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16:01 · 12 janvier 2026

Résultats des banques américaines : le test après 2025

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Points clés
  • Après une année 2025 record, la saison des résultats des banques américaines démarre avec des attentes très élevées.

  • Le consensus vise une croissance de l’EPS d’environ 8% et une NIM de 2.40%.

  • Les investisseurs veulent des chiffres solides, mais surtout un guidance crédible sur revenus, coûts et crédit.

  • Les moteurs clés restent trading, investment banking/M&A et revenu net d’intérêts (NII).

  • Les publications de JPMorgan, Bank of America, Citi, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley serviront de baromètre du consommateur américain.

La saison des résultats financiers aux États-Unis s’ouvre avec les grandes banques, et le marché aborde ce rendez-vous avec une vigilance particulière. Après un 2025 exceptionnel, marqué par des profits et des revenus proches de records historiques, l’enjeu n’est plus seulement de “faire bien”, mais de confirmer que la performance peut durer. Dans un contexte où les actions bancaires ont déjà progressé de 30% à 50% sur l’année précédente, la moindre nuance sur la trajectoire des marges, du crédit ou des revenus de marché peut déclencher des réactions rapides.

🏦 Saison des résultats bancaires : attentes élevées et risque de déception

Un point de départ : 2025 a relevé la barre

L’an dernier a montré que les banques pouvaient aligner plusieurs vents favorables en même temps. D’un côté, la hausse des opérations de banque d’investissement et de conseil a dopé les commissions. De l’autre, le regain de fusions-acquisitions et des volumes élevés sur les marchés ont soutenu les revenus de trading. Enfin, le revenu net d’intérêts (NII) — l’écart entre intérêts perçus sur prêts et coût des dépôts — est resté stable, formant une base robuste pour les résultats.

Mais cette force devient aussi un piège : avec une base de comparaison aussi élevée, “faire aussi bien” ne suffit plus toujours à satisfaire le marché.

Consensus : EPS +8% et NIM 2.40%

Les attentes agrégées se concentrent autour d’une croissance de l’EPS d’environ 8% sur un an, et d’une marge nette d’intérêts (NIM) de 2.40%. Le message est clair : les investisseurs veulent voir une combinaison de solidité opérationnelle et de visibilité.

Dans ce cadre, un dépassement des prévisions nécessitera non seulement des chiffres supérieurs au consensus, mais aussi une communication convaincante sur les perspectives de revenus et de rentabilité. À l’inverse, un léger manque à gagner sur une ligne sensible (NII, trading, provisions) pourrait suffire à provoquer une correction.

📈 Trois tendances à suivre : fees, NII, qualité du crédit

Investment banking et trading : des moteurs qui prennent du poids

Le segment le plus dynamique reste la progression des revenus liés au trading et à l’investment banking. Les banques les plus présentes sur les gros mandats de M&A captent des commissions en hausse lorsque l’activité de transaction s’intensifie. Cette évolution modifie la structure des revenus : la part des activités de marché et de conseil devient plus centrale, ce qui peut accroître la cyclicité, mais aussi l’effet levier lors des périodes favorables.

Les investisseurs chercheront donc des signaux précis : pipeline de deals, tendance des volumes, et capacité à maintenir les niveaux de commissions.

NII/NIM : l’axe “cœur” de la lecture bancaire

Le NII demeure la métrique structurante pour évaluer la puissance bénéficiaire du modèle bancaire traditionnel. Sa stabilité en 2025 a reposé sur l’expansion des encours de prêts et des conditions de marché favorables. Cette saison, les marchés vont disséquer tout ce qui touche aux dépôts (coût, rétention, mix), à la demande de crédit et à la sensibilité des marges.

Même si la banque d’investissement peut surprendre, un message flou sur la trajectoire du NII peut peser sur la valorisation, car il touche au cœur de la capacité à générer des profits récurrents.

Qualité du portefeuille : le “filet de sécurité”

Troisième pilier : la qualité des actifs. Malgré l’augmentation de l’endettement des ménages et des entreprises, les banques ont maintenu des ratios de prêts non performants bas et une solvabilité solide. Pour les investisseurs, c’est la preuve que la croissance des revenus n’a pas été achetée au prix d’un risque de crédit excessif.

Cette saison, le secteur devra confirmer que cette discipline tient, notamment via les provisions, les indicateurs de défaut et les commentaires sur la santé du consommateur américain.

🧾 Banque par banque : où se situent les points de tension

JPMorgan et Bank of America : baromètres de la machine bancaire

JPMorgan Chase reste la référence sectorielle. Le consensus vise un EPS autour de 4.91$ et un chiffre d’affaires de 46.17 Md$. Le marché attend une preuve de résilience sur le NII, mais aussi la capacité à garder une discipline de coûts et à monétiser la dynamique trading/M&A.

Bank of America est vue comme l’un des grands bénéficiaires du NII en 2025. Le consensus table sur 0.96$ d’EPS et 27.55 Md$ de revenus. La lecture clé portera sur l’efficacité opérationnelle, la trajectoire des dépôts et la robustesse du portefeuille de crédit en cas de volatilité macro.

Citigroup, Wells Fargo, Goldman Sachs, Morgan Stanley : exécution et narration

Citigroup demeure en transformation : consensus EPS 1.78$, revenus 20.55 Md$. Les investisseurs jugeront l’équilibre entre investissements (technologie, réorganisation) et maintien des marges sur les segments stratégiques.

Wells Fargo est attendu à 1.66$ d’EPS et 21.6 Md$ de revenus. Ici, la qualité du crédit et la capacité à convertir les améliorations opérationnelles en croissance régulière seront centrales.

Goldman Sachs est attendu à 11.62$ d’EPS et 14.5 Md$ de revenus, avec un focus sur le trading, la contribution du conseil, et le ton du management sur l’allocation de capital (dividendes, rachats, investissements).

Morgan Stanley viserait un EPS de 2.41$ et 17.72 Md$ de revenus, porté par la gestion de fortune et l’asset management. Les investisseurs surveilleront l’effet “stabilité” de ces revenus face à la cyclicité des marchés.


FAQ

Pourquoi la saison des résultats bancaires est-elle si sensible cette fois-ci ?
Parce que 2025 a été exceptionnel et que les banques ont déjà fortement monté en Bourse. Avec une base de comparaison élevée, la moindre déception peut déclencher une correction.

Quelles sont les métriques les plus importantes à suivre ?
Le NII, la NIM, la qualité du crédit (défauts, provisions), et la dynamique investment banking/trading.

Que peuvent révéler ces résultats sur le consommateur américain ?
Les commentaires sur les cartes de crédit, les retards de paiement, la demande de crédit et la stabilité des dépôts donnent des indices précoces sur la santé des ménages.

Pourquoi le guidance compte autant que les chiffres ?
Parce qu’une partie de la valorisation repose sur la continuité des moteurs de 2025. Le marché veut une trajectoire crédible sur revenus, marges et coûts.

Un “bon” trimestre suffit-il à faire monter les actions ?
Pas forcément. Après une hausse de 30% à 50% en 2025, il faut souvent surprendre positivement et rassurer sur l’avenir pour justifier une nouvelle jambe de hausse.

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