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Le cours de l'or affiche une correction de près de 30 % depuis fin janvier 2026, s'échangeant actuellement autour de 4 030 $ l'once.
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La banque d'investissement Goldman Sachs maintient son objectif de 4 900 $ d'ici la fin de l'année 2026, porté par la demande des banques centrales.
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La politique monétaire restrictive de la Fed américaine freine l'afflux de capitaux vers les ETF adossés au métal précieux.
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Le cours de l'or affiche une correction de près de 30 % depuis fin janvier 2026, s'échangeant actuellement autour de 4 030 $ l'once.
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La banque d'investissement Goldman Sachs maintient son objectif de 4 900 $ d'ici la fin de l'année 2026, porté par la demande des banques centrales.
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La politique monétaire restrictive de la Fed américaine freine l'afflux de capitaux vers les ETF adossés au métal précieux.
Le cours de l'or enregistre une pression vendeuse marquée, avec une baisse de près de 30 % depuis le pic de fin janvier 2026. Face à cette correction, les analystes de Goldman Sachs réitèrent un objectif de 4 900 $ d'ici la fin de l'année. Cette conviction sur le marché des matières premières repose sur l'appétit insatiable des banques centrales, qui continue de compenser les craintes liées à la trajectoire des taux américains.
Les banques centrales comme soutien au cours de l'or
L'accumulation massive par les institutions émergentes
Bien que l'once ait perdu près de 24 % de sa valeur depuis le début du conflit iranien, les équipes de Goldman Sachs estiment que la tendance haussière de long terme reste intacte. La banque identifie les achats des banques centrales, particulièrement celles des pays émergents, comme le principal moteur d'appréciation. Cette volonté de diversifier les réserves de change s'est accélérée après le gel des avoirs russes en 2022 et garantit un flux d'achats régulier sur le marché.
La dynamique s'observe d'ailleurs dans les récentes enquêtes du Conseil mondial de l'or (World Gold Council). Ces données montrent que 45 % des banques centrales prévoient d'augmenter leurs réserves d'or au cours des 12 prochains mois. Ce ratio atteint son plus haut niveau historique depuis la création de l'enquête. L'institution trouve ainsi une contrepartie puissante face aux ventes partielles des investisseurs privés occidentaux.
Pour diversifier son portefeuille sans détenir d'or physique, l'investisseur particulier peut se tourner vers des ETF répliquant le prix du métal jaune ou des paniers de valeurs associées. Ces instruments permettent une exposition directe à ces flux acheteurs souverains.
Un appétit institutionnel face à l'incertitude budgétaire
Au-delà des banques centrales, Goldman Sachs note une préoccupation croissante concernant la viabilité budgétaire des économies développées. L'accumulation des dettes souveraines incite de plus en plus d'acteurs privés à chercher des valeurs refuges. Cette demande hors institution publique ajoute un plancher d'achat supplémentaire pour soutenir les prix en cas de repli boursier.
La faiblesse actuelle du cours de l'or s'explique donc principalement par des vents contraires macroéconomiques temporaires, liés au coût du crédit. Les catalyseurs acheteurs, eux, n'ont pas changé. Si les banques centrales conservent leur rythme d'acquisition soutenu, le métal précieux dispose de l'élan nécessaire pour renouer avec son marché haussier.
Les prochains chiffres de l'inflation américaine et les variations du prix du pétrole agiront comme des déclencheurs de court terme. Ces publications permettront d'ajuster les anticipations du marché sur la politique des taux et, par conséquent, sur l'attractivité relative des actifs non productifs de rendement.
La politique de la Fed pèse sur l'once à court terme
Le défi des taux d'intérêt et de l'inflation
Le resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) pèse lourdement sur la valorisation actuelle. Les marchés intègrent à nouveau la possibilité de hausses de taux aux États-Unis, ce qui a provoqué des sorties de capitaux sur les ETF aurifères. Avec une once retombée autour de 4 030 $ en séance ce mardi, les investisseurs rééquilibrent leurs portefeuilles.
La hausse des rendements obligataires et le maintien d'anticipations d'inflation élevées redonnent de l'attrait aux actifs à rendement. Face à des bons du Trésor américain (T-bills) rémunérateurs, une partie des liquidités s'éloigne logiquement des métaux précieux. Ce mouvement de balancier mécanique explique la rotation des capitaux observée depuis le sommet de janvier.
Toutefois, la chute ne se déroule pas en ligne droite. Après avoir brièvement testé un point bas à 3 959 $ la semaine dernière, le titre a connu des rachats à bon compte l'amenant à remonter ponctuellement vers le seuil des 4 100 $. Cette volatilité intra-journalière illustre la bataille entre l'algorithme des taux et la demande physique.
Le scénario d'un rebond technique au second semestre
Contrairement au consensus actuel du marché, les économistes de Goldman Sachs n'anticipent pas de nouveau resserrement monétaire. Leurs prévisions tablent sur un maintien des taux directeurs à leur niveau actuel pour cette année, avant d'engager un cycle d'assouplissement à partir du second semestre de l'année prochaine.
Si la Fed adopte une posture moins agressive que celle redoutée par les salles de marché, ce décalage d'attente favorisera une reprise progressive du métal jaune. Historiquement, le positionnement des investisseurs sur les produits indiciels cotés se renforce lorsque les anticipations de taux d'intérêt réels s'orientent à la baisse.
Ce scénario de taux plaide pour une stabilisation de l'once, avant une éventuelle nouvelle jambe de hausse. Les investisseurs souhaitant s'exposer aux producteurs du secteur peuvent analyser des actions de sociétés minières, dont la rentabilité du capital investi (ROIC) bénéficie mécaniquement d'un prix de l'or élevé sur le long terme.
Analyse technique : niveaux clés pour le métal jaune
La résistance majeure à surveiller
D'un point de vue technique, la première résistance graphique d'envergure se situe près de 4 400 $ l'once. Ce seuil correspond au positionnement actuel de la moyenne mobile exponentielle à 200 jours (EMA200), représentée par la ligne rouge sur le graphique. Le franchissement en clôture de ce niveau technique s'avère nécessaire pour invalider la tendance baissière de court terme.
L'échec répété à franchir des résistances intermédiaires montre que les vendeurs gardent la main sur le flux d'ordres immédiat. Les opérateurs de marché surveillent la dynamique des volumes sur ces zones de prix pour confirmer tout changement de polarité.
Les récents rebonds intra-journaliers se heurtent systématiquement à l'offre accumulée sous ce plafond des 4 400 $. L'accumulation de liquidités vendeuses à ce niveau technique retarde la concrétisation des prévisions haussières de la banque américaine.

Source: xStation5
Le support décisif et la croix de la mort
L'attention se tourne vers le croisement imminent de la moyenne mobile à 50 jours (EMA50) avec l'EMA200. Cette formation technique, appelée "croix de la mort" (death cross), n'avait pas été observée depuis 2023. Bien qu'elle signale une dégradation du momentum, cette configuration apparaît souvent après une liquidation massive des positions vendeuses. Elle indique alors un marché survendu plutôt qu'un signal baissier infaillible.
En cas de poursuite de la baisse, le prochain support majeur se situe autour de 3 800 $ par once. Cette zone correspond à un niveau de réaction des prix très identifié établi au cours de l'année 2025. Un test de ce support attirerait probablement un nouveau flux d'achats institutionnels.
La préservation de la zone des 3 800 $ détermine la validité du scénario haussier de long terme défendu par Goldman Sachs. Source : xStation5
❓ FAQ
Pourquoi le cours de l'or a-t-il chuté depuis janvier 2026 ? La correction récente s'explique par les attentes de maintien, voire de hausse, des taux d'intérêt de la Réserve fédérale américaine (Fed). Des taux élevés rendent les placements rémunérés plus attractifs, pénalisant un actif sans dividende comme le métal jaune.
Quel est l'objectif de prix de Goldman Sachs ? Goldman Sachs vise une remontée du cours de l'or à 4 900 $ d'ici la fin de l'année 2026. L'établissement bancaire fonde cette estimation sur l'accumulation massive et continue de réserves par les banques centrales des pays émergents.
Comment s'exposer aux variations de l'once d'or ? L'exposition à la hausse ou à la baisse de l'once peut passer par l'acquisition physique, l'achat de parts de fonds indiciels (ETF) ou encore par l'investissement direct dans des actions de sociétés d'extraction aurifère cotées en bourse.
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