- Bénéfice d'exploitation ajusté de 5,2 milliards de couronnes suédoises au premier trimestre 2026, sous le consensus Infront de 5,4 milliards.
- Chiffre d'affaires net de 49,3 milliards de couronnes, contre 50,7 milliards attendus, avec un effet de change négatif de 7,8 milliards.
- L'action ERICb perd environ 4,2% à Stockholm, autour de 105,60 couronnes, après la publication.
- Bénéfice d'exploitation ajusté de 5,2 milliards de couronnes suédoises au premier trimestre 2026, sous le consensus Infront de 5,4 milliards.
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- L'action ERICb perd environ 4,2% à Stockholm, autour de 105,60 couronnes, après la publication.
Ericsson manque le consensus au premier trimestre
L'équipementier suédois Ericsson a publié ce vendredi un bénéfice d'exploitation ajusté légèrement en dessous des attentes au titre du premier trimestre 2026. Le groupe invoque la hausse des coûts des semi-conducteurs, portée par la demande liée à l'intelligence artificielle, et un ralentissement des ventes en Amérique du Nord. L'action ERICb recule d'environ 4,2% à Stockholm après la publication.
Un résultat opérationnel sous le consensus
Le bénéfice d'exploitation ajusté du groupe suédois ressort à 5,2 milliards de couronnes suédoises (environ 480 millions d'euros) sur les trois premiers mois de l'année, hors charges de restructuration. Les analystes interrogés par Infront anticipaient en moyenne 5,4 milliards de couronnes. L'écart reste mesuré mais suffit à nourrir la déception du marché, d'autant que le chiffre d'affaires net trimestriel passe aussi sous les prévisions.
Le chiffre d'affaires net atteint 49,3 milliards de couronnes, contre un consensus Infront de 50,7 milliards et 55,0 milliards un an plus tôt. La baisse faciale de 10% en glissement annuel masque une progression organique de 6%, calculée hors effets de change et de périmètre. La force de la couronne suédoise face au dollar pèse à hauteur de 7,8 milliards de couronnes sur les revenus publiés, selon la direction financière.
La marge brute ajustée s'établit à 48,1%, contre 48,5% un an plus tôt. L'EBITA ajusté ressort à 5,6 milliards de couronnes, avec une marge de 11,3%, contre 12,6% au premier trimestre 2025. Le bénéfice net tombe à 0,9 milliard de couronnes, contre 4,2 milliards un an plus tôt, le résultat étant grevé par 3,8 milliards de charges de restructuration et par l'impact de change. Le bénéfice par action dilué recule à 0,27 couronne, contre 1,24 couronne au premier trimestre 2025.
La hausse des coûts des puces liée à l'IA pointée du doigt
Le directeur général Börje Ekholm évoque une hausse des coûts des intrants, particulièrement dans les semi-conducteurs, en partie provoquée par la demande en intelligence artificielle. Les fabricants de puces arbitrent leurs capacités de production en faveur des processeurs destinés aux centres de données d'intelligence artificielle, ce qui renchérit les composants utilisés par les équipementiers télécoms. Ericsson entend compenser cette pression par des actions de substitution de produits et une collaboration resserrée avec ses fournisseurs.
Cette tension sur les composants s'ajoute à un environnement macroéconomique incertain. La direction mentionne explicitement les aléas géopolitiques, les perspectives tarifaires et la situation globale des semi-conducteurs comme facteurs de risque pour les trimestres à venir. Le groupe précise que ses prévisions pour le deuxième trimestre reposent sur l'hypothèse d'une stabilité des droits de douane actuels.
Les charges de restructuration devraient rester élevées sur l'ensemble de 2026, une part significative ayant déjà été comptabilisée au premier trimestre. Le groupe poursuit des mesures d'efficacité qui ont permis de réduire ses charges opérationnelles d'environ 2 milliards de couronnes en glissement annuel, grâce notamment à des baisses d'effectifs et à la cession d'iconectiv.
L'Amérique du Nord ralentit, l'Asie progresse
Un marché américain sous pression
L'Amérique du Nord reste un marché clé pour le groupe suédois. Ericsson y avait signé en décembre 2023 un contrat estimé à 14 milliards de dollars avec l'opérateur AT&T, la plus grosse commande de son histoire, portant sur le déploiement d'équipements Open RAN sur cinq ans. Cet accord visait notamment à faire passer 70% du trafic sans fil d'AT&T par des plateformes ouvertes d'ici fin 2026.
Au premier trimestre 2026, la zone Amériques publie toutefois un chiffre d'affaires organique en recul de 2% à 17,1 milliards de couronnes. L'Amérique latine progresse, mais ne suffit pas à compenser une baisse à un chiffre en Amérique du Nord. La direction explique ce repli par une réallocation des dépenses de certains clients après la consolidation récente du marché, et par une base de comparaison élevée, les opérateurs ayant anticipé leurs achats au premier trimestre 2025 face aux incertitudes tarifaires.
L'enjeu commercial reste majeur. Le contrat AT&T devait compenser le ralentissement général des investissements dans les télécommunications observé sur plusieurs marchés matures. Les relations commerciales transatlantiques, tendues sous la présidence de Donald Trump, ajoutent une couche de prudence aux perspectives publiées par le groupe suédois, qui concurrence notamment le finlandais Nokia sur le marché américain.
L'Europe et l'Asie soutiennent la croissance organique
Le segment Networks, principale activité d'Ericsson, génère 32,9 milliards de couronnes de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026. Les ventes organiques y progressent de 7%, avec une marge brute ajustée de 50,4% et une marge EBITA ajustée de 13,3%. Les chiffres publiés reculent en revanche de 8% sur un an, plombés par un effet de change négatif de 5,2 milliards de couronnes.
La zone Europe, Moyen-Orient et Afrique affiche une croissance organique de 10% à 14,3 milliards de couronnes, tirée par le Moyen-Orient et l'Afrique. L'Asie du Sud-Est, l'Océanie et l'Inde progressent de 12% à 6,9 milliards, tandis que l'Asie du Nord-Est, incluant le Japon et la Corée du Sud, bondit de 15% à 3,1 milliards, portée par la poursuite des déploiements 5G. L'Inde et le Japon ressortent comme deux marchés stratégiques en forte croissance.
Le segment Cloud Software and Services publie un chiffre d'affaires de 11,8 milliards de couronnes, en progression organique de 4%, avec une marge brute ajustée en amélioration à 43,2%. Le segment Enterprise atteint 4,2 milliards de couronnes, avec une croissance organique également de 4%, mais une rentabilité affectée par la cession d'iconectiv et 0,3 milliard de coûts non récurrents. Le flux de trésorerie disponible avant opérations de croissance externe ressort à 5,9 milliards de couronnes, plus du double d'un an plus tôt.
Une réponse capitalistique malgré la déception
Rachat d'actions de 15 milliards de couronnes
Face à la déception boursière, le conseil d'administration a approuvé un programme de rachat d'actions d'un montant maximal de 15 milliards de couronnes suédoises. Le lancement des opérations est prévu pour le 23 avril 2026. Un rachat d'actions permet à une entreprise de réduire le nombre de titres en circulation, mécaniquement favorable au bénéfice par action et souvent interprété comme un signal de confiance de la direction sur la valorisation.
La trésorerie nette du groupe s'établit à 68,1 milliards de couronnes à fin mars 2026, en progression séquentielle de 6,9 milliards. Le ratio flux de trésorerie disponible sur chiffre d'affaires atteint 13% sur douze mois glissants, au-dessus de la cible interne de 9% à 12%. Cette position financière offre une marge de manœuvre pour à la fois poursuivre le programme de rachat et maintenir une politique de dividende en hausse.
La direction maintient par ailleurs sa cible de long terme de marge EBITA ajustée comprise entre 15% et 18%, hors charges de restructuration. Cet objectif reste éloigné du niveau publié au premier trimestre 2026 (11,3%), mais le groupe entend combler l'écart par la poursuite des mesures d'efficacité et par un redressement progressif du mix produits.
Réaction boursière et perspectives
Sur la place de Stockholm, l'action ERICb recule à 105,60 couronnes en séance ce vendredi 17 avril 2026, contre une clôture de 110,25 couronnes la veille, soit une baisse d'environ 4,2%. Le titre évolue dans une fourchette journalière de 104,65 à 106,80 couronnes. Sur un an, l'amplitude va de 69,90 à 112,60 couronnes, traduisant un parcours boursier contrasté. L'ADR coté au Nasdaq aux États-Unis avait perdu près de 4% dans les transactions de pré-marché.
La communauté des analystes reste divisée. BofA Securities a abaissé son objectif de cours à 88 couronnes, contre 89 précédemment, tout en maintenant une recommandation à la vente. Nordea avait relevé le titre à l'achat en mars, tandis que le Groupe Santander le dégradait à neutre à la même période. La cible moyenne sur douze mois ressort autour de 97 couronnes selon les données de place, traduisant un potentiel baissier théorique de l'ordre de 8% par rapport au cours actuel.
Pour le deuxième trimestre 2026, la direction anticipe une croissance des ventes du segment Networks proche de la saisonnalité moyenne observée sur trois ans, et une croissance supérieure pour Cloud Software and Services. La marge brute ajustée de Networks est attendue dans une fourchette de 49% à 51%. Les investisseurs souhaitant se positionner sur le secteur des équipementiers télécoms européens peuvent consulter la page comment acheter des actions ou diversifier via des ETF sectoriels.
❓ FAQ
Pourquoi l'action Ericsson recule-t-elle après ces résultats ? La baisse s'explique par un bénéfice d'exploitation ajusté et un chiffre d'affaires inférieurs aux attentes des analystes, ainsi que par un recul marqué du bénéfice net lié aux charges de restructuration et à l'effet négatif du change. Les investisseurs réagissent aussi à l'avertissement sur la hausse des coûts des semi-conducteurs liée à la demande en intelligence artificielle.
Qu'est-ce que l'Open RAN et pourquoi est-ce important pour Ericsson ? L'Open RAN (Open Radio Access Network) désigne une architecture de réseau d'accès radio ouverte, qui permet aux opérateurs télécoms de combiner des équipements de plusieurs fournisseurs plutôt que de dépendre d'un seul. Ericsson a remporté un contrat de 14 milliards de dollars avec AT&T en 2023 pour déployer cette technologie aux États-Unis, ce qui représente la plus grosse commande de son histoire.
Qu'est-ce qu'un programme de rachat d'actions ? Un rachat d'actions consiste pour une entreprise à racheter ses propres titres sur le marché, avant de les annuler ou de les conserver en autocontrôle. Cette opération réduit le nombre d'actions en circulation, ce qui augmente mécaniquement le bénéfice par action et concentre la propriété entre les actionnaires restants. Ericsson a approuvé un programme de 15 milliards de couronnes suédoises qui débutera le 23 avril 2026.
Quelle est la différence entre croissance organique et croissance publiée ? La croissance organique mesure l'évolution du chiffre d'affaires à périmètre et taux de change constants, c'est-à-dire hors effets des acquisitions, cessions et variations monétaires. La croissance publiée intègre tous ces effets. Chez Ericsson au premier trimestre 2026, la croissance organique ressort à +6% tandis que la croissance publiée s'établit à -10%, l'essentiel de l'écart provenant du renforcement de la couronne suédoise.
Qui sont les principaux concurrents d'Ericsson ? Les deux principaux concurrents occidentaux sont le finlandais Nokia et, sur certains segments, des acteurs comme Samsung Networks. Sur la scène mondiale, le chinois Huawei reste un concurrent majeur, bien qu'exclu de nombreux marchés occidentaux pour des raisons de sécurité nationale. La concurrence s'est intensifiée avec l'arrivée de fournisseurs d'équipements Open RAN issus de l'informatique.
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