Les contrats à terme sur le pétrole peinent à trouver une orientation après la publication du rapport de l'EIA d'aujourd'hui, qui fait état d'une baisse des stocks de pétrole très supérieure à ce qui était prévu. Par ailleurs, la production pétrolière de l'OPEP a atteint en mai son plus bas niveau depuis plus de vingt ans, tombant à environ 16,13 millions de barils par jour, selon une enquête de Reuters.
Le cours teste actuellement le retracement de Fibonacci de 38,2 % à 92,97 après une forte correction depuis le plus haut de 97,58. Le groupe de bougies mis en évidence témoigne d'une indécision à ce niveau. La moyenne mobile exponentielle (EMA) à 48 périodes (92,20) s'aplatit sous la moyenne mobile exponentielle (EMA) à 240 périodes (93,94), ce qui maintient la tendance baissière à court terme. Le RSI, à 55,7, se redresse mais n'est pas encore déterminant. Un rejet à ce niveau viserait le niveau de 23,6 % à 91,88, tandis qu'une cassure nette qui dépasserait 93,85 (niveau de Fibonacci de 50 %) ferait basculer la dynamique vers le haut. Source : xStation5
Principales variations des stocks
Les stocks de pétrole ont diminué de 7,23 millions de barils — soit plus de trois fois les prévisions de -2,2 millions et un chiffre similaire aux -7,97 millions de la semaine précédente. Les stocks commerciaux de pétrole s’établissent désormais à 426,5 millions de barils, soit environ 5 % en dessous de la moyenne saisonnière sur cinq ans.
Autres :
- Plateforme de Cushing, Oklahoma : -0,801 million de barils (précédent : -0,583 million)
- Essence : +0,186 million de barils (prévision : +1,0 million — un écart significatif)
- Distillats : -0,2 million de barils (prévision : +0,171 million)
- Stocks commerciaux totaux de pétrole : -5,6 millions de barils sur la semaine
Opérations des raffineries
Les raffineries ont fonctionné à 95,3 % de leur capacité opérationnelle, traitant 17,0 millions de barils par jour — soit une hausse de 80 000 b/j par rapport à la semaine précédente. La production d’essence s’est élevée en moyenne à 9,7 millions de b/j et celle de distillats à 5,2 millions de b/j, toutes deux en hausse par rapport à la semaine précédente.
Importations et demande
Les importations de brut se sont élevées en moyenne à 5,9 millions de barils par jour, soit une baisse de 0,5 million de barils par jour par rapport à la semaine précédente et un recul de 5,8 % par rapport à la même période de quatre semaines l'année dernière. Du côté de la demande, le volume total de produits fournis au cours des quatre dernières semaines s'est élevé en moyenne à 20,6 millions de barils par jour, en hausse de 3,5 % en glissement annuel. La demande de distillats a tiré la hausse, progressant de 7,2 % en glissement annuel, tandis que celle d’essence a reculé de 0,5 % et celle de kérosène de 2,2 %.
Niveaux des stocks par rapport à la moyenne sur cinq ans
Les stocks de distillats restent les plus tendus, s’établissant à 102,1 millions de barils, soit 13 % en dessous de la moyenne sur cinq ans. Les stocks d’essence sont inférieurs de 6 % à la moyenne. Le propane/propylène constitue l’exception à l’inverse — avec 22,8 millions de barils, soit 35 % de plus que la moyenne.
Contexte de l’offre de l’OPEP
La production de brut de l’OPEP a chuté de 1,06 million de barils par jour en mai par rapport au mois précédent, tombant à son plus bas niveau depuis plus de deux décennies. Cette baisse est principalement due au blocus naval américain imposé à l’Iran et aux perturbations autour du détroit d’Ormuz, qui ont fortement réduit les exportations du Golfe. L’Iran a enregistré la chute la plus marquée, l’Arabie saoudite ayant également connu des baisses, tandis que l’Irak, le Venezuela et le Nigeria ont partiellement compensé ces pertes. Ce contexte renforce la tension sous-entendue par les importantes baisses consécutives des stocks de brut américains.
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