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Le cours du yen chute à 161,80 pour un dollar, son plus bas niveau depuis deux ans.
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Les contrats à terme américains reculent sous la pression du secteur technologique (Nasdaq 100 à -1,0%).
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L'once d'or perd 1,9% à 4 130 dollars sous l'effet d'un billet vert dominateur.
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Le cours du yen chute à 161,80 pour un dollar, son plus bas niveau depuis deux ans.
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Les contrats à terme américains reculent sous la pression du secteur technologique (Nasdaq 100 à -1,0%).
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L'once d'or perd 1,9% à 4 130 dollars sous l'effet d'un billet vert dominateur.
Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient pèsent ce vendredi matin sur les indices internationaux, effaçant l'optimisme des séances précédentes. Le cours du yen retient particulièrement l'attention, frôlant un seuil technique inédit depuis 1986 face au dollar. Dans ce contexte de prudence, les investisseurs se détournent des actions technologiques, tandis que le cours de l'or subit une correction brutale.
L'aversion au risque gagne Wall Street et l'Europe
Les valeurs technologiques sous pression
Les contrats à terme américains annoncent une ouverture dans le rouge à Wall Street, restituant une partie des gains de la veille. Le Nasdaq 100 mène ce repli avec une baisse de 1,0% en pré-marché. Les petites capitalisations cèdent également du terrain, le Russell 2000 abandonnant 0,9%, suivi par le S&P 500 (-0,7%) et le Dow Jones (-0,45%).
Ce mouvement de repli trouve sa source dans le regain des tensions au Moyen-Orient. Téhéran exige la mise en œuvre vérifiée du récent protocole d'accord avant de poursuivre les négociations diplomatiques. En parallèle, les frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 16 morts, poussant le vice-président américain JD Vance à annuler son déplacement en Suisse. De son côté, le Pentagone réclame une enveloppe supplémentaire de 80 milliards de dollars pour financer les dépenses liées à ce conflit.
En Europe, la tendance s'annonce neutre avant les premiers échanges de 9h00. Les contrats à terme sur l'Euro Stoxx 50 évoluent à l'équilibre parfait. Outre-Manche, le paysage politique se recompose avec la victoire d'Andy Burnham à l'élection partielle de Makerfield. Ce dernier a récolté 24 927 voix, devançant le candidat de Reform UK de plus de 9 000 suffrages, et prépare un défi ouvert au Premier ministre Keir Starmer.
Matières premières : chute du cours de l'or
Sur le marché des métaux précieux, les vendeurs reprennent la main. Le cours de l'or encaisse une troisième séance consécutive de baisse, plongeant de 1,9% à 4 130 dollars l'once. Ce recul s'explique par la hausse des rendements réels américains et par la force persistante de la monnaie américaine.
Le métal gris subit une correction encore plus marquée. Les contrats sur l'argent dévissent de 3,4% pour s'établir à 63,50 dollars l'once. Le billet vert maintient son hégémonie, l'indice Dollar s'appréciant de 0,2%. Sur le marché des changes, l'euro recule de 0,3% face au dollar, la paire EURUSD s'échangeant à 1,1422.
Du côté de l'énergie, la volatilité s'apaise temporairement. Les contrats à terme sur le Brent de la mer du Nord s'adjugent 0,7%, atteignant 79,80 dollars le baril. En parallèle, les contrats sur le gaz naturel se stabilisent avec une légère baisse de -0,15%, digérant le pic provoqué jeudi par la publication des stocks américains.
Séance agitée pour les marchés asiatiques et le cours du yen
Prises de bénéfices sur la Bourse de Tokyo et le KOSPI
Les places financières asiatiques ont effacé leurs gains matinaux. L'indice sud-coréen KOSPI a connu de fortes variations, inscrivant un record absolu à 9 385,59 points avant de clôturer en baisse de 0,6%. Les géants des semi-conducteurs affichent des directions opposées : Samsung perd 2,0%, tandis que SK Hynix conserve une avance de 2,0%.
Le secteur automobile sud-coréen s'ajuste également. Le titre Hyundai cède 1,0% après l'annonce de son intention d'acquérir les 9,65% restants de Boston Dynamics auprès de SoftBank. Au Japon, la Bourse de Tokyo freine sa course. Les contrats à terme sur le Nikkei 225 chutent de 1,3%. Les volumes d'échanges asiatiques restent toutefois limités par la fermeture de la Chine continentale et de Hong Kong.
En Australie, l'indice ASX 200 recule de 0,5%, plombé par les dégagements sur le groupe minier BHP, qui anticipe d'importants dépassements de coûts sur son projet de potasse au Canada. Le reste de la région suit la même trajectoire baissière : l'indice singapourien abandonne 0,8% et le Nifty 50 indien perd également 0,8%.
La Banque du Japon face à l'effondrement de sa devise
Sur le marché des devises, le cours du yen franchit le seuil des 161,00 contre le dollar. La devise nippone tombe à 161,80, son plus bas niveau depuis juillet 2024. Le franchissement éventuel des 161,96 renverrait la monnaie japonaise à sa plus faible valorisation depuis 1986. Le franc suisse affiche de son côté la plus forte baisse parmi les monnaies européennes, la paire USDCHF grimpant de 0,6%.
L'inflation japonaise atteint 1,5% en glissement annuel en mai, au-dessus des prévisions (1,4%), mais reste sous l'objectif de la Banque du Japon. L'indice de base tombe à 1,8%, un plancher depuis septembre 2022. Cette modération résulte directement des subventions sur les carburants instaurées par la Première ministre Sanae Takaichi, qui font baisser le prix de l'essence de 7% sur un an.
La politique monétaire nippone se durcit face à ces pressions. Les tensions sous-jacentes augmentent avec l'accélération des prix à la production et la faiblesse de la devise qui renchérit les importations. La BoJ, qui a porté son taux directeur à 1,00% en début de semaine, se prépare à de nouvelles interventions. La ministre des Finances, Satsuki Katayama, a prévenu le G7 que Tokyo prendrait des mesures directes, après avoir déjà mobilisé 70 milliards de dollars en mai pour soutenir le cours du yen.
❓ FAQ
Qu'est-ce qui explique la faiblesse persistante du cours du yen ? La devise japonaise souffre de l'écart de rendement entre la dette américaine et les obligations nippones. Malgré la hausse du taux de la Banque du Japon à 1,00%, ce différentiel de politique monétaire pousse les investisseurs à vendre le yen au profit du dollar.
Pourquoi le cours de l'or baisse-t-il dans un contexte de tensions géopolitiques ? Généralement soutenu par l'incertitude, le métal jaune subit la pression de la hausse des rendements réels aux États-Unis et de l'appréciation continue du dollar. Un billet vert fort rend l'achat de l'once plus coûteux pour les investisseurs internationaux.
Quels facteurs freinent actuellement la Bourse de Tokyo et les marchés asiatiques ? Les places boursières de la région pâtissent des prises de bénéfices sur les valeurs technologiques et de la prudence globale des investisseurs. Les incertitudes géopolitiques limitent l'appétit pour le risque, provoquant des dégagements sur les actions après les récents records intraday.
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