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Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur l'impossibilité de rechercher des articles protégés dans ses bases de données.
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Des milliards de conversations ChatGPT auraient été effacées ou rendues inaccessibles pour dissimuler l'utilisation des contenus de la presse.
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Les plaignants réclament des sanctions judiciaires et le remboursement de leurs frais d'avocats par la justice fédérale de Manhattan.
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Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur l'impossibilité de rechercher des articles protégés dans ses bases de données.
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Des milliards de conversations ChatGPT auraient été effacées ou rendues inaccessibles pour dissimuler l'utilisation des contenus de la presse.
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Les plaignants réclament des sanctions judiciaires et le remboursement de leurs frais d'avocats par la justice fédérale de Manhattan.
Le bras de fer judiciaire entre les géants de la presse et l'industrie de l'intelligence artificielle franchit un nouveau palier ce jeudi à Manhattan. Le New York Times et le New York Daily News accusent formellement OpenAI d'avoir sciemment détruit des preuves dans le litige tentaculaire qui les oppose sur l'exploitation des contenus éditoriaux. Cette escalade expose directement le créateur de ChatGPT, soutenu massivement par la société derrière l'action Microsoft, à de lourdes sanctions fédérales.
Dissimulation de preuves : l'étau se resserre sur OpenAI
Des recherches internes cachées à la justice
Les plaignants affirment que l'entreprise californienne a volontairement trompé le tribunal fédéral de Manhattan. Les équipes juridiques d'OpenAI avaient initialement plaidé l'incapacité technique de scruter leurs grands modèles linguistiques. Cette ligne de défense visait à justifier l'impossibilité de prouver l'intégration des articles de presse dans l'entraînement des algorithmes.
Un récent témoignage d'un employé d'OpenAI contredit directement cette version officielle. Ce salarié a admis sous serment que de multiples requêtes ont bien été exécutées pour retrouver le contenu spécifique des éditeurs. Ian Crosby, avocat principal du quotidien new-yorkais, dénonce un mensonge orchestré depuis plus de deux ans pour flouer les juges et le public.
La direction d'OpenAI prétendait que ces vérifications s'avéraient fastidieuses et contraires au respect de la vie privée des utilisateurs. Les documents déposés démontrent pourtant que des recherches internes ont été lancées avant même le dépôt de la plainte initiale. Les représentants de l'entreprise n'ont pas répondu aux demandes d'explications formulées à la suite de ces révélations.
La suppression massive des journaux de requêtes
L'accusation porte également sur la destruction présumée de preuves numériques. Le groupe de presse indique qu'OpenAI a effacé des milliards de conversations ChatGPT ciblées. D'autres registres informatiques auraient été rendus inaccessibles à toute recherche par les équipes techniques.
Ces historiques auraient pu démontrer la restitution d'articles par les algorithmes de la plateforme. Pour compenser ce préjudice, les journaux exigent que le tribunal reconnaisse officiellement l'utilisation abusive de leurs œuvres. Ils demandent par ailleurs le remboursement intégral des honoraires d'avocats engagés pour démontrer cette gestion opaque.
Ce recours intervient dans un cadre plus large de contestation des pratiques de l'industrie technologique. La procédure cible non seulement OpenAI, mais aussi son principal bailleur de fonds, le groupe coté dont dépend l'action Microsoft. La plainte de 2023 reproche à ces deux entités l'utilisation non autorisée de millions d'articles pour alimenter leurs services.
Un front judiciaire élargi contre l'industrie technologique
L'offensive des créateurs de contenus
Le New York Times et le New York Daily News ne mènent pas cette bataille de manière isolée. Cette affaire s'intègre dans une longue série de poursuites engagées par divers titulaires de droits d'auteur à travers les États-Unis. Des auteurs, des artistes plasticiens et des maisons de disques attaquent frontalement les concepteurs de systèmes automatisés.
Les plaintes visent des entreprises de premier plan telles qu'OpenAI, Anthropic et Meta Platforms. Les plaignants accusent ces groupes d'avoir siphonné des volumes massifs d'œuvres intellectuelles. Ces bases de données littéraires ou artistiques ont servi à entraîner les systèmes de génération sans rémunération ni accord préalable.
Les tribunaux doivent évaluer si l'ingestion de ces œuvres par les algorithmes d'apprentissage constitue une violation caractérisée des droits d'auteur. Le marché surveille l'impact financier de ces litiges sur les valorisations boursières, poussant les gérants à réévaluer le risque réglementaire au sein des ETF technologiques. L'issue de ces plaintes déterminera le coût d'acquisition des futures données d'entraînement pour l'ensemble du secteur.
Microsoft en ligne de mire
Le rôle des partenaires financiers et techniques occupe une place prépondérante dans le dossier. Microsoft se trouve directement impliqué dans la plainte déposée en 2023 par le groupe de presse new-yorkais. La multinationale opère en tant que bailleur de fonds principal et fournisseur d'infrastructures de calcul.
Le grand modèle linguistique qui propulse ChatGPT repose sur les investissements et les serveurs du groupe technologique. L'intégration de ces algorithmes dans les propres outils de la firme accentue son exposition juridique. Les éditeurs reprochent à ces deux acteurs une exploitation commerciale conjointe de leurs contenus.
Une condamnation pour destruction de preuves pèserait lourdement sur la défense de ces groupes. La reconnaissance d'une faute intentionnelle dans la gestion des historiques affaiblirait leur position face aux juges. La justice fédérale statuera prochainement sur les demandes de sanctions formulées ce jeudi.
❓ FAQ
Quelles sont les accusations du New York Times contre OpenAI ? Le quotidien accuse OpenAI d'avoir menti au tribunal fédéral de Manhattan sur son incapacité à rechercher des contenus protégés par les droits d'auteur dans ses modèles linguistiques. L'entreprise aurait également supprimé des milliards de conversations ChatGPT pour masquer ses traces.
Comment la plainte affecte-t-elle l'action Microsoft ? Microsoft, en tant que principal bailleur de fonds d'OpenAI, est co-accusé dans la plainte initiale de 2023 pour utilisation non autorisée de millions d'articles. Le risque juridique lié aux droits d'auteur pèse sur la perception des investisseurs concernant la rentabilité des projets liés à l'intelligence artificielle.
Comment s'exposer au secteur technologique en bourse ?
L'exposition aux valeurs technologiques américaines impliquées dans l'intelligence artificielle s'opère par l'achat d'actions en direct ou via des fonds indiciels ciblant les indices américains comme le Nasdaq 100.
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