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Le gouvernement juge impossible un vote du budget à l’Assemblée nationale
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Les débats sont suspendus jusqu’au mardi 20 janvier
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L’exécutif hésite entre l’article 49.3 et une ordonnance budgétaire
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Le déficit public atteindrait 5,3% du PIB à ce stade
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Aucun budget définitif attendu avant la mi-février
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Le gouvernement juge impossible un vote du budget à l’Assemblée nationale
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Les débats sont suspendus jusqu’au mardi 20 janvier
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L’exécutif hésite entre l’article 49.3 et une ordonnance budgétaire
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Le déficit public atteindrait 5,3% du PIB à ce stade
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Aucun budget définitif attendu avant la mi-février
La France pourra-t-elle se doter d’un budget de l’État dans les délais ? Face à un blocage politique croissant à l’Assemblée nationale, le gouvernement a décidé de suspendre les débats budgétaires, jugeant impossible l’adoption du texte par un vote classique. L’exécutif explore désormais des voies exceptionnelles pour faire adopter le projet de finances sans majorité parlementaire.
🏛️ Des débats budgétaires brutalement interrompus
Un calendrier parlementaire bouleversé
Dans la nuit du vendredi 16 janvier, le gouvernement a annulé les débats budgétaires initialement prévus dans les heures suivantes ainsi que ceux programmés pour le lundi suivant. Les discussions sont officiellement renvoyées au mardi 20 janvier, dans l’espoir de dégager une solution politique d’ici là.
Le Premier ministre estime qu’en l’état actuel des débats, le vote d’un budget à l’Assemblée nationale est « impossible », faute de compromis acceptable par une majorité de députés.
Un constat d’échec assumé par l’exécutif
Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a justifié cette décision en affirmant que le gouvernement s’éloignait définitivement d’un texte susceptible de rassembler une majorité. Cette déclaration a été faite dans un hémicycle peu rempli, au terme de séances jugées confuses et menées à un rythme accéléré.
En réponse, Éric Coquerel, président LFI de la commission des finances, a accusé le gouvernement d’avoir tenté d’imposer un texte minoritaire, tout en rejetant la responsabilité de l’échec sur l’Assemblée nationale.
💥 Des amendements au cœur des tensions
La réduction des dotations aux collectivités
Parmi les points de crispation figure une réduction de 4,9 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement, intégrée dans l’enveloppe de l’État destinée aux collectivités territoriales. Cette baisse, introduite à l’initiative du Rassemblement national, est particulièrement ciblée par le gouvernement.
Cet amendement illustre les divergences profondes entre les groupes parlementaires sur la trajectoire budgétaire à adopter.
Des mesures clés rejetées
Jeudi, un amendement gouvernemental prévoyant une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 milliards d’euros, a été rejeté, y compris par certains députés de la majorité présidentielle. Cette mesure devait faciliter une négociation avec le Parti socialiste.
Par ailleurs, le ministre des Armées Sébastien Lecornu a dénoncé une réécriture jugée inconstitutionnelle du statut du bailleur privé, issue d’un amendement MoDem et destinée à répondre à la crise du logement.
📉 Un déficit public jugé inacceptable
Un dérapage budgétaire pointé par Matignon
Selon l’entourage du Premier ministre, le déficit public atteindrait 5,3% du PIB à ce stade des discussions, soit un niveau supérieur à l’objectif maximal de 5% fixé par l’exécutif. Pour Matignon, cette situation est jugée « inacceptable ».
Le gouvernement accuse La France insoumise et le Rassemblement national de mener un « sabotage continu », rendant toute adoption du budget par un vote parlementaire irréaliste.
Une tentative de compromis en cours
Vendredi, Sébastien Lecornu doit annoncer de nouvelles mesures visant à modifier le texte initial du gouvernement. L’objectif est de tenter de construire un accord de non-censure avec le Parti socialiste et les députés indépendants du groupe Liot.
⚖️ 49.3 ou ordonnance : deux options controversées
Le recours possible à l’article 49.3
L’article 49 alinéa 3 de la Constitution permettrait au gouvernement de faire adopter le budget sans vote, en retenant les amendements de son choix. Cette option avait été écartée précédemment à la demande du PS, afin d’éviter une motion de censure.
Toutefois, son utilisation pourrait être nécessaire à plusieurs reprises, exposant l’exécutif à un risque politique important à chaque étape.
L’option inédite de l’ordonnance budgétaire
L’autre possibilité est celle d’une ordonnance budgétaire, qui permettrait d’adopter le budget sans passage devant le Parlement. Une telle procédure serait inédite et créerait un précédent majeur pour les futurs débats budgétaires.
Contrairement au 49.3, l’ordonnance garantirait l’existence d’un budget même en cas de censure ultérieure du gouvernement, un scénario jugé plausible au vu des réactions hostiles, y compris au sein du Parti socialiste.
🕰️ Un budget repoussé à février
Des délais désormais assumés
Quelle que soit la méthode retenue, l’entourage du Premier ministre assure qu’il n’y aura pas de budget définitivement adopté avant la mi-février. Cette échéance est bien plus tardive que celle initialement souhaitée par Emmanuel Macron, qui espérait une adoption pour fin janvier.
Des enjeux stratégiques majeurs
Dans ses vœux aux armées, le chef de l’État a récemment appelé à des « efforts » pour accélérer le réarmement du pays. Ces ambitions passent notamment par l’adoption rapide d’un projet de loi de finances pour 2026, aujourd’hui retardé par l’impasse parlementaire.
❓ FAQ
Pourquoi le budget ne peut-il pas être voté à l’Assemblée nationale ?
Le gouvernement estime qu’aucune majorité stable ne peut se dégager autour du texte actuel, en raison de profondes divergences entre les groupes politiques.
Qu’est-ce que l’article 49.3 ?
Le 49.3 permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, sauf si une motion de censure est adoptée par l’Assemblée nationale.
Qu’est-ce qu’une ordonnance budgétaire ?
Il s’agit d’un texte adopté sans débat parlementaire, permettant de mettre en œuvre le budget directement. Cette méthode serait inédite pour un budget de l’État.
Pourquoi le déficit de 5,3% pose-t-il problème ?
Ce niveau dépasse l’objectif fixé par le gouvernement et complique le respect des engagements budgétaires de la France.
Quand le budget pourrait-il être adopté définitivement ?
Selon l’exécutif, aucune adoption définitive n’est attendue avant la mi-février.
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