- Le bénéfice par action du deuxième trimestre ressort à 2,92 dollars, un chiffre soutenu par un remboursement douanier exceptionnel.
- L'entreprise anticipe désormais des revenus annuels compris entre 10,35 et 10,50 milliards de dollars, traduisant un recul d'activité de 5% à 7%.
- L'action Lululemon perd 18% en pré-marché ce vendredi, touchant un point bas pluriannuel autour de 100,50 dollars.
- Le bénéfice par action du deuxième trimestre ressort à 2,92 dollars, un chiffre soutenu par un remboursement douanier exceptionnel.
- L'entreprise anticipe désormais des revenus annuels compris entre 10,35 et 10,50 milliards de dollars, traduisant un recul d'activité de 5% à 7%.
- L'action Lululemon perd 18% en pré-marché ce vendredi, touchant un point bas pluriannuel autour de 100,50 dollars.
La sanction est immédiate pour l'action Lululemon. Le titre baisse de 18% à l’ouverture des marchés américains pour s'établir à 100,50 dollars, représentant son plus bas niveau depuis sept ans. Le fabricant spécialisé dans les vêtements de sport de gamme supérieure cumule les difficultés commerciales. Les opérateurs qui suivent les actions américaines du secteur vestimentaire retiennent un deuxième abaissement consécutif des objectifs annuels.
Des résultats financiers présentant un repli de l'activité
Un bénéfice net soutenu par une ligne douanière
Le chiffre d'affaires du deuxième trimestre s'élève à 2,42 milliards de dollars. Le montant affiche une baisse de 4% sur un an et manque les prévisions. Les ventes de leggings extensibles, produit cœur de la gamme, subissent un repli brutal de 20%. Les chiffres traduisent un manque de renouvellement dans le catalogue.
Le bénéfice dilué par action (BPA) atteint de son côté 2,92 dollars, dépassant les 1,79 dollar anticipés par le consensus. La donnée masque une réalité d'exploitation moins favorable. L'entreprise profite d'un remboursement de droits de douane de 134,5 millions de dollars, auquel s'ajoutent 4,1 millions de dollars d'intérêts associés.
Le versement douanier ajoute mécaniquement 0,86 dollar au bénéfice par action du trimestre. Sans cette écriture comptable ponctuelle, la marge brute affiche des signes de faiblesse. L'entreprise peine à maintenir sa rentabilité face à des coûts fixes de distribution qui augmentent proportionnellement.
Le recul des ventes en Amérique du Nord et en Chine
La détérioration commerciale s'accélère sur les différents bassins de consommation. Les ventes comparables mondiales affichent une baisse de 9%, représentant une dégradation par rapport à la hausse de 1% enregistrée au premier trimestre. L'Amérique du Nord, principal marché de l'entreprise, subit une contraction de 12% de cette métrique.
La marque perd du terrain face à des concurrents plus récents comme Alo Yoga. La part de marché du détaillant dans le secteur du prêt-à-porter sportif est tombée à près de 44% en août, reculant sur un an. Les tentatives de la direction pour s'orienter vers des coupes plus amples ne compensent pas la baisse de la demande pour les pantalons moulants. Les consommateurs se tournent vers des alternatives jugées plus innovantes.
À l'international, les indicateurs virent également au rouge. Les revenus hors de la région des Amériques baissent de 6% à devises constantes. En Chine continentale, un marché traditionnellement porteur, le chiffre d'affaires recule de 2%, pénalisé par des commentaires négatifs suite à une campagne marketing locale.
Des perspectives annuelles et une transition sous pression
La révision à la baisse des revenus 2026
La direction revoit sa trajectoire pour l'exercice 2026, dont la clôture est prévue le 31 janvier 2027. Les prévisions de revenus se situent désormais entre 10,35 et 10,50 milliards de dollars, représentant une baisse de 5% à 7%. Les estimations initiales ciblaient des ventes comprises entre 11 et 11,15 milliards de dollars.
Le bénéfice par action prévisionnel subit une coupe similaire. La société vise une fourchette de 9,48 à 9,73 dollars pour l'année entière, contre 10,95 à 11,15 dollars lors de la précédente communication. Le consensus boursier tablait sur un BPA de 10,84 dollars.
Pour le troisième trimestre, le groupe prévoit une contraction d'activité de 10% à 11%. Le chiffre d'affaires trimestriel devrait s'établir entre 2,29 et 2,32 milliards de dollars. Les volumes d'échange s'emballent, et plusieurs banques réduisent leur objectif de prix sur le titre.
Le défi du redressement pour la nouvelle direction
Le groupe prépare la prise de poste de sa nouvelle directrice générale, Heidi O'Neill, programmée le 8 septembre. Ancienne dirigeante chez Nike, elle porte la responsabilité de relancer la demande nord-américaine. La priorité porte sur le renouvellement de l'offre et l'arrêt de la dépendance aux périodes de promotions.
Les dépenses marketing vont augmenter au second semestre afin de restaurer l'image de la marque auprès des consommateurs. La structure de l'entreprise reste toutefois calibrée pour la croissance. La surface de vente globale progresse de 11% sur un an, le réseau totalisant 825 magasins à la fin du mois de juillet. L’expansion physique pèse sur les marges opérationnelles alors que les volumes de vente par mètre carré reculent.
L'action Lululemon accuse désormais un recul de plus de 40% depuis le début de l'année, effaçant au passage près de 3 milliards de dollars de valorisation. 
Source : xStation5
❓ FAQ
Pourquoi l'action Lululemon a-t-elle chuté ce vendredi ? L'action Lululemon perd 18% en pré-marché car l'entreprise a publié un chiffre d'affaires inférieur aux attentes pour le deuxième trimestre. La direction a également abaissé ses prévisions de revenus et de bénéfices pour l'ensemble de l'exercice 2026.
Quels sont les marchés qui pénalisent les résultats de Lululemon ? L'Amérique du Nord, le principal marché de l'entreprise, accuse une baisse de 12% de ses ventes comparables. La marque subit aussi un ralentissement en Chine, avec des revenus en baisse de 2% à taux de change constants suite à une campagne publicitaire mal reçue.
Quels sont les produits concernés par la baisse de la demande ? Les ventes de leggings, produit central de la marque, ont chuté de 20%. L'entreprise n'a pas réussi à compenser cette désaffection par sa nouvelle offre de pantalons amples, perdant des parts de marché face à ses concurrents directs.
Comment s'exposer au secteur du vêtement de sport sur les marchés ? L'investissement dans le prêt-à-porter sportif peut passer par l'achat d'actions de sociétés cotées (Nike, Adidas, Puma). Il est également possible d'opter pour des ETF sectoriels qui regroupent un panier d'entreprises de la consommation discrétionnaire, lissant ainsi le risque.
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