- Le cours du pétrole Brent recule sous 95 $ vendredi après avoir touché 98 $ la veille, tandis que le WTI évolue autour de 91-93 $.
- Sur la semaine, le WTI s'inscrit en baisse de près de 10 % et le Brent d'environ 8 % depuis un mois, sous l'effet des espoirs d'accord entre Washington et Téhéran.
- Le détroit d'Ormuz reste fermé à 90 %, avec des flux estimés par Goldman Sachs à 2,1 millions de barils par jour contre 20 millions en temps normal.
- Le cours du pétrole Brent recule sous 95 $ vendredi après avoir touché 98 $ la veille, tandis que le WTI évolue autour de 91-93 $.
- Sur la semaine, le WTI s'inscrit en baisse de près de 10 % et le Brent d'environ 8 % depuis un mois, sous l'effet des espoirs d'accord entre Washington et Téhéran.
- Le détroit d'Ormuz reste fermé à 90 %, avec des flux estimés par Goldman Sachs à 2,1 millions de barils par jour contre 20 millions en temps normal.
Le cours du pétrole continue de reculer ce vendredi 17 avril, le Brent passant sous la barre des 95 $ le baril après un pic à 98 $ la veille. Les marchés saluent les déclarations optimistes de Donald Trump sur un possible accord avec Téhéran, tandis que le cessez-le-feu actuel entre les deux parties expire le 21 avril. Cette dynamique baissière s'inscrit dans un contexte de forte volatilité sur les matières premières énergétiques, particulièrement sensibles aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Le cours du pétrole sous pression face aux négociations USA-Iran
Un repli généralisé sur le Brent et le WTI
Le cours du pétrole s'inscrit dans une tendance baissière marquée en cette fin de semaine. Le Brent s'échange autour de 94-95 $ le baril vendredi, après un rebond de 4,7 % jeudi qui l'avait porté près des 98 $. Le WTI, référence américaine, évolue quant à lui autour de 91-93 $, avec un creux intraday touché à 87 $ selon les dernières données de marché.
Sur la semaine entière, la baisse est substantielle. Le WTI recule de près de 10 % depuis lundi, effaçant une partie de la prime géopolitique accumulée ces dernières semaines. Cette correction porte le repli depuis les plus hauts locaux à plus de 20 %, un mouvement qui technique qui traduit une reconfiguration complète du positionnement des investisseurs.
Le Brent, de son côté, enregistre une baisse d'environ 8 % sur le mois écoulé, bien qu'il reste supérieur de 40 % à son niveau d'il y a un an. Les contrats à terme signalent une volatilité persistante à court terme, les opérateurs arbitrant heure par heure entre les titres de presse sur les négociations et les fondamentaux physiques du marché.
Trump évoque une fin de conflit proche
Le président américain Donald Trump a relancé mercredi et jeudi l'espoir d'un règlement diplomatique. Selon ses déclarations, Washington et Téhéran sont « très proches » d'un accord, l'Iran ayant accepté de renoncer à l'arme nucléaire pour une durée supérieure à vingt ans. Le second round de négociations pourrait se tenir au Pakistan dans les prochains jours.
Les exigences américaines portent sur trois volets : l'abandon du programme nucléaire militaire iranien, la réouverture du détroit d'Ormuz et la fourniture de pétrole à prix réduit. Téhéran n'a toutefois pas confirmé publiquement l'ensemble de ces concessions, ce qui tempère la portée des annonces de la Maison-Blanche.
Le cessez-le-feu en vigueur expire le 21 avril. Les autorités des deux pays envisageraient une prolongation de deux semaines pour laisser du temps à la diplomatie. Pour les investisseurs qui suivent les marchés des matières premières, chaque communiqué officiel peut provoquer des mouvements de plusieurs dollars par baril en quelques minutes.
Le détroit d'Ormuz, variable décisive pour les prix
Des flux toujours réduits à 10 % de la normale
Le détroit d'Ormuz demeure la clé du marché pétrolier mondial. Ce passage maritime stratégique voit transiter normalement environ 20 % de l'offre mondiale de brut. Selon une note de Goldman Sachs publiée mercredi, les flux actuels ne représentent que 10 % des volumes habituels, soit environ 2,1 millions de barils par jour en moyenne mobile sur quatre jours.
Le blocus naval américain des ports iraniens reste pleinement opérationnel. Washington a annoncé le déploiement de 6 000 soldats supplémentaires dans la région dans les prochains jours, suivis de 4 200 autres d'ici la fin du mois. Téhéran a averti qu'une prolongation du blocus pourrait entraîner la suspension des expéditions à travers le golfe Persique, la mer d'Oman et la mer Rouge.
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a souligné dans son rapport de mardi que la reprise des flux à travers le détroit reste « la variable la plus importante » pour apaiser les tensions sur l'approvisionnement énergétique. Le directeur exécutif du FMI, Fatih Birol, a pour sa part averti que la restauration d'une partie significative de la production perturbée pourrait prendre jusqu'à deux ans.
Un équilibre binaire entre désescalade et escalade
Le marché oscille actuellement entre deux scénarios opposés. Une progression des négociations fait mécaniquement baisser les cours vers la zone 80 $, où plusieurs niveaux techniques importants sont identifiés, voire vers 70-75 $, soit les niveaux d'avant-guerre. À l'inverse, une rupture des pourparlers ou une nouvelle escalade pourrait ramener le Brent au-dessus de 100 $.
Même en cas de réouverture du détroit, la normalisation de l'offre ne sera pas immédiate. Les contraintes logistiques, l'état des infrastructures iraniennes et les capacités de transport maritime imposeront un retour graduel à la normale. Cette inertie physique maintient un plancher sur les prix malgré les annonces politiques favorables.
Du côté de la demande, les signaux se dégradent. L'AIE comme l'OPEP anticipent une consommation mondiale plus faible dans les mois à venir. Le conflit a provoqué un choc d'approvisionnement qui a poussé les coûts des carburants à la hausse, érodant la demande finale. Cette pression structurelle s'ajoute aux éventuels effets de la désescalade pour peser sur les prix.

Source: xStation5
Perspectives techniques sur le cours du pétrole
Une résistance marquée autour de 100 $
D'un point de vue graphique, le pétrole a approché les 100 $ en début de semaine avant de buter sur une résistance majeure. Le repli qui a suivi a entraîné un passage sous la moyenne mobile exponentielle à 50 jours (EMA50), ce qui tend à confirmer une extension du momentum baissier à court terme.
Les stocks américains envoient des signaux contradictoires. L'API a fait état mercredi d'une hausse de 6,1 millions de barils des stocks de brut sur la semaine écoulée, la huitième progression consécutive. En revanche, l'Administration américaine de l'information sur l'énergie (EIA) a publié une baisse de 9,13 millions de barils, très au-dessus des attentes de consensus qui tablaient sur une hausse de 154 000 barils. Cette divergence illustre la difficulté d'interpréter les fondamentaux dans le brouillard géopolitique actuel.
Pour les investisseurs qui souhaitent se positionner sur cette classe d'actifs, la compréhension des mécanismes de fixation des prix reste primordiale. La page dédiée au trading du pétrole détaille les spécificités de ce marché et les principaux facteurs qui influencent la cotation du baril.
Des zones de support à surveiller
Si les négociations aboutissent à un rapprochement des positions entre Téhéran et Washington, les prix pourraient rapidement tester la zone des 80 $, où plusieurs réactions de prix significatives ont été observées par le passé. Une extension du mouvement baissier pourrait ouvrir la voie vers 70-75 $, niveaux qui correspondent à la configuration antérieure au déclenchement du conflit.
Le scénario inverse demeure néanmoins probable. Un échec des discussions, le maintien de la position iranienne sur son programme nucléaire ou la poursuite du contrôle effectif du détroit d'Ormuz pourraient ramener le Brent au-delà des 100 $ le baril. La marge d'erreur est réduite et la volatilité implicite sur les options pétrolières reflète cette incertitude.
Le risque à long terme reste entier. La reconstitution des capacités de production affectées par le conflit prendra jusqu'à deux ans selon le FMI, et la question du contrôle du détroit d'Ormuz n'est pas tranchée. Les investisseurs qui cherchent à diversifier leur exposition peuvent consulter la section formation XTB pour approfondir leur compréhension des marchés des matières premières et de leur articulation avec la macroéconomie globale.
❓ FAQ
Pourquoi le cours du pétrole baisse-t-il actuellement ? Le recul s'explique par les déclarations de Donald Trump suggérant un accord imminent avec Téhéran, dans un contexte où le cessez-le-feu USA-Iran expire le 21 avril. Un second round de négociations pourrait se tenir dans les prochains jours.
Quelle est la différence entre le Brent et le WTI ? Le Brent est la référence mondiale extraite de la mer du Nord, cotée à Londres. Le WTI (West Texas Intermediate) est la référence américaine, cotée à New York. Le WTI est généralement légèrement moins cher que le Brent en raison de différences logistiques et de qualité.
Pourquoi le détroit d'Ormuz est-il important pour le cours du pétrole ? Environ 20 % de l'offre mondiale de pétrole transite par ce détroit en temps normal. Actuellement, les flux ne représentent que 10 % de ce volume habituel, soit environ 2,1 millions de barils par jour selon Goldman Sachs, ce qui maintient une prime de risque dans les cours.
Quels sont les niveaux techniques à surveiller sur le pétrole ? À la baisse, la zone des 80 $ constitue un support important, suivie de la zone 70-75 $ qui correspond aux niveaux d'avant-conflit. À la hausse, la barrière des 100 $ constitue une résistance majeure dont le franchissement signalerait une nouvelle escalade.
Comment investir sur le pétrole via XTB ? XTB propose d'investir sur le pétrole à travers des ETF sur les matières premières énergétiques ou via des actions de sociétés du secteur pétrolier.
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