Le pétrole brut reste l'actif phare de cette semaine, et chaque nouvelle en provenance du Moyen-Orient provoque immédiatement de fortes fluctuations des cours. Le WTI approche les 116 $ le baril, son plus haut niveau depuis un mois, tandis que le contrat Brent de juin a franchi la barre des 111 $. Saudi Aramco a fixé le prix de vente officiel de l'Arab Light à destination de l'Asie à une prime record de 19,50 $ au-dessus du benchmark Oman/Dubaï, contre seulement 2,50 $ un mois plus tôt. Aujourd’hui à 12 h 00 GMT (mercredi, 3 h 00 heure de Pologne), une autre des « dates butoirs » fixées par Trump à l’Iran concernant le détroit d’Ormuz arrive à expiration. Il menace de détruire les infrastructures énergétiques et de transport du pays, tout en déclarant que les négociations « se déroulent bien ».
Le Wall Street Journal rapporte que Washington planifie activement des frappes de précision contre les infrastructures énergétiques iraniennes, et qu’Israël a approuvé des listes de cibles mises à jour à titre de plan d’urgence, ce qui maintient le marché en état d’alerte maximale. Une attaque à la roquette contre le centre pétrochimique saoudien de Jubail, dont les installations représentent environ 7 % du PIB saoudien, vient aggraver ce sentiment de morosité, bien que le système de défense antimissile de Riyad ait réussi à intercepter les sept missiles balistiques.
La situation fondamentale reste toutefois plus complexe que ne le laissent supposer les seuls prix. Ces derniers jours, le détroit d’Ormuz a vu passer plus de navires qu’à aucun autre moment depuis le début du conflit, dans le cadre d’accords bilatéraux entre l’Iran et l’Inde, le Pakistan, la Chine, les Philippines et la Malaisie, même si des questions relatives à l’assurance des navires et aux détails de ces accords restent floues. Le pétrole réagit à ces informations avec beaucoup moins de volatilité qu'il y a quelques jours, le marché étant entré dans une phase d'offre abondante et intégrant progressivement dans ses cours la possibilité d'une réouverture partielle de la voie maritime.
L'OPEP+ a convenu, lors de sa réunion du week-end, d'augmenter la production de 206 000 barils par jour en mai, mais seulement après la réouverture du détroit, ce qui limite le potentiel de hausse des prix dans un scénario de désescalade. La Russie, qui est aux prises avec les attaques ukrainiennes contre ses propres infrastructures pétrolières, reste un facteur clé du côté de l'offre, tout comme le fait que l'Irak, le Koweït, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis aient déjà considérablement réduit leurs volumes de production. Tous les regards sont tournés vers Washington et Téhéran ce soir — le marché reste à la merci d'un simple tweet résumant la question de la « date butoir » médiatique.

Les trois principales moyennes mobiles — la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 50 jours, celle à 100 jours et celle à 200 jours — restent regroupées autour de la fourchette de 74 à 79 dollars, ce qui signifie que le cours actuel s'échange avec une prime de plus de 45 % au-dessus des moyennes à long terme, ce qui constitue un écart extrême par rapport à la norme historique. Le RSI(14) s'établit à 86,67, un niveau de surachat qui dépasse clairement les pics du RSI enregistrés en 2022. À ce stade, toutefois, les turbulences entourant l'issue incertaine des négociations entre les États-Unis et l'Iran ne permettent pas une réduction de la pression de la demande sur la matière première. Source : xStation
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