À quoi faut-il s'attendre de la décision d'aujourd'hui ?
Le scénario de base pour la réunion d’aujourd’hui est une « pause accommodante avec un ton restrictif ». Il est presque certain que le taux restera à 3,75 %, un niveau maintenu depuis décembre dernier. Le marché n’attribue qu’une probabilité d’environ 12 % à une hausse des taux. L’aspect essentiel de la décision d’aujourd’hui portera donc sur la rhétorique et la répartition des voix, plutôt que sur le taux lui-même, car le maintien des taux inchangés est déjà pleinement pris en compte par les marchés.

Le marché table sur une hausse des taux quasi totale uniquement en novembre. Il est intéressant de noter que la trajectoire des hausses de taux était plus élevée il y a une semaine. Source : Bloomberg Finance LP, XTB
Points clés à surveiller
- Répartition des votes (le plus important) : le consensus est de 6 contre 3 en faveur d’un statu quo, identique à celui de juillet. Trois « faucons » : l’économiste en chef Huw Pill, aux côtés de Megan Greene et Catherine Mann, sont favorables à une hausse « préventive » des taux, invoquant la crainte d’une spirale des salaires et des prix. Un quatrième vote en faveur d’une hausse (certains économistes désignent Clare Lombardelli) constituerait un signal clairement « faucon ».
- Formulation du communiqué : les risques penchent vers un message ferme et « faucon » : les prix de l’énergie augmentent et le marché anticipe déjà des hausses.
- QT : parallèlement à la décision sur les taux, la BoE annoncera son plan de vente d’obligations pour l’année à venir. Le ralentissement attendu du rythme de ces ventes passe de 70 milliards de livres sterling à 50 milliards de livres sterling. Selon certaines informations, la Banque pourrait suspendre les ventes d’obligations d’État à long terme afin d’éviter de concurrencer les émissions du gouvernement : cela pourrait avoir une incidence particulière sur la partie longue de la courbe des taux et sur la livre sterling.
Contexte macroéconomique
- L’inflation a progressé à 3,1 % en glissement annuel en août (l’inflation sous-jacente est restée stable à 2,6 %). La BoE prévient que l’IPC pourrait atteindre environ 4 % début 2027, en partie sous l’effet d’une hausse d’environ 25 % des factures d’énergie en janvier et de l’impact du conflit au Moyen-Orient, qui fait grimper les prix du pétrole et des carburants.
- Le contrepoids est un marché du travail faible : le chômage est proche de son plus haut niveau depuis cinq ans. Cela reste le principal argument en faveur de l’attentisme.
- Les prévisions de juillet de la BoE sont déjà dépassées (elles tablaient sur une inflation de 2,8 % en août) ; on s’attend donc à des révisions à la hausse des projections d’inflation et de croissance.
Quelle suite cette année ?
Le marché anticipe une première hausse des taux en novembre, marquant le début d’un cycle qui mènera à un taux de 4,75 % d’ici mi-2027. Une nuance importante : la trajectoire implicite s’est légèrement modérée, passant de +4,17 à +3,86 hausses cumulées d’ici juin 2027 (une baisse d’une semaine sur l’autre). Les anticipations de politique monétaire restrictive s’atténuent déjà quelque peu, abaissant ainsi la barre pour une « surprise accommodante ».
Analyse technique GBPUSD (D1)
La livre sterling a abordé la décision de la BoE sur la défensive face au dollar, bien que des prises de bénéfices sur le dollar américain aient été observées dès le matin. Après avoir rebondi depuis ses plus bas de juin, la paire a grimpé le long d'une ligne de tendance ascendante, mais les dernières séances ont été marquées par une chute brutale : le cours a franchi la ligne de tendance et est ensuite tombé sous le niveau de retracement de Fibonacci à 50 % (1,3447), ne s'arrêtant qu'au niveau de soutien psychologique et historique clé à 1,3400. Ce niveau a historiquement défini les limites de consolidation et sert actuellement de ligne de défense aux haussiers contre de nouvelles vagues de ventes.
Le maintien au-dessus de 1,3400 laisse la porte ouverte à un rebond. L’obstacle immédiat est le niveau de retracement de Fibonacci à 50 % (1,3447) récemment perdu ; le franchir ouvrirait la voie vers le niveau de retracement de Fibonacci à 38,2 % (1,3507) et le niveau de retracement de Fibonacci à 23,6 % (1,3568). À la baisse, une cassure sous 1,3400 déplacerait l’attention vers le niveau de Fibonacci à 61,8 % (1,3326) comme objectif principal, puis vers le niveau de Fibonacci à 78,6 % (1,3266). Un mouvement soutenu sous cette zone mettrait à l’épreuve la base de la structure au niveau de Fibonacci à 100 % (1,3147).
À l’approche de la décision : un ton belliciste (un quatrième vote en faveur d’une hausse, un message ferme, une réduction des ventes d’obligations d’État à long terme) favoriserait le maintien au-dessus de 1,3400 et une tentative de retour au-dessus de 1,3447 vers 1,3507–1,3568. Une surprise accommodante (accent mis davantage sur la faiblesse du marché du travail, absence de nouveau membre favorable au resserrement) augmenterait le risque d’une cassure de 1,3326 et d’un test de 1,3266. Le statu quo sur les taux étant déjà pleinement anticipé, la direction sera déterminée par le ton du communiqué et la répartition des votes plutôt que par la décision sur les taux elle-même, la paire se situant précisément à un point d’inflexion technique, ce qui laisse présager une forte volatilité potentielle dans les deux sens.

📊Résumé quotidien : La Fed, dans une posture restrictive, relève ses taux et laisse entrevoir de nouvelles hausses. Le dollar s'apprécie et l'or recule
Une décision « belliciste » de la Fed ! Warsh ne fait pas de quartier dans la lutte contre l'inflation. L'indice US500 est à son plus bas niveau depuis le 3 août, et l'or est déjà passé sous la barre des 4 300 dollars.
⬇️ EURUSD sous les 1,15 après la Fed
BREAKING : La hausse des taux de la Fed, signe d'une politique monétaire restrictive, provoque un revirement des marchés : le dollar s'envole, l'or et l'indice S&P 500 reculent
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