- Les prises de commandes atteignent 12,47 milliards d'euros au premier semestre 2026, soit une hausse de 21% sur un an.
- Le chiffre d'affaires progresse de 7,8% en données organiques pour s'établir à 10,95 milliards d'euros.
- Le résultat net part du groupe recule à 485 millions d'euros suite à une charge exceptionnelle de 331 millions liée au programme allemand F126.
- L’action Thales est en hausse de 5,16% à la mi-séance à la bourse de Paris.
- Les prises de commandes atteignent 12,47 milliards d'euros au premier semestre 2026, soit une hausse de 21% sur un an.
- Le chiffre d'affaires progresse de 7,8% en données organiques pour s'établir à 10,95 milliards d'euros.
- Le résultat net part du groupe recule à 485 millions d'euros suite à une charge exceptionnelle de 331 millions liée au programme allemand F126.
- L’action Thales est en hausse de 5,16% à la mi-séance à la bourse de Paris.
Les nouvelles commandes enregistrées par le groupe français au premier semestre 2026 sont de l’ordre de 12,47 milliards d'euros. Portée par l'augmentation des budgets militaires mondiaux, l'action Thales progresse de 5,16% ce jeudi matin à la Bourse de Paris. La publication des résultats Thales confirme une accélération de l'activité, malgré une charge comptable liée à l'annulation d'un contrat naval en Allemagne.
Activité commerciale et rentabilité opérationnelle
Un afflux de commandes militaires et spatiales
La publication fait état de 12,47 milliards d'euros de prises de commandes sur les six premiers mois de l'année. Ce volume correspond à une hausse de 21% en données publiées et de 22% en croissance organique. Le niveau surpasse largement le consensus des analystes couvrant les actions françaises.
Le groupe comptabilise 18 contrats d'une valeur unitaire supérieure à 100 millions d'euros, totalisant 4,85 milliards d'euros. Le carnet intègre notamment 268 véhicules blindés Bushmaster pour l'Australie, la modernisation des frégates grecques Hydra et les systèmes de guerre électronique SPECTRA pour le standard F5 du Rafale. La zone du Proche et Moyen-Orient affiche une croissance des commandes de 202%.
Le segment spatial participe également à ce bilan avec de nouveaux contrats institutionnels et privés. Des accords ont été signés avec l'Agence spatiale européenne pour les programmes Copernicus et Exomars, ainsi qu'avec l'opérateur qatari Es'hailSat. Le carnet de commandes total consolidé culmine ainsi à 52 milliards d'euros au 30 juin 2026.
Amélioration de la marge et flux de trésorerie
Le chiffre d'affaires s'élève à 10,95 milliards d'euros, représentant une progression organique de 7,8% sur un an. L'activité est portée par le secteur de la défense, dont les revenus grimpent de 13,1% pour atteindre 6,31 milliards d'euros. À l'inverse, les divisions cyber et numérique accusent une légère contraction de 2,8% en données publiées.
Le groupe enregistre un EBIT ajusté de 1,37 milliard d'euros, en hausse organique de 11,4%. La rentabilité opérationnelle s'établit à 12,5% du chiffre d'affaires, contre 12,2 % au premier semestre de l'exercice précédent. Les activités de défense affichent une marge de 13,8%, compensant la baisse de rentabilité des services de paiement.
La génération de flux de trésorerie disponible atteint 1,86 milliard d'euros. Ce niveau s'explique par un décalage favorable des encaissements clients et dépasse les projections du consensus. La trésorerie permet de réduire la dette nette à 519 millions d'euros, contre 3,42 milliards un an plus tôt.
Impact exceptionnel et perspectives confirmées
Une charge ponctuelle sur le bénéfice net
Le résultat net part du groupe s'affiche en recul de 27%, tombant à 485 millions d'euros contre 664 millions d'euros au premier semestre 2025. Le bénéfice dilué par action suit cette trajectoire et s'établit à 2,35 euros. La baisse comptable contraste avec l'amélioration de la rentabilité opérationnelle mesurée par l'EBIT ajusté.
La contraction résulte d'une charge exceptionnelle de 450 millions d'euros sans impact sur la trésorerie. La dépréciation découle de la décision du ministère allemand de la Défense de mettre fin au programme des six frégates F126. L'impact net de cette annulation sur le résultat du groupe se chiffre à 331 millions d'euros.
En isolant cette charge et les autres éléments non récurrents, le résultat net ajusté progresse de 13% pour atteindre 990 millions d'euros. Ce montant tient compte d'une contribution fiscale temporaire en France d'une valeur de 57 millions d'euros. Le taux effectif d'imposition s'établit à 25,8% sur la période.
Objectifs annuels et stratégie d'acquisitions
La direction confirme les prévisions financières annuelles, qui avaient été révisées à la hausse début juillet 2026. La croissance organique du chiffre d'affaires est attendue entre 6% et 7%. Les facturations totales pour l'exercice en cours devraient ainsi se situer entre 23,3 et 23,6 milliards d'euros.
La marge d'EBIT ajusté ciblée reste comprise entre 12,6% et 12,8%. Le ratio des commandes sur facturations (book-to-bill) est maintenu au-dessus de 1,1. Le taux de conversion du flux de trésorerie opérationnel est attendu entre 100% et 110%.
Le plan de développement externe se poursuit avec deux opérations majeures. Le projet de coentreprise spatiale avec Airbus et Leonardo est maintenu pour 2027, dans l'attente de l'approbation de l'Union européenne. L'acquisition du spécialiste des drones Exail, valorisée à 3,9 milliards d'euros, sera finalisée d'ici le second semestre 2027.

Source: xStation5
❓ FAQ
Qu'est-ce qui explique la hausse des commandes pour l'action Thales au S1 2026 ? La progression de 21% des prises de commandes provient de l'augmentation des budgets militaires mondiaux. Le secteur de la défense enregistre une forte demande pour les systèmes de surveillance, d'optronique et les équipements pour avions de chasse, particulièrement au Moyen-Orient et en Europe.
Pourquoi le bénéfice net des résultats Thales a-t-il baissé malgré la hausse du chiffre d'affaires ? Le bénéfice net publié intègre une charge comptable exceptionnelle de 331 millions d'euros. Cette provision fait suite à la décision de l'Allemagne d'annuler le programme naval des frégates F126. Sans cet élément ponctuel, le bénéfice net ajusté affiche une hausse de 13 %.
Quelles sont les prévisions financières de Thales pour l'année 2026 ? La direction vise une croissance organique de son chiffre d'affaires comprise entre 6% et 7%. La marge d'EBIT ajusté est attendue dans une fourchette de 12,6% à 12,8% sur l'ensemble de l'exercice, avec un ratio de commandes sur facturations supérieur à 1,1.
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