- Le conglomérat industriel rehausse la fourchette basse de ses prévisions de bénéfice opérationnel pour 2026, fixée entre 600 et 900 millions d'euros.
- Le chiffre d'affaires du troisième trimestre progresse de 8% sur un an pour atteindre 8,79 milliards d'euros.
- Un accord avec Bruxelles sécurise 2 milliards d'euros d'aides d'État pour l'usine d'acier vert de Duisbourg sans obligation d'hydrogène.
- Le conglomérat industriel rehausse la fourchette basse de ses prévisions de bénéfice opérationnel pour 2026, fixée entre 600 et 900 millions d'euros.
- Le chiffre d'affaires du troisième trimestre progresse de 8% sur un an pour atteindre 8,79 milliards d'euros.
- Un accord avec Bruxelles sécurise 2 milliards d'euros d'aides d'État pour l'usine d'acier vert de Duisbourg sans obligation d'hydrogène.
La publication des résultats trimestriels redonne des couleurs à l'action Thyssenkrupp ce jeudi sur les marchés allemands. Porté par la rentabilité de ses divisions de base et par son programme interne de réduction des coûts, le géant industriel a relevé la cible basse de ses prévisions de bénéfices pour l'exercice 2026. La publication trimestrielle conforte la restructuration du conglomérat vers un modèle financier décentralisé.
Le cours Thyssenkrupp réagit à la hausse des prévisions
Un chiffre d'affaires soutenu par les matériaux
Entre avril et fin juin 2026, l'entreprise a enregistré des revenus trimestriels supérieurs aux attentes. Le chiffre d'affaires atteint 8,79 milliards d'euros, soit une hausse de 8% sur un an. La croissance s'appuie principalement sur la division de négoce, qui a bénéficié de volumes et de prix de vente plus élevés en Amérique du Nord.
Les prises de commandes reculent en revanche de 24% pour s'établir à 7,7 milliards d'euros. La baisse s'explique par un effet de base défavorable. L'an passé, la filiale navale TKMS avait enregistré un contrat chiffré en milliards pour la marine allemande, gonflant exceptionnellement les carnets.
Les autres divisions industrielles font face à un ralentissement de la demande globale. La branche automobile subit la baisse de la production mondiale et le pôle des technologies de décarbonation pâtit de retards sur des projets de centrales chimiques. Le flux de trésorerie disponible reste négatif à hauteur de 114 millions d'euros.
Une rentabilité opérationnelle en progression
Le résultat opérationnel ajusté (EBIT) grimpe de 18% pour atteindre 183 millions d'euros. La division Steel Europe génère à elle seule 73 millions d'euros sur ce trimestre, contre 31 millions un an plus tôt. L’amélioration découle du plan de réduction des coûts internes et de la baisse des prix des matières premières.
Le conglomérat renoue avec les bénéfices et affiche un résultat net de 34 millions d'euros, contre une perte de 255 millions d'euros au troisième trimestre de l'exercice précédent. Le chiffre intègre un gain comptable de 131 millions d'euros. Cette plus-value provient de la cession des parts détenues dans l'aciérie Hüttenwerke Krupp Mannesmann.
Suite à ces publications, le groupe rehausse la fourchette basse de son objectif annuel. L'EBIT ajusté est désormais attendu entre 600 et 900 millions d'euros pour l'exercice 2025/2026, et la perte nette annuelle est réestimée entre 400 et 700 millions d'euros. Le cours de l'action Thyssenkrupp gagne 6,13% à 13,16 euros ce jeudi en séance à la Bourse de Francfort.
Restructuration et sécurisation de la branche acier
Le déploiement du plan stratégique ACES 2030
Le président du directoire, Miguel Lopez, accélère la métamorphose de l'entreprise via le plan ACES 2030. L'objectif consiste à abandonner le modèle intégré au profit d'une holding financière. Les filiales opéreront de manière autonome pour gagner en compétitivité sur leurs marchés respectifs.
La division de distribution des matériaux, rebaptisée tk accelis, prépare son introduction en bourse d'ici la fin de l'année. La branche a généré un résultat opérationnel de 82 millions d'euros au troisième trimestre, contre 45 millions l'an dernier. L'assemblée générale a validé l’opération début août.
Le groupe cherche également à ouvrir le capital de ses autres entités pour faciliter leur accès aux financements extérieurs. La filiale navale militaire TKMS maintient une rentabilité croissante. L'entreprise multiplie les scissions pour clarifier sa structure auprès des investisseurs sur le marché des actions.
Un financement européen validé pour l'acier vert
Une incertitude réglementaire vient d'être levée pour le pôle acier du conglomérat. Le directeur financier, Axel Hamann, annonce un accord imminent avec les autorités européennes. Le compromis garantit le versement de 2 milliards d'euros d'aides d'État pour l'usine de réduction directe de Duisbourg.
L'octroi initial de ces fonds en 2023 imposait l'utilisation exclusive d'hydrogène. La condition technique est devenue irréalisable face aux coûts actuels de l'énergie en Europe. Les longues négociations ont permis de supprimer cette obligation des règles de financement.
La Commission européenne a approuvé l'amendement, confirmant sa conformité avec le droit de l'Union européenne sur les aides d'État. Le gouvernement fédéral allemand doit maintenant ajuster ses décisions budgétaires pour débloquer les fonds. La subvention couvre les deux tiers de l'investissement total de l'usine d'acier vert.

Source : xStation5
❓ FAQ
Pourquoi le cours de l'action Thyssenkrupp est-il en hausse ? Le titre grimpe suite à la publication d'un résultat opérationnel trimestriel de 183 millions d'euros, en hausse de 18%. Le groupe a également relevé la fourchette basse de ses prévisions annuelles, rassurant ainsi les marchés sur l'efficacité de ses réductions de coûts.
En quoi consiste le plan de restructuration du groupe ? La direction souhaite transformer le conglomérat historique en une holding financière via le plan ACES 2030. Ce projet prévoit de rendre chaque filiale plus autonome, de simplifier la structure globale et d'introduire certaines entités en bourse, à l'image de la division matériaux tk accelis.
Comment l'entreprise finance-t-elle son usine d'acier vert ? Le projet de l'usine de Duisbourg bénéficie de 2 milliards d'euros d'aides publiques. La Commission européenne a accepté d'assouplir les conditions de ces subventions, supprimant notamment l'obligation d'utiliser de l'hydrogène, une ressource actuellement trop onéreuse pour l'industrie de l'acier en Europe.
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