises cotées ou par l'acquisition d'ETF sectoriels qui répliquent un panier de valeurs liées à l'énergie, permettant ainsi une diversification.
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