- BPCE ouvre le paiement en ligne avec Wero à 500 000 clients des Banque Populaire et Caisse d'Epargne début mai, avec une généralisation à 13 millions de clients d'ici l'été.
- La solution européenne, soutenue par un consortium de banques du continent, cherche à concurrencer Visa, Mastercard, PayPal et Apple Pay.
- Un déploiement dans les points de vente physiques est prévu à partir de 2027, avec l'objectif d'atteindre 130 millions d'utilisateurs européens.
- BPCE ouvre le paiement en ligne avec Wero à 500 000 clients des Banque Populaire et Caisse d'Epargne début mai, avec une généralisation à 13 millions de clients d'ici l'été.
- La solution européenne, soutenue par un consortium de banques du continent, cherche à concurrencer Visa, Mastercard, PayPal et Apple Pay.
- Un déploiement dans les points de vente physiques est prévu à partir de 2027, avec l'objectif d'atteindre 130 millions d'utilisateurs européens.
500 000 clients dès début mai. Le groupe BPCE a annoncé ce lundi 20 avril le lancement du paiement en ligne via Wero pour les détenteurs d'un compte Banque Populaire ou Caisse d'Epargne, avec une généralisation progressive à l'ensemble des 13 millions de clients connectés aux services numériques du groupe d'ici l'été.
Cette bascule marque l'entrée effective de la solution européenne sur le terrain du e-commerce français, jusqu'ici chasse gardée des réseaux Visa, Mastercard et de l'américain PayPal.
Wero accélère sur le e-commerce français
Un déploiement progressif à partir de mai 2026
Les premières transactions e-commerce ont été réalisées avec l'École du ski français (ESF), qui intègre Wero sur sa plateforme de réservation de séjours. Le groupe BPCE ouvre parallèlement son offre acquéreur aux marchands, ce qui permet aux commerçants de proposer Wero comme mode de règlement sur leurs sites.
Le calendrier fixé par BPCE prévoit une ouverture à 500 000 clients début mai, puis une extension au reste du parc avant la fin de l'été. D'autres banques du consortium EPI (European Payments Initiative) devraient intégrer cette fonctionnalité fin juin et début juillet, selon les déclarations de Ludovic Francesconi, directeur stratégie d'EPI. Les banques actionnaires d'EPI se sont engagées à être prêtes au second semestre 2026.
Côté commerçants, plusieurs enseignes ont déjà annoncé leur intégration prochaine de la solution : la SNCF, le site de ventes privées Veepee et l'opérateur Orange figurent parmi les premiers à se positionner. Le rythme d'adoption côté marchands conditionne largement le succès du dispositif, puisqu'un moyen de paiement n'a d'intérêt qu'à condition d'être accepté par un nombre significatif de points d'achat.
Une solution déjà opérationnelle en Allemagne et en Belgique
Wero a d'abord été lancé en France en 2024 sur le segment des virements entre particuliers, avec la possibilité d'envoyer de l'argent à un proche via son numéro de téléphone, sans frais. L'application a remplacé Paylib en 2025 sur le marché français et revendiquait fin 2025 environ 45 millions de clients connectés, dont 11 millions d'utilisateurs réguliers selon les chiffres communiqués par BNP Paribas.
Le paiement en ligne a été ouvert en Allemagne fin 2025, puis en Belgique début 2026. La France devient donc le troisième pays à basculer sur ce cas d'usage, après une phase de tests techniques réalisée au premier trimestre. Sur douze mois, Wero enregistre environ 50 millions d'opérations entre particuliers pour un montant total de 3 milliards d'euros, selon des données communiquées fin 2025 par Yves Tyrode, directeur général Digital & Payments du groupe BPCE.
Le périmètre européen de Wero s'étend par ailleurs via des partenariats d'interopérabilité avec les solutions de paiement nationales déjà installées : Bizum en Espagne, Bancomat en Italie, SIBS MB Way au Portugal ou encore Vipps MobilePay en Scandinavie. L'ambition affichée est de couvrir 130 millions d'Européens à l'horizon 2027.
Une offensive contre Visa, Mastercard et Apple Pay
La souveraineté des paiements comme levier stratégique
« L'enjeu est majeur, au moment où la souveraineté des paiements devient un levier stratégique de l'économie », a déclaré Yves Tyrode dans le communiqué publié lundi par BPCE. Le positionnement s'inscrit dans un contexte de tensions commerciales renouvelées avec les États-Unis, qui pousse les acteurs bancaires européens à développer des alternatives aux infrastructures américaines.
Les chiffres de dépendance parlent d'eux-mêmes : six transactions européennes sur dix passent aujourd'hui par des infrastructures américaines (Visa, Mastercard, PayPal), selon les données récentes de la Commission européenne. Le manque à gagner pour les banques européennes, combiné aux coûts d'interchange versés aux réseaux de cartes américains, constitue un argument économique parallèle à l'argument politique.
EPI rassemble les principales banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, BPCE, Crédit Mutuel, La Banque Postale) ainsi que plusieurs banques allemandes, belges et néerlandaises. Cette composition lui confère une base de clients théoriquement supérieure à 200 millions de comptes dans la zone euro, sans compter les partenariats d'interopérabilité en cours.
Le défi du sans contact et des points de vente physiques
Le véritable test viendra du déploiement en magasin physique, prévu à partir de 2027. Huit transactions électroniques sur dix sont réalisées dans un point de vente physique, ce qui place ce segment au cœur de la bataille concurrentielle avec Apple Pay et Google Pay. Selon les projections de BPCE, le paiement mobile sans contact via Wero sera opérationnel dès l'automne 2026 pour une première phase.
La technologie actuelle repose sur le QR code, ce qui constitue un handicap face au sans contact NFC popularisé par Apple Pay. Geoffrey Laloux, spécialiste des paiements chez Square Management, souligne que Wero devra offrir la même expérience utilisateur que les wallets américains pour espérer s'imposer. Une bascule vers le sans contact natif est prévue par le consortium EPI, sans calendrier précis communiqué à ce stade.
La concurrence ne vient pas uniquement des acteurs américains. L'euro numérique de détail, porté par la Banque centrale européenne, constitue un projet parallèle avec un calendrier cible fixé à 2029 pour une émission au grand public. La phase pilote est attendue courant 2027. EPI et la Fédération bancaire française se sont opposés à plusieurs reprises à ce projet, qu'ils jugent concurrent des investissements privés déjà engagés. Les banques européennes évaluent entre 4 et 5,8 milliards d'euros le coût de mise en œuvre de l'euro numérique pour le secteur, selon un rapport de la BCE, un montant porté à près de 18 milliards d'euros selon les estimations de la Fédération bancaire française.
Le Parlement européen doit se prononcer début mai 2026 sur le cadre législatif de l'euro numérique, après un premier feu vert de principe accordé en février. Le rapporteur du projet au Parlement, Fernando Navarrete, plaide pour un soutien accru aux initiatives privées plutôt que pour le financement public de l'euro numérique. Rendez-vous dans les premiers jours de mai pour le vote européen.
❓ FAQ sur Wero
Qu'est-ce que Wero exactement ? Wero est un portefeuille de paiement numérique européen développé par le consortium EPI (European Payments Initiative), qui regroupe les principales banques françaises, allemandes, belges et néerlandaises. La solution permet d'envoyer de l'argent entre particuliers via un numéro de téléphone et, depuis 2025-2026, de régler des achats en ligne sur certains sites marchands partenaires. Le paiement s'effectue directement depuis le compte bancaire, sans passer par une carte.
Quelle différence entre Wero et l'euro numérique ? Wero est une solution privée portée par les banques commerciales, fondée sur des transferts de compte à compte en temps réel. L'euro numérique, porté par la BCE, serait une monnaie de banque centrale, directement émise par l'institution, équivalente numérique des espèces. L'euro numérique est attendu en 2029, soit plusieurs années après le déploiement complet de Wero.
Quels commerçants acceptent Wero en France ? À ce jour, l'École du ski français (ESF) figure parmi les premiers partenaires effectifs. La SNCF, Veepee et Orange ont annoncé leur intégration à venir. D'autres enseignes devraient suivre au fil de 2026, à mesure que le consortium EPI ouvre son offre acquéreur aux commerçants.
Comment s'exposer au secteur des paiements européens en bourse ? Plusieurs vecteurs d'exposition existent pour un investisseur particulier : les actions des banques françaises et européennes membres du consortium EPI (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, ING, Deutsche Bank), les ETF sectoriels couvrant les valeurs financières européennes, ou encore les titres de groupes technologiques spécialisés dans les infrastructures de paiement. Le sujet de la souveraineté européenne dans les paiements constitue une thématique d'investissement structurante pour les prochaines années.
Wero va-t-il remplacer la carte bancaire ? Non, pas à court terme. Wero s'ajoute aux moyens de paiement existants et ne remplace ni la carte bancaire physique ni les wallets américains comme Apple Pay. L'objectif affiché du consortium est d'offrir une alternative européenne et de reprendre des parts de marché sur un segment aujourd'hui dominé à 60 % par les acteurs américains, sans pour autant viser une substitution totale.
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