- Les futures sur le Dow Jones cèdent environ 0,6% (-292 points) en pré-marché lundi, les futures S&P 500 et Nasdaq 100 perdent respectivement 0,6% et 0,5%.
- Le Brent progresse de 5,1% à 95,02 dollars le baril, le WTI gagne 6,1% à 87,64 dollars, après la reprise du « strict contrôle » du détroit d'Ormuz par l'Iran samedi.
- Les résultats trimestriels de Tesla, Intel, UnitedHealth, RTX et American Express rythment la semaine, avec les PMI flash américains attendus jeudi.
- Les futures sur le Dow Jones cèdent environ 0,6% (-292 points) en pré-marché lundi, les futures S&P 500 et Nasdaq 100 perdent respectivement 0,6% et 0,5%.
- Le Brent progresse de 5,1% à 95,02 dollars le baril, le WTI gagne 6,1% à 87,64 dollars, après la reprise du « strict contrôle » du détroit d'Ormuz par l'Iran samedi.
- Les résultats trimestriels de Tesla, Intel, UnitedHealth, RTX et American Express rythment la semaine, avec les PMI flash américains attendus jeudi.
Environ 300 points. C'est le recul des futures sur le Dow Jones ce lundi matin, alors que Wall Street ouvre la semaine sur fond de nouvelle escalade entre les États-Unis et l'Iran autour du détroit d'Ormuz. Le pétrole flambe, l'or se replie et les grandes publications trimestrielles des géants américains débutent dans les prochains jours.
Pétrole : le Brent au-dessus de 95 dollars sur les tensions avec l'Iran
Un rebond de plus de 5% du Brent après la reprise du contrôle d'Ormuz
Le pétrole efface une partie de sa chute de la semaine dernière. Vers 9h10 GMT ce lundi, le prix du baril de Brent de la mer du Nord progresse de 5,1% à 95,02 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), s'apprécie de 6,1% à 87,64 dollars. Vendredi, les deux références avaient perdu plus de 9% après l'annonce par Téhéran d'une réouverture temporaire du détroit.
Le mouvement traduit une révision rapide de la prime de risque sur l'approvisionnement énergétique mondial. L'Iran a annoncé samedi reprendre le « strict contrôle » du détroit d'Ormuz, en réponse au maintien du blocus des ports iraniens par Washington. Un cargo iranien, le TOUSKA, a été arraisonné dimanche par la marine américaine dans le golfe d'Oman.
Les passages à travers le détroit étaient proches de zéro dimanche. Un navire du groupe français CMA CGM a par ailleurs fait l'objet de tirs de semonce samedi matin. Un cinquième du pétrole mondial transite habituellement par ce goulet d'étranglement, ce qui en fait un point de vulnérabilité stratégique pour les flux énergétiques et la formation des prix.
Un cessez-le-feu fragile qui arrive à échéance cette semaine
La trêve entre les États-Unis et l'Iran doit expirer en milieu de semaine. Donald Trump a menacé dimanche sur Truth Social de viser « toutes les centrales électriques et tous les ponts » en Iran en l'absence d'accord, tout en indiquant que des négociateurs américains devaient se rendre au Pakistan ce lundi pour de nouveaux pourparlers.
La position de Téhéran s'est durcie. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, met en doute le sérieux du processus diplomatique américain et précise qu'aucune décision n'a été arrêtée sur un prochain cycle de discussions. Sans accord, les prix du brut pourraient poursuivre leur hausse, avec un risque de pénurie qui s'accroît à mesure que le détroit reste fermé.
Le niveau actuel des cours, qui reste sous les sommets de 110 dollars atteints pendant le conflit, suggère que les investisseurs continuent d'intégrer un scénario central de désescalade à moyen terme. La volatilité du pétrole brut demeure toutefois élevée, avec des amplitudes quotidiennes de 5 à 10% qui pèsent sur toutes les classes d'actifs sensibles aux matières premières.
Wall Street et or : la correction géopolitique
Les futures américains en net repli avant l'ouverture
Vers 13h30 heure de Paris ce lundi, les futures sur le Dow Jones perdent 292 points, soit 0,6%. Les futures S&P 500 cèdent 40 points (-0,6%) et les futures Nasdaq 100 reculent de 138 points (-0,5%). Wall Street entame la semaine sur une note prudente après une clôture de vendredi qui avait propulsé les trois principaux indices américains à des records.
La semaine précédente, le S&P 500 et le Nasdaq Composite avaient gagné respectivement 4,5% et près de 7%, portés par l'espoir d'un accord rapide avec Téhéran et la réouverture du détroit. Le Nasdaq avait aligné treize séances consécutives de hausse, une série inédite depuis 1992. Ce positionnement acheteur très étendu rend l'indice vulnérable à toute correction courte.
Adam Crisafulli, de Vital Knowledge, estime que les nouvelles du week-end ont été négatives mais que le processus global reste orienté vers une désescalade. D'autres observateurs soulignent la difficulté à intégrer un scénario de guerre ouverte après la remontée récente vers les sommets historiques. Les investisseurs surveilleront de près les déclarations officielles au cours des 48 prochaines heures, à l'approche de l'échéance du cessez-le-feu.
L'or se replie sous 4 810 dollars l'once
L'or au comptant cède 0,5% à 4 807,42 dollars l'once ce lundi, tandis que les contrats à terme reculent de 1,1% à 4 827,36 dollars. Le métal jaune reste enfermé dans un corridor de 4 700 à 4 900 dollars établi depuis deux semaines. Sur un mois, le prix progresse néanmoins de plus de 6%.
La combinaison d'un dollar plus ferme et d'une remontée des anticipations d'inflation, nourrie par le rebond du brut, pèse sur l'attrait de l'or pour les acheteurs étrangers. La probabilité d'un resserrement monétaire supplémentaire, mécaniquement défavorable aux actifs non rémunérateurs, reprend de l'importance dans les valorisations du métal précieux.
Depuis le début du conflit à la fin février, l'or affiche une performance négative d'environ 10%. Le métal jaune n'a donc pas joué son rôle classique de valeur refuge sur la période, plombé par la hausse des taux réels et la remontée du billet vert face à l'euro et au yen. Les investisseurs en quête de couverture ont privilégié d'autres vecteurs, notamment les ETF sectoriels défensifs et les obligations courtes libellées en dollar.
Une semaine chargée en résultats aux États-Unis
Tesla, Intel et UnitedHealth au premier rang des publications
Les projecteurs se tournent vers les comptes trimestriels des grandes capitalisations américaines. Le fabricant de puces Intel, le géant de la santé UnitedHealth, le groupe de défense RTX Corporation, le fournisseur de cartes American Express et le constructeur automobile Tesla figurent parmi les principaux rendez-vous des prochains jours. Les bénéfices du S&P 500 sont attendus en hausse de 13,2% sur le premier trimestre, soit un sixième trimestre consécutif de croissance à deux chiffres pour l'indice.
Le producteur d'acier américain Cleveland-Cliffs a ouvert le bal avec un chiffre d'affaires du premier trimestre supérieur aux attentes, soutenu par une remontée des prix de vente moyens. La publication renforce l'hypothèse d'une demande industrielle résiliente malgré les tensions géopolitiques et les perturbations logistiques liées à la fermeture d'Ormuz.
Les guidances des directions générales seront scrutées sur l'effet du conflit sur les coûts d'approvisionnement, les marges et les chaînes logistiques. Les groupes de défense comme RTX, General Dynamics et Northrop Grumman bénéficient mécaniquement de dépenses militaires accrues, tandis que Tesla et les équipementiers automobiles subissent la hausse des coûts énergétiques et des matières premières.
PMI flash jeudi pour jauger l'économie américaine
Les indicateurs économiques complètent le calendrier de la semaine. Les indices PMI flash manufacturier et des services d'avril sont publiés jeudi, après un affaiblissement de l'activité en mars. Les données sur les ventes de logements en attente sont attendues le même jour aux États-Unis.
Ces publications fournissent un baromètre précoce de l'activité américaine face au choc pétrolier. Un ralentissement marqué de la composante services, la plus sensible à la consommation des ménages, confirmerait le risque de transmission de la hausse des carburants à l'économie réelle. À l'inverse, une résistance de l'activité maintiendrait la Réserve fédérale dans une posture restrictive.
Lukman Otunuga, responsable de la recherche de marché chez FXTM, estime que la combinaison des développements géopolitiques, des données macroéconomiques et des publications trimestrielles des grandes entreprises technologiques pourrait entraîner des mouvements brusques sur toutes les classes d'actifs. Prochaine échéance clé, mercredi à minuit, avec la fin théorique du cessez-le-feu entre Washington et Téhéran.
❓ FAQ
Pourquoi le pétrole grimpe-t-il brutalement ce lundi ? Le Brent gagne 5,1% et le WTI 6,1% après la décision de l'Iran, samedi, de reprendre le contrôle du détroit d'Ormuz. Les passages maritimes par le détroit étaient proches de zéro dimanche, ce qui fait remonter la prime de risque géopolitique sur les cours et tire à la hausse l'ensemble des produits raffinés.
Qu'est-ce que le détroit d'Ormuz ? Il s'agit d'un bras de mer entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial. Sa fermeture ou son contrôle par un acteur hostile perturbe les flux d'approvisionnement en brut et en gaz naturel liquéfié, avec un effet direct sur les cours des matières premières énergétiques et sur les prix à la pompe.
Comment s'exposer au secteur énergétique en bourse ? Plusieurs vecteurs existent pour un investisseur particulier : les actions des compagnies pétrolières intégrées (TotalEnergies, Shell, BP, ExxonMobil, Chevron), les titres d'équipementiers parapétroliers, ou les ETF sectoriels répliquant un panier de valeurs énergétiques mondiales. Les fonds diversifiés sur les matières premières offrent également une exposition indirecte à l'évolution des prix du brut.
Quels résultats d'entreprises surveiller cette semaine ? Cinq publications majeures rythment la semaine aux États-Unis : Tesla (automobile), Intel (semi-conducteurs), UnitedHealth (santé), RTX Corporation (défense) et American Express (services financiers). Ces publications donneront des indications sur la capacité des grandes capitalisations américaines à absorber le choc énergétique et à préserver leurs marges dans un environnement géopolitique dégradé.
Pourquoi l'or baisse-t-il malgré les tensions géopolitiques ? Deux facteurs pèsent sur le métal jaune : la remontée du dollar, qui renchérit l'or pour les acheteurs étrangers, et le rebond des anticipations d'inflation lié à la hausse du brut, qui alimente les paris sur un resserrement monétaire supplémentaire. Depuis le début du conflit à fin février, l'or a reculé d'environ 10%, ce qui contraste avec son rôle historique de valeur refuge.
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