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14:05 · 15 avril 2026

Bank of America : bénéfice dopé par le trading

Points clés
Points clés
  • Bank of America a publié un bénéfice net de 8,6 milliards de dollars au premier trimestre, contre 7,4 milliards un an plus tôt.
  • Les revenus de trading et de marchés ont progressé de 13%, à 6,4 milliards de dollars.
  • Les commissions de banque d’investissement ont bondi de 21%, à 1,8 milliard de dollars.
  • La bonne tenue du trimestre intervient dans un contexte de forte volatilité, de rotation sectorielle et de regain des grandes opérations de fusion-acquisition.

L’action Bank of America** a réagi favorablement à la publication des résultats du premier trimestre 2026, marqués par une progression nette du bénéfice et des revenus de marché. Le groupe a dégagé 8,6 milliards de dollars de bénéfice net, soit 1,11 dollar par action, avec des revenus totaux de 30,3 milliards de dollars, au-dessus des attentes du marché. La publication confirme aussi le retour en force des métiers de banque d’investissement chez les grandes banques américaines, dans un début d’année dominé par les arbitrages rapides des investisseurs et le retour des grandes transactions.**

Action Bank of America : un trimestre au-dessus des attentes

Un bénéfice net en hausse et un BPA supérieur au consensus

Le premier enseignement de ces résultats tient à la progression du bénéfice net, passé de 7,4 milliards de dollars à 8,6 milliards sur un an. Le BPA, ou bénéfice par action, s’établit à 1,11 dollar, au-dessus du consensus de marché situé autour de 1,01 dollar. La direction met en avant une activité client restée soutenue, avec une consommation jugée solide et une qualité des actifs décrite comme stable.

Cette publication améliore la lecture du dossier bancaire américain en ce début de saison des résultats. Alors que les investisseurs redoutaient l’effet combiné d’une Fed plus ferme, d’interrogations sur les valorisations de l’intelligence artificielle et d’un regain de tensions au Moyen-Orient, Bank of America a montré que ses métiers les plus sensibles à l’activité de marché demeuraient capables d’absorber ce choc.

Le trading profite de la nervosité des marchés

La hausse de la volatilité a alimenté les revenus des salles de marché. Les revenus cumulés de trading et de marchés ont atteint 6,4 milliards de dollars au premier trimestre, soit une progression de 13% sur un an. Dans le détail, les activités actions se sont particulièrement distinguées, avec 2,8 milliards de dollars de revenus, en hausse de près de 30%, un niveau présenté comme record pour ce métier au sein du groupe.

Le mécanisme est classique mais mérite d’être rappelé. Lorsque les marchés changent brutalement de cap, les clients institutionnels réallouent davantage leurs portefeuilles, couvrent plus activement leurs risques et arbitrent plus vite entre secteurs. Ce surcroît d’activité se traduit souvent par davantage de commissions et de revenus de marché pour les grandes banques universelles, surtout quand elles disposent d’une franchise mondiale en actions, taux, devises et crédit.

La banque d’investissement retrouve de l’élan

Les commissions progressent plus vite que prévu

L’autre moteur du trimestre a été la banque d’investissement. Les commissions tirées des activités de conseil et de financement des entreprises ont progressé de 21%, à 1,8 milliard de dollars. La performance est notable, car la banque anticipait au départ une hausse plus modeste, de l’ordre de 10%, ce qui souligne un redressement plus franc que prévu du marché des opérations.

Cette accélération ne tient pas seulement aux introductions en Bourse. Le conseil en fusion-acquisition a retrouvé un rôle plus central au premier trimestre, dans un environnement où plusieurs groupes ont profité de valorisations redevenues praticables pour relancer des dossiers de consolidation. Pour les investisseurs, ce point compte, car il réduit la dépendance exclusive aux revenus d’intérêt et montre que Bank of America bénéficie aussi du redémarrage des commissions.

Des opérations géantes soutiennent l’activité

Le trimestre a été marqué par plusieurs opérations de grande ampleur, notamment dans l’alimentaire, la santé, l’énergie et l’immobilier coté. BofA Securities a été associée à des mandats importants, dont le rapprochement entre McCormick et l’activité alimentaire d’Unilever, l’acquisition de Penumbra par Boston Scientific, l’opération Devon Energy-Coterra Energy et l’introduction en Bourse de Janus Living à New York.

Ce portefeuille de mandats éclaire la progression des commissions. Il montre aussi que le marché des grandes transactions n’a pas disparu malgré la volatilité, mais qu’il s’est déplacé vers des opérations stratégiques, souvent défensives ou sectorielles, dans lesquelles la visibilité sur les synergies et la taille critique restent déterminantes.

Les grandes banques américaines face au même test

JPMorgan, Goldman et Citi confirment la tendance

Les résultats publiés par les autres grandes banques américaines vont dans la même direction. JPMorgan a fait état d’une hausse de 38% de ses revenus de banque d’investissement, tandis que Goldman Sachs a annoncé un bond de 48% de ses commissions dans ce métier. Citigroup et Wells Fargo ont eux aussi bénéficié d’une amélioration des activités de marché et de conseil, même si la réaction boursière est restée contrastée selon les établissements.

Cette comparaison sectorielle renforce la portée des chiffres de Bank of America. Le sujet n’est pas uniquement la qualité d’exécution propre à la banque, mais aussi la réouverture d’une fenêtre plus favorable pour les métiers de trading et de conseil après plusieurs trimestres dominés par l’attentisme sur les taux et les valorisations. Dans ce contexte, les actualités de marché et le suivi des actions américaines restent particulièrement utiles pour mesurer la diffusion de cette tendance à l’ensemble du secteur.

La Bourse attend encore des signaux durables

La publication ne suffit toutefois pas à effacer la prudence du marché. Malgré ce trimestre supérieur aux attentes, le titre Bank of America restait en retrait de 4,7% depuis le début de l’année, alors que le S&P 500 affichait encore une progression de 1,6%. Le marché semble donc saluer la qualité du trimestre sans considérer, à ce stade, que l’environnement macroéconomique est suffisamment stabilisé pour justifier une revalorisation immédiate du secteur bancaire.

La suite dépendra notamment de trois variables. D’abord, la trajectoire des taux américains, qui continue d’influencer la rentabilité récurrente des banques. Ensuite, l’évolution des prix de l’énergie, déjà pointée comme un risque pour la consommation. Enfin, la capacité du marché des fusions-acquisitions et des IPO à rester ouvert si la volatilité se prolonge.

❓ FAQ

Pourquoi le trading aide-t-il les banques quand les marchés deviennent plus volatils ?
Quand les cours bougent davantage, les clients institutionnels ajustent plus souvent leurs positions et utilisent plus d’instruments de couverture. Cette hausse des volumes peut soutenir les revenus de marché des grandes banques.

Qu’est-ce que le BPA mentionné dans les résultats de Bank of America ?
Le BPA, ou bénéfice par action, correspond au profit net rapporté au nombre d’actions en circulation. Pour Bank of America, il a atteint 1,11 dollar au premier trimestre 2026.

Pourquoi les commissions de banque d’investissement ont-elles autant progressé ?
Le redémarrage des opérations de fusion-acquisition et le retour d’un meilleur niveau d’activité sur les financements et les introductions en Bourse ont soutenu les honoraires facturés aux entreprises.

Des résultats solides suffisent-ils toujours à faire monter une action bancaire ?
Non. Une publication meilleure que prévu peut être saluée à court terme, mais la performance boursière dépend aussi des taux, de la conjoncture, de l’énergie, du coût du risque et des perspectives données par la direction.

Pourquoi le marché compare-t-il Bank of America à JPMorgan ou Goldman Sachs ?
Ces groupes appartiennent au noyau des grandes banques américaines suivies pendant la saison des résultats. Leur comparaison permet d’identifier ce qui relève d’une tendance sectorielle et ce qui tient à la performance propre d’un établissement.

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