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16:25 · 20 janvier 2026

Les banques craignent Trump. Une planification centrale aux États-Unis ?

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Points clés
  • Donald Trump propose un plafond de 10% sur les taux des cartes de crédit à partir du 20 janvier 2026.

  • Aucune base légale claire ni mécanisme d’application n’a été présenté.

  • Le secteur financier a perdu des dizaines de milliards de dollars de capitalisation en quelques jours.

  • Les établissements les plus exposés aux cartes de crédit sont les plus touchés.

  • Le principal risque n’est pas la mesure elle-même, mais le signal d’instabilité réglementaire envoyé aux marchés.

📉 Une annonce qui ravive la panique à Wall Street

L’annonce faite par Donald Trump le 9 janvier 2026 a déclenché une onde de choc sur les marchés américains, malgré une certaine accoutumance des investisseurs aux déclarations imprévisibles de la Maison-Blanche. Cette fois-ci, ce sont les banques, les sociétés de cartes de crédit et les acteurs des paiements qui se retrouvent en première ligne.

La proposition : plafonner les taux d’intérêt des cartes de crédit à 10%, alors que les taux moyens aux États-Unis dépassent actuellement 20%, et que même les clients premium paient rarement moins de 12%.

👉 Une telle mesure reviendrait à diviser par deux le prix du crédit dans un segment qui génère environ 160 milliards de dollars de revenus d’intérêts par an.


💥 Réaction immédiate des marchés

Les marchés n’ont pas attendu de détails juridiques pour réagir. En quelques séances :

  • Capital One : chute à deux chiffres

  • Citigroup et American Express : environ -7%

  • Visa et Mastercard : près de -5%

Même les acteurs des paiements, pourtant moins exposés directement au risque de crédit, ont été sanctionnés, signe que le marché price un risque systémique, et non une simple baisse de marges.

 

Source: xStation5

💳 Un marché déjà sous tension

Le contexte rend la proposition encore plus explosive :

  • Dette totale sur cartes de crédit > 1 200 milliards USD

  • Hausse continue des créances douteuses (non-performing loans)

  • Une part croissante de la consommation courante est financée par carte de crédit

Dans ce cadre, les taux élevés ne sont pas arbitraires : ils compensent le risque de défaut, les coûts de financement et les pertes sur les portefeuilles les plus fragiles.


⚖️ Un mur juridique… mais pas un frein politique

Sur le plan légal, les obstacles sont immenses :

  • Le président n’a pas l’autorité législative pour imposer un tel plafond.

  • Le Congrès ne voterait jamais une mesure aussi controversée.

  • Un décret présidentiel serait attaqué immédiatement en justice et très probablement annulé.

Cependant, l’expérience récente montre que l’illégalité ou l’inefficacité économique ne constituent pas un frein politique pour l’administration actuelle. Et les marchés, eux, ne peuvent pas ignorer cette détermination.


🧠 Le cœur du problème : le risque de rationnement du crédit

Le PDG de JPMorgan Chase a résumé le danger central :
👉 plafonner les taux, c’est plafonner l’accès au crédit.

Pourquoi ?

  • À 10%, les banques ne peuvent plus absorber les pertes liées aux défauts.

  • Les portefeuilles les plus risqués deviendraient structurellement non rentables.

  • Les établissements seraient contraints de :

    • fermer des comptes,

    • réduire fortement les plafonds,

    • exclure les clients à faible score de crédit.

Les estimations du secteur évoquent des dizaines de millions d’Américains susceptibles de perdre totalement l’accès aux cartes de crédit.


🚨 Un effet pervers massif pour les ménages

Contrairement à l’objectif affiché, cette mesure pourrait aggraver la situation des ménages les plus fragiles :

  • Moins d’accès au crédit traditionnel

  • Report vers des solutions plus chères et moins régulées :

    • payday loans,

    • prêts sur actifs,

    • crédit informel

Résultat : un coût du crédit plus élevé, et non plus bas, pour ceux que la mesure prétend protéger.


📉 Impact macroéconomique et systémique

Du point de vue macroéconomique :

  • Les profits liés aux cartes de crédit pourraient chuter jusqu’à 50%.

  • Pour certains émetteurs spécialisés, le modèle économique serait durablement remis en cause.

  • Le rationnement du crédit pourrait amputer la croissance économique de plusieurs dixièmes de point par an, surtout en phase de ralentissement.

À plus long terme, une telle incertitude réglementaire conduirait à :

  • un gel des décisions d’investissement,

  • une hausse de la prime de risque,

  • un renchérissement global du capital.


🧨 Le vrai danger : l’instabilité des règles

En réalité, le chiffre de 10% est presque secondaire. Le véritable choc pour les marchés est ailleurs :

Le signal que les règles peuvent changer du jour au lendemain, par simple déclaration politique.

C’est précisément ce type d’incertitude que les marchés financiers détestent et pénalisent le plus sévèrement.


FAQ

La mesure a-t-elle une chance d’entrer en vigueur ?
Très faible juridiquement, mais politiquement impossible à ignorer.

Qui serait le plus touché ?
Les banques exposées aux cartes de crédit et les ménages à faible solvabilité.

Les consommateurs bénéficieraient-ils vraiment ?
Probablement non, en raison du rationnement du crédit.

Pourquoi Visa et Mastercard baissent-ils aussi ?
Le marché price un choc systémique et une baisse globale des volumes et de la consommation.

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