- Chiffre d'affaires T1 2026 à 1,51 milliard d'euros, en hausse de 3% à taux de change constants et en retrait de 4% en données publiées
- Flux de trésorerie opérationnel en hausse de 17% à 949 millions d'euros, objectifs annuels 2026 confirmés
- L'action Dassault Systèmes gagne 5% à près de 20€ vers 10h, après plusieurs mois de forte correction
- Chiffre d'affaires T1 2026 à 1,51 milliard d'euros, en hausse de 3% à taux de change constants et en retrait de 4% en données publiées
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- L'action Dassault Systèmes gagne 5% à près de 20€ vers 10h, après plusieurs mois de forte correction
Dassault Systèmes a publié jeudi 23 avril avant l'ouverture d'Euronext Paris un chiffre d'affaires trimestriel de 1,51 milliard d'euros au premier trimestre 2026, conforme à la fourchette haute des objectifs annoncés en février. La croissance ressort à +3% à taux de change constants, tandis que les données publiées reculent de 4% sous l'effet d'une parité dollar-euro défavorable. L'action Dassault Systèmes gagne 5% à près de 20€ vers 10h, dans un mouvement de rebond après plusieurs mois de forte correction.
Des résultats T1 2026 conformes aux prévisions
Un chiffre d'affaires de 1,51 milliard d'euros
Le chiffre d'affaires de Dassault Systèmes atteint 1,51 milliard d'euros au premier trimestre 2026. La fourchette annoncée en février tablait sur 1,48 à 1,54 milliard d'euros en données non-IFRS, avec une marge opérationnelle attendue entre 29,2% et 30,7%. L'éditeur français de logiciels se situe donc dans la partie haute de sa cible trimestrielle.
La marge opérationnelle non-IFRS ressort à 30,3%, en retrait de 0,6 point de pourcentage sur un an. Le BNPA non-IFRS s'établit à 0,30 euro, en baisse de 6% en données publiées mais en progression de 4% à taux de change constants. Le chiffre d'affaires logiciel s'élève à 1,38 milliard d'euros, dont 85% de revenus récurrents, un socle qui confère une bonne visibilité sur les mois à venir.
Le directeur général adjoint en charge des finances, Rouven Bergmann, a qualifié la performance de conforme aux objectifs et représentative de l'efficacité de la stratégie mise en œuvre. Le dirigeant a par ailleurs souligné un carnet de commandes équilibré entre les différents marchés finaux du groupe.
Le 3DEXPERIENCE et le Cloud tirent la croissance
La plateforme 3DEXPERIENCE et les activités Cloud affichent une dynamique commerciale deux fois plus rapide que l'évolution du chiffre d'affaires logiciel d'ensemble. L'ARR (Annual Recurring Revenue), indicateur clé pour un éditeur de logiciels, progresse de 6% sur un an, traduisant la solidité du modèle récurrent du groupe.
Le marché des PME maintient une performance solide, tiré par la marque SOLIDWORKS. La filiale CENTRIC, spécialisée dans la gestion du cycle de vie produit, enregistre pour sa part une forte croissance, illustrant les avancées de la stratégie de diversification sectorielle. Dans les Sciences de la vie, le groupe a finalisé au premier trimestre une transaction majeure qui élargit la portée de sa plateforme.
La direction financière a relevé une croissance saine en Europe sur le trimestre, avec des contributions marquées des industries centrées sur le consommateur. Les offres de gestion du cycle de vie produit se développent plus rapidement dans des secteurs comme l'agroalimentaire et la distribution, avec des références comme Amazon ou Ferrero.
Une rentabilité en amélioration en normes IFRS
Un bénéfice net en hausse de 12% à 292,5 millions d'euros
En normes IFRS, le résultat net revenant aux actionnaires progresse de 12% à 292,5 millions d'euros au premier trimestre 2026. Le BNPA IFRS ressort à 0,22 euro, contre 0,20 euro un an plus tôt. La marge opérationnelle IFRS grimpe à 23,0%, contre 19,4% au premier trimestre 2025, soit un gain de 3,6 points de pourcentage.
L'écart entre la performance publiée non-IFRS et la performance IFRS reflète un poids moindre des charges sans effet cash au premier trimestre (rémunération en actions, amortissement des incorporels issus d'acquisitions). Les taux de change ont également pesé sur les données publiées non-IFRS, alors que les chiffres à taux de change constants sont proches du milieu de la fourchette.
Les investisseurs suivent de près la capacité de Dassault Systèmes à maintenir sa marge opérationnelle non-IFRS autour de 32% à l'échelle annuelle, dans un contexte où l'industrie automobile, un de ses marchés clients majeurs, traverse une phase prolongée de ralentissement.
Un flux de trésorerie opérationnel en bond de 17%
Le flux de trésorerie issu des activités opérationnelles atteint 949 millions d'euros au premier trimestre, en hausse de 17% sur un an. Cette dynamique, portée par une amélioration du besoin en fonds de roulement, confirme la solidité du modèle économique du groupe.
Les flux générés ont été utilisés pour le remboursement net de dette à hauteur de 118 millions d'euros, le rachat d'actions auto-détenues pour 64 millions d'euros et des investissements CAPEX pour 23 millions d'euros. La position financière nette atteint désormais 2,40 milliards d'euros au 31 mars 2026, contre 1,79 milliard un an plus tôt.
La trésorerie et les équivalents de trésorerie s'élèvent à 4,87 milliards d'euros à fin mars. Ce bilan solide donne au groupe des marges de manœuvre pour conduire une politique d'acquisitions ciblée et soutenir sa politique de rémunération des actionnaires. Un dividende de 0,27 euro par action est proposé à l'assemblée générale du 20 mai.
L'action Dassault Systèmes rebondit après plusieurs mois de baisse
Un rebond sur des plus bas pluriannuels
L'action Dassault Systèmes gagne 5% à près de 20€ vers 10h sur Euronext Paris, après une clôture la veille à 18,87€. Le titre signe un rebond technique depuis les plus bas à 15,83€ touchés ces dernières semaines, qui correspondent aux niveaux les plus faibles depuis près de huit ans.
Le parcours boursier des derniers trimestres a été difficile. Le cours, qui s'échangeait autour de 48 euros début 2024, a accumulé plus de 60% de baisse depuis cette date sous l'effet de plusieurs facteurs : cycle difficile dans l'automobile, intégration décevante de Medidata dans le pôle Sciences de la vie, et craintes liées à l'impact de l'IA générative sur le modèle traditionnel des éditeurs de logiciels.
La capitalisation boursière du groupe reste l'une des plus importantes du CAC 40, à environ 25 milliards d'euros. Le titre est éligible au PEA et figure dans la plupart des fonds indexés sur les grandes valeurs européennes de la technologie.
Les objectifs 2026 maintenus et catalyseurs à venir
Dassault Systèmes confirme ses objectifs 2026 en données non-IFRS : chiffre d'affaires de 6,29 à 6,41 milliards d'euros (+3% à +5% à taux de change constants), marge opérationnelle de 32,2% à 32,6% et BNPA dilué de 1,30 à 1,34 euro. Pour le deuxième trimestre, le groupe anticipe un chiffre d'affaires de 1,52 à 1,57 milliard d'euros et une marge opérationnelle de 29,5% à 29,9%.
Les principaux catalyseurs identifiés pour les prochains trimestres incluent le partenariat stratégique annoncé en février avec NVIDIA pour une plateforme d'intelligence artificielle industrielle dédiée aux jumeaux virtuels. Cet accord vise à accélérer l'adoption des outils d'IA générative dans les processus de conception et de fabrication des clients industriels du groupe, dans l'automobile comme dans l'aéronautique.
La prochaine publication trimestrielle est attendue le 23 juillet 2026. Les marchés suivront la capacité du groupe à accélérer sa croissance en Amérique du Nord et à maintenir la forte dynamique du segment cloud, deux enjeux majeurs pour la thèse d'investissement sur le titre.
❓ FAQ
Pourquoi l'action Dassault Systèmes rebondit-elle de 5% après les résultats du T1 2026 ?
L'action Dassault Systèmes gagne 5% à près de 20€ vers 10h sur Euronext Paris. Ce rebond s'explique par trois éléments : des résultats trimestriels conformes aux prévisions, la confirmation des objectifs financiers 2026 et un flux de trésorerie opérationnel en hausse de 17% à 949 millions d'euros. Le titre profite aussi d'un rebond technique depuis les plus bas pluriannuels touchés récemment.
Quels sont les objectifs financiers de Dassault Systèmes pour 2026 ?
Dassault Systèmes vise un chiffre d'affaires de 6,29 à 6,41 milliards d'euros sur l'ensemble de l'exercice 2026, en hausse de 3% à 5% à taux de change constants. Le groupe cible une marge opérationnelle non-IFRS de 32,2% à 32,6% et un BNPA dilué de 1,30 à 1,34 euro. Pour le deuxième trimestre, l'éditeur anticipe 1,52 à 1,57 milliard d'euros de chiffre d'affaires.
Comment investir sur l'action Dassault Systèmes et dans les logiciels européens ?
L'exposition directe à Dassault Systèmes passe par l'achat d'actions cotées sur Euronext Paris sous le symbole DSY, éligibles au PEA. Le titre fait partie des valeurs françaises logeables dans un PEA, avec une fiscalité avantageuse après cinq ans de détention. Pour une approche diversifiée, des ETF sectoriels ou indiciels permettent une exposition élargie aux valeurs technologiques européennes.
Pourquoi le chiffre d'affaires recule-t-il en données publiées malgré une croissance à taux de change constants ?
Le chiffre d'affaires de 1,51 milliard d'euros au T1 2026 recule de 4% en données publiées mais progresse de 3% à taux de change constants. L'écart tient à l'effet de change défavorable entre le dollar américain et l'euro : Dassault Systèmes réalise près de la moitié de son activité en Amérique du Nord, principalement en dollars. La remontée de l'euro face au dollar pèse donc mécaniquement sur les chiffres publiés, sans refléter la dynamique commerciale sous-jacente.
Quel est le partenariat stratégique de Dassault Systèmes avec NVIDIA ?
Annoncé le 3 février 2026, le partenariat entre Dassault Systèmes et NVIDIA vise à créer une plateforme d'intelligence artificielle industrielle dédiée aux jumeaux virtuels. Cet accord doit accélérer l'adoption des outils d'IA générative dans les processus de conception, de simulation et de fabrication chez les clients industriels du groupe, notamment dans les secteurs automobile, aéronautique et manufacturier.
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