- L'action Alstom a chuté d'environ 10% lors de la séance du jeudi 16 avril 2026 avant de se reprendre de 1,5% autour de 23,35 euros ce vendredi.
- Le groupe ferroviaire a affiché des prises de commandes records de 27,6 milliards d'euros pour l'exercice 2025/26, portant le carnet à plus de 100 milliards d'euros.
- La marge d'exploitation ajustée est ressortie à environ 6%, en deçà de l'objectif initial d'environ 7%.
- Les objectifs à moyen terme de marge (8 à 10%) et de cash-flow libre cumulé (1,5 milliard d'euros sur trois ans) ne sont plus maintenus.
- Citigroup a abaissé son objectif de cours de 31 à 28 euros
- L'action Alstom a chuté d'environ 10% lors de la séance du jeudi 16 avril 2026 avant de se reprendre de 1,5% autour de 23,35 euros ce vendredi.
- Le groupe ferroviaire a affiché des prises de commandes records de 27,6 milliards d'euros pour l'exercice 2025/26, portant le carnet à plus de 100 milliards d'euros.
- La marge d'exploitation ajustée est ressortie à environ 6%, en deçà de l'objectif initial d'environ 7%.
- Les objectifs à moyen terme de marge (8 à 10%) et de cash-flow libre cumulé (1,5 milliard d'euros sur trois ans) ne sont plus maintenus.
- Citigroup a abaissé son objectif de cours de 31 à 28 euros
La publication des résultats préliminaires d'Alstom pour l'exercice fiscal 2025/26 a provoqué une violente sanction boursière dès l'ouverture du jeudi 16 avril. Le groupe ferroviaire a déçu sur sa rentabilité et révisé à la baisse plusieurs objectifs financiers de court et moyen terme, malgré une dynamique commerciale record. Les investisseurs souhaitant suivre l'évolution du titre peuvent consulter en temps réel la cotation de l'action Alstom et comparer avec les autres valeurs industrielles européennes.
La chute du cours de l'action Alstom
Une séance sous pression après l'avertissement sur les marges
Le titre du constructeur ferroviaire français a accusé l'une de ses plus fortes baisses de l'année. Lors de la séance du jeudi 16 avril, l'action Alstom a cédé près de 10% pour terminer autour de 22,73 euros sur Euronext Paris. Cette chute représente le plus lourd repli du titre depuis une dizaine de mois.
Ce vendredi 17 avril, le cours se stabilise et rebondit légèrement de 1,5% autour de 23,35 euros en début de séance parisienne. Les volumes restent élevés, signe que les investisseurs continuent d'arbitrer leurs positions après la publication. Pour suivre l'évolution de ce type de valeurs cycliques, les ETF sectoriels constituent un outil d'observation utile.
Des analystes divisés sur les perspectives
Les ajustements de recommandations se sont multipliés ce vendredi matin. Citigroup a réduit son objectif de cours de 31 à 28 euros, tout en maintenant son avis prudent.
Deutsche Bank a également ajusté sa position : la banque allemande a abaissé son conseil d'« acheter » à « conserver », avec un objectif ramené de 31 à 23 euros. Goldman Sachs reste à la vente, avec une cible réduite de 21,50 à 18,50 euros. À l'inverse, JPMorgan conserve un avis à l'achat avec un objectif inchangé à 34,30 euros, estimant que le potentiel de redressement reste intact à moyen terme.
Des commandes records mais une rentabilité décevante
Une dynamique commerciale au plus haut
Malgré la sanction boursière, la performance commerciale du groupe a atteint des sommets. Les prises de commandes ont bondi de 39% (42% en organique) pour s'établir à 27,6 milliards d'euros sur l'exercice 2025/26. Le ratio « book-to-bill » (rapport entre commandes reçues et chiffre d'affaires facturé) atteint 1,4, un niveau considéré comme très solide dans le secteur industriel.
Le carnet de commandes dépasse désormais les 100 milliards d'euros, offrant une visibilité sur plusieurs années. Le chiffre d'affaires progresse de 4% (7% en organique) pour atteindre 19,2 milliards d'euros, en ligne avec les prévisions initialement communiquées.
Une exécution industrielle qui pèse sur les marges
C'est en revanche sur la rentabilité que le bât blesse. La marge d'exploitation ajustée s'établit autour de 6% pour l'exercice écoulé, contre 6,4% un an plus tôt et un objectif initial proche de 7%. Le groupe a produit 4 284 voitures sur la période, contre 4 383 l'année précédente, ce qui traduit une montée en cadence plus lente que prévu sur certains grands projets de matériel roulant.
Le cash-flow libre (flux de trésorerie disponible après investissements) ressort à environ 330 millions d'euros, dans la fourchette annoncée de 200 à 400 millions. Ce niveau reste cependant en retrait des 502 millions générés lors de l'exercice précédent. La dette nette se maintient autour de 400 millions d'euros au 31 mars 2026, avec une trésorerie disponible de 2,3 milliards d'euros.
Objectifs abandonnés : le nouveau PDG prépare un plan de transformation
Martin Sion face à un premier exercice tendu
Arrivé à la tête du groupe le 1er avril 2026 en remplacement d'Henri Poupart-Lafarge, Martin Sion hérite d'une équation complexe. Ancien dirigeant d'ArianeGroup et de Safran, il a reconnu que la rentabilité est restée en deçà des attentes. Le nouveau directeur général a annoncé le lancement d'actions immédiates pour stabiliser la performance et préparer des évolutions opérationnelles plus profondes.
Pour l'exercice 2026/27 qui vient de débuter, Alstom vise une croissance organique du chiffre d'affaires d'environ 5% et une marge d'exploitation ajustée de 6,5%. La génération de cash-flow libre devrait redevenir positive sur l'année, après une consommation attendue d'environ 1,5 milliard d'euros au premier semestre, due à la saisonnalité des encaissements clients.
Deux objectifs phares abandonnés
L'objectif d'un cash-flow libre cumulé de 1,5 milliard d'euros sur les trois exercices 2024/25 à 2026/27 n'est plus maintenu. L'ambition de moyen terme d'une marge d'exploitation ajustée comprise entre 8 et 10% ne sera pas atteinte à l'horizon 2026/27. Un nouveau plan opérationnel et des ambitions révisées seront présentés dans le courant de l'exercice.
Deux échéances sont désormais particulièrement scrutées par les analystes : la décision de l'agence Moody's concernant la notation Baa3 du groupe, et la publication des résultats définitifs annuels, prévue le 13 mai prochain. Pour les investisseurs particuliers souhaitant se former aux mécanismes de ce type d'analyse financière, une formation dédiée à la bourse permet d'approfondir la lecture des résultats trimestriels.
❓ FAQ
Pourquoi l'action Alstom a-t-elle chuté le 16 avril 2026 ?
Le titre a baissé après la publication de résultats préliminaires marqués par une marge d'exploitation inférieure aux attentes et la révision à la baisse de plusieurs objectifs financiers de moyen terme.
Qu'est-ce que la marge d'exploitation ajustée ?
Il s'agit d'un indicateur de rentabilité qui rapporte le résultat d'exploitation (hors éléments exceptionnels) au chiffre d'affaires. Plus cette marge est élevée, plus l'entreprise transforme efficacement ses ventes en bénéfices.
Qu'est-ce que le cash-flow libre ?
Le cash-flow libre désigne la trésorerie générée par une entreprise après paiement de ses dépenses courantes et de ses investissements. Il permet d'évaluer la capacité d'une société à financer sa croissance, rembourser sa dette ou verser des dividendes.
Quel est le nouveau PDG d'Alstom ?
Martin Sion, ancien président d'ArianeGroup et ancien cadre de Safran, a pris ses fonctions de directeur général d'Alstom le 1er avril 2026. Il succède à Henri Poupart-Lafarge.
Quand Alstom publiera-t-il ses résultats annuels définitifs ?
Les résultats audités complets de l'exercice fiscal 2025/26 sont attendus le 13 mai 2026.
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