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13:52 · 19 mai 2026

Graphique du jour : La devise la plus forte de 2026, éclipsée par un scandale (19/05/2026)

Points clés
Points clés
  • Le real brésilien reste la devise la plus performante au monde en 2026*.
  • Cependant, la semaine dernière a été rythmée par un scandale politique et un affaiblissement significatif de la devise.
  • Les taux d'intérêt de la Banque centrale du Brésil restent très élevés, y compris en termes réels.
  • Le pays profite également de la hausse des prix du pétrole.

La devise la plus performante de 2026*, le real brésilien, a été mise à mal la semaine dernière, enregistrant sa plus forte baisse face au dollar américain depuis octobre 2025.

Graphique 1 : USDBRL (29/10/2024 - 19/05/2026)

Source: xStation, 19/05/2026

* Le kwacha zambien, le rouble russe et le colón costaricain occupent une place plus élevée dans le tableau de bord, mais ne font pas partie des devises que nous analysons régulièrement.

Qu'est-ce qui se cache derrière une évolution aussi significative ?

La raison de la dépréciation du real réside principalement dans les enregistrements et les informations publiés par The Intercept Brazil, qui mettent en cause Flavio Bolsonaro, sénateur et candidat de droite à la présidence pour les élections d'octobre. Selon ces documents, Flavio aurait exigé des millions de dollars de Daniel Vorcaro, ancien PDG de Banco Master. Le montant total des transactions faisant l'objet d'une enquête est estimé à plus de 25 millions de dollars.

Selon Bolsonaro, cet argent était destiné à financer un biopic sur son père emprisonné, Jair Bolsonaro, l'ancien président du pays. Flavio affirme qu'il s'agissait d'un financement 100 % privé d'un projet privé, Vorcaro et Banco Master ne devant recevoir aucune faveur politique en échange.

La police fédérale et la Cour suprême se sont immédiatement saisies de l'affaire, ce qui – malgré les explications de Bolsonaro – a entraîné une baisse de sa cote de popularité. Flavio était pourtant en pleine ascension depuis quelque temps. Depuis début mai, il était donné favori pour remporter l'élection selon les cotes de la plateforme Polymarket, devançant également Lula dans la plupart des sondages.

Le marché perçoit un certain risque dans la probabilité accrue d’une victoire de Lula, le leader de la gauche. L’absence de consolidation budgétaire, même progressive, compte tenu d’un déficit budgétaire qui dépasse 8 % du PIB depuis maintenant trois ans, semble problématique. Le marché semble avoir partiellement intégré ces inquiétudes, ce qui a permis au real de rebondir en début de semaine.

Quels sont les facteurs qui soutiennent le real ?

Des taux d'intérêt élevés

La Banque centrale du Brésil a déjà procédé à deux baisses de taux au cours du cycle actuel, mais le taux de référence reste à un niveau très élevé (14,5 %), ce qui permet à la monnaie de tirer parti du carry trade. Si de nouvelles baisses ne peuvent être exclues dans les mois à venir, leur ampleur devrait être limitée en raison des anticipations d'inflation non ancrées et d'une politique budgétaire accommodante. Cela pourrait permettre au real de continuer à bénéficier du carry trade.

Position d'exportateur net de pétrole

Le Brésil est l'un des plus grands producteurs de pétrole au monde (environ 4,2 millions de barils par jour). Si une partie de cette production est consommée sur le marché intérieur, l'excédent est suffisamment important pour faire du pays un acteur majeur sur la scène mondiale, générant plus de 55 milliards de dollars de recettes annuelles grâce aux exportations de pétrole. Le principal destinataire du pétrole brésilien (43% des exportations totales) est la Chine, qui dispose actuellement d’une marge de manœuvre réduite en matière de négociation. Sa structure d’importation dépend du Moyen-Orient (55%), de la Russie (21%), du Brésil (7%) et de l’Angola (5%).

Graphique 2 : Structure des importations de pétrole brut de la Chine (2024)

 Source: OEC (19/05/2026)

La devise bénéficie également de la hausse des prix du soja, qui représente plus de 12% des exportations nationales.

Amélioration du climat de confiance envers les marchés émergents

Le mois d'avril a été rythmé par une nette amélioration du climat de confiance vis-à-vis du risque, tant sur les marchés des devises que sur ceux des actions. Ces derniers jours ont semé le doute quant à la poursuite de cette tendance. Toutefois, si les annonces du président Trump concernant les négociations en cours entre les États-Unis et l'Iran devaient effectivement se concrétiser, le real, en raison de son bêta élevé (risque spécifique, sensibilité aux fluctuations du marché), pourrait poursuivre sa progression (même si, dans un tel scénario, on peut s'attendre à une baisse des prix du pétrole, ce qui exercerait une certaine pression sur la devise).

Michał Jóźwiak, analyste des marchés financiers chez XTB

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