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13:51 · 27 mars 2026

À la mi-séance | Les actions européennes reculent face aux craintes d'un conflit au Moyen-Orient

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En ce vendredi après-midi, le sentiment des marchés est dominé par la crainte d’une nouvelle escalade militaire en Iran. Le renforcement des forces américaines dans le golfe Persique devrait s’intensifier, et les marchés s’inquiètent de plus en plus de voir l’Arabie saoudite s’impliquer dans une éventuelle offensive menée par les États-Unis et Israël. Un tel scénario constituerait une escalade extrême, susceptible d’entraîner des frappes réciproques contre des infrastructures critiques dans toute la région, des centrales électriques aux usines de dessalement. Les marchés ont largement ignoré la déclaration faite hier par Donald Trump, qui a annoncé dans la nuit que la période de non-agression envers les infrastructures énergétiques iraniennes avait été prolongée de 10 jours supplémentaires, jusqu’au 4 avril.

Les actions européennes sont sous pression, avec des baisses généralisées sur l’ensemble des principaux indices. L’Euro Stoxx 50 recule de plus de 1,3 %, tandis que le DAX allemand chute de plus de 1,5 %. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a averti hier que les marchés sous-estimaient peut-être l’ampleur du choc énergétique qui se répercute progressivement sur l’économie mondiale. Elle a souligné que l’Europe pourrait être particulièrement exposée via les marchés de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les intrants critiques tels que l’hélium, qui est essentiel à la production de semi-conducteurs. Mme Lagarde a également noté que ce choc pourrait persister pendant des années, l’ajustement économique se déroulant progressivement. L'industrie lourde européenne, ainsi que des secteurs tels que la chimie et la logistique, semblent particulièrement vulnérables à un éventuel ralentissement induit par la hausse des prix du pétrole et du gaz.

  • Le secteur cyclique des médias figure parmi les moins performants aujourd'hui, les entreprises européennes de ce segment reculant en moyenne d'environ 3 %. CTS Eventim est sous les feux de l'actualité, son titre ayant plongé de 16 % à la suite de perspectives annuelles décevantes.
  • Les marchés restent très sensibles aux informations faisant état d’une nouvelle escalade militaire, notamment à la possibilité d’un renforcement de l’engagement des troupes terrestres américaines dans la région. À l’approche du week-end, les investisseurs réduisent clairement leur exposition au risque.
  • Le détroit d’Ormuz reste au centre de l’attention des marchés mondiaux. De l’avis des acteurs du marché, seuls des progrès tangibles vers la réouverture du détroit permettraient d’améliorer durablement le sentiment.
  • L'impact économique du conflit est de plus en plus visible dans les données macroéconomiques, les chiffres récents indiquant un ralentissement marqué de l'activité du secteur privé en mars. Cela renforce les inquiétudes concernant la combinaison d'une croissance plus faible et de pressions inflationnistes croissantes.
  • Les marchés des taux d'intérêt ont également réévalué leurs anticipations concernant la BCE. La probabilité d'une hausse des taux en avril est passée à environ 71 %, alors qu'avant le déclenchement du conflit, on ne prévoyait aucune hausse pendant la majeure partie de l'année.
  • La hausse des rendements obligataires exerce une pression supplémentaire sur les actions, le rendement du Bund allemand à 10 ans ayant atteint son plus haut niveau depuis 2011, ce qui réduit l’attrait relatif des actions et augmente le coût du capital.
  • Dans un contexte de faiblesse générale du marché, Pernod Ricard se démarque, gagnant environ 3 % après avoir confirmé des discussions concernant une fusion potentielle avec Brown-Forman, propriétaire de Jack Daniel’s.
  • AstraZeneca affiche également une surperformance, son titre progressant de 3,4 % après que son traitement respiratoire expérimental, le Tozorakimab, a atteint ses critères d’évaluation principaux lors de deux essais cliniques de phase avancée, soutenant ainsi l’ensemble du secteur de la santé.
  • Dans l’ensemble, la séance reflète une tendance constante : les investisseurs réduisent leur exposition au risque, les rendements obligataires augmentent, et les principaux vecteurs de transmission des tensions géopolitiques vers les marchés restent les prix de l’énergie, les anticipations d’inflation et la politique des banques centrales.
  • En début de semaine, le STOXX 600 s'est brièvement approché d'une zone de correction, reculant d'environ 10 % par rapport à son pic de février. Toutefois, les commentaires ultérieurs de Donald Trump concernant une éventuelle prolongation du délai de réouverture du détroit d'Ormuz ont contribué à stabiliser partiellement le sentiment du marché.

Graphiques : DE40 et NASDAQ 100 (intervalle D1)

Source: xStation5

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