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13:44 · 27 avril 2026

S&P 500 et nasdaq 100 | Pétrole et Big Tech au menu

Points clés
Points clés
  • Le Brent avance de 2,5% à 108,05 dollars, après près de 17% de hausse la semaine passée.
  • Environ 40% du S&P 500 publient leurs comptes cette semaine, dont cinq Magnificent Seven.
  • Les futures US restent proches de l’équilibre avant l’ouverture de Wall Street.

108,05 dollars. Le Brent gagne 2,5% en début de matinée et porte à près de 17% sa hausse de la semaine passée, ce qui replace le cours du pétrole au centre de la Bourse américaine. Les futures US restent mixtes avant l’ouverture : le Dow Jones et le S&P 500 reculent d’environ 0,1%, tandis que le Nasdaq 100 avance de 0,2%. La semaine compte aussi environ 40% du S&P 500 au calendrier des comptes, avec Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet et Meta parmi les publications les plus suivies.

Bourse américaine : Ormuz et résultats au premier plan

Un pétrole plus cher, pas encore un choc actions

La hausse du Brent vient d’abord du détroit d’Ormuz. Les flux de navires y restent limités, ce qui réduit l’offre disponible et renchérit les barils livrables à court terme. L’Iran a transmis une proposition visant à rouvrir le détroit et à prolonger le cessez-le-feu, avec des négociations nucléaires renvoyées à une étape ultérieure.

Pour la Bourse américaine, le signal reste double. Un baril plus cher soutient les groupes pétroliers comme Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips, tous attendus cette semaine. Il peut aussi peser sur les marges du transport, de la distribution et de la restauration si la hausse des coûts énergétiques dure.

Le S&P 500 conserve pourtant une bonne tenue après la progression de la semaine passée. Le Nasdaq 100 résiste mieux en pré-marché, porté par l’attente des publications technologiques. Cette stabilité indique que la prime géopolitique sur le pétrole ne suffit pas, pour l’instant, à effacer l’effet des résultats attendus.

La macroéconomie ne donne pas un message uniforme. En Chine, les profits industriels ont augmenté de 15,8% sur un an en mars, après 15,2% sur les deux premiers mois de 2026, avec une progression de 21% dans les équipements et de 47,4% dans la haute technologie au premier trimestre. Au Royaume-Uni, l’indice CBI des ventes au détail tombe à -68 en avril, contre -52 en mars, son plus bas niveau depuis le lancement de la série en 1983. La Bourse américaine doit donc arbitrer entre profits d’entreprises encore élevés et consommation fragilisée hors des États-Unis.

40% du S&P 500 face au test des résultats

La semaine des résultats trimestriels concentre une partie importante de la capitalisation américaine. Alphabet, Apple, Microsoft, Amazon et Meta publient leurs comptes, avec trois points à surveiller : revenus liés à l’IA, demande cloud et publicité numérique. JPMorgan signale aussi que les options intègrent des mouvements post-publication supérieurs à la moyenne, surtout sur Meta, Amazon et Microsoft.

Le calendrier du jour est plus léger, mais utile pour prendre la température. L’indice manufacturier de la Fed de Dallas pour avril est attendu à 16h30, heure de Paris. Le Trésor américain doit aussi placer 69 milliards de dollars de notes à 2 ans et 70 milliards de dollars de notes à 5 ans à 19h00, heure de Paris.

Avant l’ouverture, Verizon et Domino’s dominent un calendrier qui inclut aussi ACMR, ARLP, BFST, DMRC, DEA, HBT et NWFL. Après la clôture, les publications comprennent notamment Cadence Design, Nucor, UHS, Public Storage, Ventas, SEI, Sanmina, Amkor, CCK, CINF, NOV et RMBS. Ces résultats donneront un aperçu des dépenses informatiques, de l’immobilier coté, de l’acier, de la santé privée et des semi-conducteurs.

Le terme BPA, ou bénéfice par action, comptera autant que les ventes. Une société peut afficher un chiffre d’affaires conforme aux attentes et décevoir si ses coûts augmentent plus vite que ses revenus. Dans une Bourse américaine déjà portée par les grandes capitalisations, l’écart entre prévisions et marges publiées pèsera sur les réactions de cours.

Valeurs à suivre : IA, santé et consommation

Technologie : prix de l’IA, énergie et semi-conducteurs

La Big Tech arrive avec un sujet chiffré : le coût de l’intelligence artificielle. DeepSeek applique une baisse temporaire de 75% sur son modèle V4-Pro jusqu’au 5 mai à 17h59, heure de Paris. Le prix de sortie tombe à 0,87 dollar par million de jetons, contre 3,48 dollars, tandis que le coût d’entrée sans cache passe à 0,435 dollar, contre 1,74 dollar.

Meta ajoute un angle énergie au dossier IA. Le groupe a conclu un accord portant sur jusqu’à 1 gigawatt d’électricité solaire spatiale auprès d’Overview Energy, avec une première démonstration orbitale prévue en 2028 et une livraison commerciale attendue en 2030. Le même jour, la Chine a annoncé l’interdiction de l’acquisition étrangère du projet Manus et demandé aux parties de révoquer la transaction, un dossier qui concerne Meta.

Qualcomm gagne aussi en visibilité avant l’ouverture. Un analyste indique qu’OpenAI travaillerait avec Qualcomm et MediaTek sur des processeurs pour smartphones, avec Luxshare comme partenaire exclusif de co-conception et de fabrication, et une production de masse visée en 2028. Dans l’automobile, onsemi élargit sa coopération avec NIO autour de plateformes électriques 900V, fondées sur la technologie EliteSiC.

Le reste de l’IA touche aussi la mobilité. Pony AI a présenté une nouvelle plateforme de calcul de conduite autonome avec Nvidia, fondée sur DRIVE Hyperion et DRIVE AGX Thor. Le système peut monter jusqu’à 4 000 FP4 TFLOPS et doit accompagner l’objectif de 3 000 robotaxis dans plus de 20 villes d’ici fin 2026.

Santé, consommation et industrie : annonces nombreuses

La santé concentre plusieurs opérations. Eli Lilly va acquérir Ajax Therapeutics, avec des paiements pouvant atteindre 2,3 milliards de dollars pour les actionnaires d’Ajax, afin de renforcer son portefeuille dans la myélofibrose et la polycythémie vraie. Sun Pharmaceutical achète Organon à 14 dollars par action en numéraire, pour une valeur d’entreprise de 11,75 milliards de dollars.

Ligand Pharmaceuticals a conclu un accord d’environ 740 millions de dollars pour acheter Xoma Royalty, à 39 dollars par action. Le rapprochement combine deux sociétés qui financent des développements pharmaceutiques en échange de droits économiques futurs. Intellia Therapeutics doit publier ce 27 avril les données de phase 3 Haelo sur lonvoguran ziclumeran dans l’angio-œdème héréditaire.

Relay Therapeutics a présenté des données de combinaison sur zovegalisib et atirmociclib dans le cancer du sein métastatique. Le taux de réponse objective atteint 44% chez des patientes déjà traitées par CDK4/6, avec un essai de phase 3 en première ligne attendu début 2027. Seaport Therapeutics vise une valorisation de 912 millions de dollars pour son introduction en Bourse aux États-Unis, avec jusqu’à 212,4 millions de dollars levés entre 16 et 18 dollars par action.

Dans la consommation, Domino’s publie un BPA de 4,13 dollars, sous les 4,27 dollars attendus, et un chiffre d’affaires de 1,15 milliard de dollars, légèrement inférieur au consensus de 1,16 milliard. Les ventes comparables progressent de 0,9% aux États-Unis et reculent de 0,4% à l’international hors change, tandis que le groupe annonce un programme de rachat d’actions de 1 milliard de dollars sans donner de prévisions. Campbell’s est abaissé à Market Perform par Bernstein, avec un objectif réduit de 27 à 21 dollars.

Les financières et services suivent aussi l’actualité. X Money, la plateforme bancaire et de paiement intégrée à X, doit entrer en accès public anticipé, ce qui met PayPal, Block, Global Payments, Affirm, FIS et Fiserv sous surveillance sectorielle. Re/Max Holdings pourrait être cédé à The Real Brokerage dans une transaction valorisée à environ 550 millions de dollars, soit près de 880 millions de dollars dette incluse.

Côté industrie et énergie, Noble Corp. publie un BPA ajusté de 0,26 dollar, au-dessus de l’estimation de 0,25 dollar, avec 786 millions de dollars de revenus contre 732,19 millions attendus. Le groupe maintient ses prévisions de revenus et d’EBITDA ajusté 2026, tout en relevant ses dépenses d’investissement à 615-665 millions de dollars en raison de la réactivation du Noble Deliverer. MSC Industrial est relevé à Surpondérer par KeyBanc, qui met l’accent sur l’effet volume et les réductions de coûts.

❓ FAQ

Pourquoi le cours du pétrole influence-t-il la Bourse américaine ?
Le cours du pétrole agit sur les coûts de transport, les marges industrielles et les anticipations d’inflation. Une hausse du Brent peut soutenir les producteurs d’énergie, mais peser sur les secteurs qui consomment beaucoup de carburant.

Pourquoi les résultats trimestriels de Big Tech comptent-ils autant ?
Les résultats trimestriels de Big Tech pèsent sur les grands indices, car Apple, Microsoft, Amazon, Alphabet et Meta représentent une part élevée de la capitalisation américaine. Les marchés regardent surtout les revenus IA, le cloud et la publicité.

Que signifie BPA dans les publications d’entreprises ?
Le BPA correspond au bénéfice par action. Il divise le profit attribuable aux actionnaires par le nombre d’actions en circulation, ce qui permet de comparer la rentabilité d’une société d’un trimestre à l’autre.

Quel rôle joue le S&P 500 dans la Bourse américaine ?
Le S&P 500 regroupe 500 grandes sociétés cotées aux États-Unis. Il sert de baromètre large pour la Bourse américaine, bien que les très grandes capitalisations technologiques y aient un poids élevé.

Comment suivre l’effet du pétrole sur les actions américaines ?
L’analyse passe par le Brent, le WTI, les marges des secteurs consommateurs d’énergie et les résultats des producteurs. Une hausse durable du cours du pétrole se voit souvent dans les prévisions de coûts, les marges et les commentaires de direction.

27 avril 2026, 13:24

Brent au plus haut depuis le 13 avril

27 avril 2026, 11:30

Graphique du jour : PÉTROLE (27.04.2026)

27 avril 2026, 09:46

À quoi faut-il s'attendre cette semaine en matière de données économiques et de résultats d'entreprises❓

24 avril 2026, 20:38

Résumé quotidien | L'optimisme autour de l'IA, la flambée du titre Nvidia et la deuxième série de pourparlers entre les États-Unis et l'Iran alimentent l'optimisme à Wall Street

"Ce contenu est une communication marketing au sens de l'art. 24, paragraphe 3, de la directive 2014/65 /UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 concernant les marchés d'instruments financiers et modifiant la directive 2002/92 /CE et la directive 2011/61 /UE (MiFID II). La communication marketing n'est pas une recommandation d'investissement ou une information recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement au sens du règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil du 16 avril 2014 sur les abus de marché (règlement sur les abus de marché) et abrogeant la directive 2003/6 / CE du Parlement européen et du Conseil et directives 2003/124 / CE, 2003/125 / CE et 2004/72 / CE de la Commission et règlement délégué (UE) 2016/958 de la Commission du 9 mars 2016 complétant le règlement (UE) n°596/2014 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les normes techniques de réglementation relatives aux modalités techniques de présentation objective de recommandations d'investissement ou d'autres informations recommandant ou suggérant une stratégie d'investissement et pour la divulgation d'intérêts particuliers ou d'indications de conflits d'intérêt ou tout autre conseil, y compris dans le domaine du conseil en investissement, au sens de l'article L321-1 du Code monétaire et financier. L’ensemble des informations, analyses et formations dispensées sont fournies à titre indicatif et ne doivent pas être interprétées comme un conseil, une recommandation, une sollicitation d’investissement ou incitation à acheter ou vendre des produits financiers. XTB ne peut être tenu responsable de l’utilisation qui en est faite et des conséquences qui en résultent, l’investisseur final restant le seul décisionnaire quant à la prise de position sur son compte de trading XTB. Toute utilisation des informations évoquées, et à cet égard toute décision prise relativement à une éventuelle opération d’achat ou de vente de CFD, est sous la responsabilité exclusive de l’investisseur final. Il est strictement interdit de reproduire ou de distribuer tout ou partie de ces informations à des fins commerciales ou privées. Les performances passées ne sont pas nécessairement indicatives des résultats futurs, et toute personne agissant sur la base de ces informations le fait entièrement à ses risques et périls. Les CFD sont des instruments complexes et présentent un risque élevé de perte rapide en capital en raison de l'effet de levier. 75% de comptes d'investisseurs de détail perdent de l'argent lors de la négociation de CFD avec ce fournisseur. Vous devez vous assurer que vous comprenez comment les CFD fonctionnent et que vous pouvez vous permettre de prendre le risque probable de perdre votre argent. Avec le Compte Risque Limité, le risque de pertes est limité au capital investi."