- FDJ United publie un chiffre d'affaires trimestriel de 895 M€, en recul de 3,2%, tandis que le produit brut des jeux progresse de 1% à 2,175 Md€.
- Le groupe révise ses prévisions 2026 et vise une marge d'EBITDA courant dans une fourchette de 23 à 24%, alors qu'il visait 24,5% auparavant.
- L'action FDJ chute de 6,44% à 24,71 euros ce mercredi matin à Euronext Paris, au lendemain de la publication.
- FDJ United publie un chiffre d'affaires trimestriel de 895 M€, en recul de 3,2%, tandis que le produit brut des jeux progresse de 1% à 2,175 Md€.
- Le groupe révise ses prévisions 2026 et vise une marge d'EBITDA courant dans une fourchette de 23 à 24%, alors qu'il visait 24,5% auparavant.
- L'action FDJ chute de 6,44% à 24,71 euros ce mercredi matin à Euronext Paris, au lendemain de la publication.
L'opérateur de jeux d'argent FDJ United, qui a succédé à la Française des Jeux, a dévoilé mardi soir un chiffre d'affaires en recul de 3,2% à 895 M€ au premier trimestre 2026, sous la pression d'une fiscalité renforcée sur le secteur du jeu. Le produit brut des jeux (PBJ), qui correspond aux mises des joueurs après déduction des gains reversés, progresse néanmoins de 1% à 2,175 Md€. Le groupe révise ses prévisions annuelles, attendant désormais un léger repli du revenu publié et une marge d'EBITDA courant située dans une fourchette de 23 à 24%, contre 24,5% visés précédemment. La sanction boursière est sévère : l'action FDJ perd 6,44% à 24,71 euros ce mercredi matin.
Guidance 2026 révisée à la baisse sous la pression fiscale
Marge d'EBITDA attendue entre 23% et 24% contre 24,5%
FDJ United a abaissé ses objectifs annuels pour 2026 à l'occasion de son point d'activité trimestriel publié mardi 21 avril après bourse. Le groupe vise désormais un léger repli du CA et une légère hausse du produit brut des jeux, alors qu'il tablait en février sur une légère croissance du revenu et une marge stable. La marge d'EBITDA courant est désormais attendue dans une fourchette de 23 à 24%, alors qu'elle ressortait à 24,5% en 2025 et avait été projetée à ce même niveau pour 2026.
Cette révision reflète principalement deux chocs exogènes qui continuent de peser sur l'activité. D'une part, le relèvement de l'imposition des jeux en France, décidé lors de la dernière loi de finances, qui se traduit par un prélèvement accru sur les mises et sur les gains bruts du groupe. D'autre part, un durcissement de l'encadrement des jeux d'argent dans plusieurs juridictions, notamment en France et au Royaume-Uni. Ces deux facteurs déterminent la nouvelle trajectoire financière du groupe à court terme.
La PDG Stéphane Pallez a rappelé, dans le communiqué publié mardi soir, l'ambition du groupe de retrouver une dynamique de croissance saine dès la seconde partie de l'année. Le plan stratégique Play Forward 2028, présenté en juin 2025, reste la feuille de route de référence, avec des efforts accrus sur l'efficacité opérationnelle, les synergies entre entités et la discipline financière.
Impact fiscal estimé à près de 90 millions d'euros sur l'année
L'impact total de la fiscalité additionnelle sur les jeux est estimé par le groupe à environ 90 M€ sur l'ensemble de l'exercice 2026. Sur le seul premier trimestre, cet impact s'est traduit par un manque à gagner de 24 M€ au niveau du chiffre d'affaires consolidé. La charge fiscale est concentrée sur les segments les plus exposés au marché français, à savoir la loterie traditionnelle et les paris sportifs en réseau, mais affecte également les activités en ligne aux Pays-Bas et en Roumanie.
Le groupe rappelle que la marge d'EBITDA de 24,5% atteinte en 2025 intégrait déjà une partie des hausses fiscales antérieures. La nouvelle fourchette 2026 (23-24%) traduit donc la seconde vague de prélèvements, dont le plein effet se fera sentir sur l'année. Les efforts de productivité et d'intégration des activités reprises ces dernières années, notamment l'ancienne Kindred, devraient toutefois atténuer la dégradation de rentabilité sur le moyen terme.
La direction anticipe une amélioration progressive de la performance du pôle Paris et jeux en ligne, avec un redressement du produit brut des jeux attendu sur la seconde partie de l'année. Cette trajectoire repose sur l'exécution des plans d'actions lancés au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, deux marchés où les nouvelles contraintes réglementaires et la pression concurrentielle ont fortement pesé en début d'année.
T1 2026 : PBJ en hausse de 1% malgré un CA en repli de 3,2%
Loterie et paris sportifs France : CA -2,1%, PBJ stable
Le pôle Loterie et paris sportifs en réseau en France représente le cœur historique du groupe. Il affiche un chiffre d'affaires de 627 M€ au premier trimestre 2026, en baisse de 2,1% sur un an, tandis que son produit brut des jeux ressort stable à 1,74 Md€. Le recul du revenu publié intègre un impact fiscal de 15 M€ imputable au relèvement de l'imposition des jeux français.
La stabilité du PBJ combinée au repli du CA traduit l'effet mécanique de la fiscalité : l'activité sous-jacente reste solide, mais une part croissante des mises brutes est captée par les prélèvements publics avant d'apparaître dans le chiffre d'affaires consolidé du groupe. La direction pointe également des effets conjoncturels défavorables à la fin du trimestre, avec notamment moins de cycles longs sur les tirages traditionnels et un calendrier sportif jugé moins porteur que les années précédentes.
Pour l'exercice 2026, le groupe vise toutefois une croissance annuelle du chiffre d'affaires sur cette division, malgré les effets conjoncturels observés en début d'année. Cette projection repose sur la poursuite de l'innovation commerciale, de nouveaux tickets et formats de jeu, et sur une programmation sportive 2026 plus animée sur la seconde partie de l'année.
Paris et jeux en ligne pénalisés, plongeon au Royaume-Uni
Le pôle Paris et jeux en ligne subit la plus forte correction du trimestre. Son chiffre d'affaires recule de 7,7% à 213 M€, tandis que le produit brut des jeux fléchit de 1,1% à 342 M€. Cette contre-performance intègre un impact fiscal de 9 M€ lié aux hausses d'imposition en France, aux Pays-Bas et en Roumanie. Au-delà du volet fiscal, la dynamique commerciale s'est dégradée sur plusieurs marchés clés.
Au Royaume-Uni, la direction évoque une « situation difficile » sans détailler les éléments, mais le chiffre d'affaires y plonge de 24,1% sur un an. Cette forte contraction reflète à la fois les nouvelles règles de jeu responsable imposées par le régulateur britannique, un environnement concurrentiel intense face aux opérateurs anglo-saxons établis, et des effets de base liés à une période de comparaison 2025 particulièrement favorable.
Les autres segments affichent des performances contrastées. La Loterie internationale croît de 7% à 41 M€, bénéficiant d'une base de comparaison favorable : le T1 2025 avait été pénalisé par des éléments non récurrents chez Premier Lotteries Ireland, avec notamment un volume anormalement élevé de grands gagnants au Lotto irlandais. L'activité Paiement et Services recule pour sa part de 7,2% à 14 M€, sur une base marginale dans le mix groupe.
Action FDJ United : -6,44% à 24,71 euros après la publication
Sanction boursière au lendemain du point trimestriel
L'action FDJ United (ticker FDJ à Euronext Paris) recule de 6,44% à 24,71 euros ce mercredi matin, au lendemain de la publication du point d'activité du T1. La réaction du marché sanctionne l'abaissement de la marge d'EBITDA cible et la révision à la baisse du profil de croissance 2026. Ce décrochage intervient alors que le titre avait gagné un peu plus de 1% mardi en séance, avant la publication, et qu'il affichait une progression d'environ 12% depuis le début de l'année jusqu'à cette correction.
La sanction est d'autant plus marquée que les investisseurs avaient intégré un scénario plus favorable. Les guidances données en février, lors de la publication des comptes annuels 2025, tablaient sur une légère croissance du chiffre d'affaires et une stabilité de la marge d'EBITDA à 24,5%. L'écart avec les nouveaux objectifs (léger recul du CA, marge comprise entre 23 et 24%) matérialise un déclassement de la thèse d'investissement à court terme pour le titre.
La capitalisation boursière du groupe perd ainsi plusieurs centaines de millions d'euros en séance. Les investisseurs devront désormais apprécier la capacité du groupe à tenir sa trajectoire de rebond sur la seconde partie de 2026, en particulier sur le pôle Paris et jeux en ligne, pour juger si le niveau actuel du cours intègre déjà l'essentiel des mauvaises nouvelles ou si une nouvelle phase de correction reste possible.
Dan Lévy nommé directeur finances et performance
En marge de la publication, FDJ United a annoncé la nomination de Dan Lévy au poste de directeur finances et performance, avec une prise de fonction prévue le 18 mai 2026. L'intéressé rejoint le groupe après avoir occupé le poste de directeur financier d'Ipsos depuis 2022. Auparavant, il avait effectué une grande partie de sa carrière chez Société Générale à partir de 2010, initialement au sein de l'inspection générale, puis dans la banque conseil, avant de prendre la tête d'une direction d'affaires consacrée aux grands comptes.
Il succède à Pascal Chaffard, promu directeur général adjoint avec la responsabilité du pôle Paris et jeux en ligne, ainsi que celle du pilotage stratégique et de la transformation opérationnelle. Ce redéploiement interne intervient à un moment clé pour le pôle en ligne, qui concentre la plupart des défis opérationnels de court terme au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. La PDG Stéphane Pallez souligne la solide expérience financière et internationale du nouvel arrivant.
Pour les investisseurs européens souhaitant s'exposer à l'action FDJ United, le titre est éligible au PEA en tant que valeur française cotée à Euronext Paris. Les ETF sur l'indice CAC 40 ou SBF 120 permettent également une exposition diversifiée, le groupe figurant dans plusieurs indices français. Les actions individuelles restent accessibles via un compte-titres ordinaire pour les investisseurs privilégiant une allocation ciblée.
❓ FAQ
Quel est le chiffre d'affaires de FDJ United au T1 2026 ?
FDJ United a publié un chiffre d'affaires de 895 M€ au premier trimestre 2026, en recul de 3,2% par rapport au T1 2025 (925 M€). Le produit brut des jeux, qui mesure les mises des joueurs diminuées des gains, progresse toutefois de 1% à 2,175 Md€. L'écart entre les deux indicateurs reflète les 24 M€ de manque à gagner imputables au relèvement de la pression fiscale sur les paris et jeux.
Pourquoi FDJ United abaisse-t-il ses prévisions 2026 ?
FDJ United révise ses prévisions 2026 principalement en raison du relèvement de la fiscalité sur les jeux, dont l'impact annuel est estimé à près de 90 M€, et du durcissement des règles d'encadrement des jeux d'argent en France, au Royaume-Uni et dans plusieurs pays européens. Le groupe vise désormais un léger repli du revenu et une marge d'EBITDA courant dans une fourchette de 23 à 24%, contre 24,5% visés en février.
Pourquoi l'action FDJ United chute-t-elle ce mercredi ?
L'action FDJ recule de 6,44% à 24,71 euros ce mercredi 22 avril, au lendemain de la publication du T1. Les investisseurs sanctionnent l'abaissement de la marge d'EBITDA cible et la révision du profil de croissance. La chute du chiffre d'affaires du pôle Paris et jeux en ligne (-7,7%, dont -24,1% au Royaume-Uni) pèse particulièrement sur la perception de la trajectoire court terme.
Qui est Dan Lévy, nouveau directeur finances et performance de FDJ United ?
Dan Lévy rejoint FDJ United comme directeur finances et performance le 18 mai 2026. Il était auparavant directeur financier d'Ipsos depuis 2022 et avait développé sa carrière chez Société Générale à partir de 2010 (inspection générale, banque conseil, direction d'une unité dédiée aux grands comptes). Il succède à Pascal Chaffard, promu DGA avec la responsabilité du pôle Paris et jeux en ligne et de la transformation opérationnelle.
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