Le CFD US30 est un instrument dérivé basé sur les contrats à terme du Dow Jones Industrial Average (DJIA), l’un des indices actions les plus anciens et les plus emblématiques au monde.
Créé le 26 mai 1896 par Charles Dow et Edward Jones, le DJIA regroupe 30 grandes sociétés cotées aux États-Unis. Le CFD US30 (« contract for difference » ou « contrat pour la différence) permet aux investisseurs de se positionner sur les mouvements de prix de l’indice sans avoir à détenir les actions sous-jacentes.
Le CFD US30 offre la possibilité de spéculer sur les mouvements de prix des contrats à terme du DJIA. Cet instrument dérivé, à risque élevé, permet d’ouvrir des positions à l’achat comme à la vente, ce qui offre la possibilité de tirer parti aussi bien des marchés haussiers que baissiers. Il est essentiel de bien comprendre les risques associés, notamment ceux liés à l’effet de levier, qui peut entraîner des gains importants mais aussi des pertes significatives.
Le Dow Jones Industrial Average est généralement moins volatil que le S&P 500 ou le Nasdaq 100 (bien que ce ne soit pas systématiquement le cas). Les actions composant l’US30 sont souvent moins cycliques que celles du S&P 500 ou du Nasdaq 100.
L’indice Dow Jones ne comprend que des entreprises américaines matures et bien établies. Parmi les sociétés historiquement présentes dans l’indice figurent notamment Johnson & Johnson, Disney et Coca-Cola. En 2024, Amazon a remplacé Walgreens Boots Alliance au sein de l’indice.
Les heures de négociation du Dow Jones Industrial Average (DJIA) correspondent à celles de la Bourse de New York (NYSE), sur laquelle sont cotées les entreprises composant l’indice. Le NYSE opère du Lundi au vendredi :
- Heures de marché régulières : 9h30 à 16h00 (EST)
- Avant l’ouverture du marché : 4h00 à 09h30 (EST)
- Après la clôture du marché : 16h00 à 20h00 (EST)
La séance américaine se divise en plusieurs phases distinctes, chacune présentant un niveau de volatilité et d’activité spécifique. Les connaître aide à décider quand entrer ou sortir du marché.
Avant l’ouverture du marché (4h00 - 9h30 EST)
- Volatilité : généralement modérée
- Rôle : cette phase précède l’ouverture officielle du marché. Elle est influencée par les publications de résultats, les annonces économiques et les actualités diffusées avant l’ouverture. Les traders réagissent aux événements survenus pendant la nuit et se positionnent pour la séance à venir. La liquidité est plus faible que durant les heures normales, ce qui peut entraîner des spreads plus larges. Toutefois, lors de la saison des résultats ou d’événements mondiaux majeurs, la volatilité peut être nettement plus élevée.
Ouverture du marché (9h30 - 10h30 EST)
- Volatilité : généralement élevée
- Rôle : la première heure de cotation est souvent la plus volatile. Les volumes augmentent fortement lorsque investisseurs institutionnels et particuliers exécutent leurs ordres en réaction aux nouvelles, aux événements nocturnes et aux signaux du pré-marché. L’adjudication d’ouverture détermine les prix initiaux des actions, ce qui entraîne souvent des mouvements de cours importants.
Fin de matinée (10h30 - 12h00 EST)
- Volatilité : généralement modérée à faible
- Rôle : après la forte activité de l’ouverture, le marché tend à se stabiliser. La volatilité diminue tandis que les traders analysent les événements du matin et anticipent les publications économiques à venir. Les volumes baissent et les mouvements de prix deviennent plus mesurés.
Mi-journée (12h00 - 13h00 EST)
- Volatilité : généralement faible
- Rôle : cette période est souvent la plus calme de la séance. De nombreux traders font une pause, ce qui entraîne une baisse des volumes et de l’activité. La volatilité est généralement à son plus bas niveau.
Session de l’après-midi (13h00 - 15h00 EST)
- Volatilité : généralement modérée
- Rôle : l’activité reprend à mesure que les traders reviennent sur les marchés et se positionnent en vue de la clôture. La volatilité peut augmenter en réaction à de nouvelles informations ou à l’approche d’événements attendus, comme des publications de résultats ou des statistiques économiques.
Dernière heure (15h00 - 16h00 EST)
- Volatilité : généralement élevée
- Rôle : la dernière heure de cotation, souvent appelée « power hour », est marquée par une forte volatilité et des volumes importants. Les investisseurs procèdent aux derniers ajustements de leurs positions avant la clôture du marché, ce qui peut entraîner des mouvements de prix significatifs. L’adjudication de clôture détermine les prix finaux de la séance et donne souvent lieu à des transactions importantes.
Après la clôture du marché (16h00 - 20h00 EST)
- Volatilité : généralement modérée
- Rôle : Après la clôture officielle, les échanges en après-marché permettent de réagir aux résultats d’entreprises, aux annonces économiques et à d’autres événements publiés en dehors des heures normales. La liquidité étant plus faible, les spreads peuvent s’élargir et la volatilité augmenter. Les événements majeurs survenant durant cette phase peuvent influencer les prix d’ouverture de la séance suivante, en particulier pendant la saison des résultats ou lors d’actualités importantes, comme des événements géopolitiques.
6 rapports macroéconomiques importants et volatilité du Dow Jones
Les publications macroéconomiques jouent parfois un rôle déterminant pour les traders et les investisseurs, car elles offrent des indications précieuses sur la santé et l’orientation de l’économie américaine. Elles influencent directement le sentiment de marché et la volatilité du Dow Jones Industrial Average. Par ailleurs, les données économiques américaines constituent souvent des signaux forts, non seulement pour les marchés américains, mais aussi pour les marchés financiers mondiaux.
- Le rapport sur les créations d’emplois hors secteur agricole (NFP) aux États-Unis : Ce rapport mensuel, publié par le Bureau of Labor Statistics, fournit des données sur l’évolution de l’emploi aux États-Unis, hors secteur agricole. Une forte création d’emplois est généralement perçue comme un signe de solidité économique et peut avoir un impact positif sur le Dow Jones, tandis qu’un chiffre décevant peut avoir l’effet inverse.
- Les décisions de la Réserve fédérale (Fed) en matière de taux d’intérêt : Les annonces de la Fed relatives aux taux d’intérêt et à la politique monétaire peuvent sensiblement influer sur le Dow Jones. Des taux d’intérêt plus bas favorisent généralement une appréciation des cours des actions, tandis que des taux plus élevés peuvent entraîner des corrections.
- Le produit intérieur brut (PIB) des États-Unis : Ce rapport mesure l’activité économique globale et la croissance de l’économie américaine. Une forte croissance du PIB peut renforcer la confiance des investisseurs et avoir un impact positif sur le Dow Jones, tandis qu’une croissance anémique peut se traduire par une baisse de l’indice.
- L’indice des prix à la consommation (IPC) : L’IPC mesure l’inflation en répliquant l’évolution des prix d’un panier de biens et de services de consommation. Une inflation élevée peut faire craindre une hausse des taux d’intérêt, ce qui peut avoir un impact négatif sur le Dow Jones.
- L’indice manufacturier de l’Institute for Supply Management (ISM) : Ce rapport mensuel repose sur des enquêtes auprès des directeurs d’achat du secteur manufacturier. Il fournit des indications sur l’activité économique, notamment les nouvelles commandes, la production, l’emploi et les délais de livraison. Un indice ISM supérieur aux attentes peut favoriser une hausse le Dow Jones, tandis qu’un chiffre plus faible peut peser sur l’indice.
- Les ventes au détail : Ce rapport mensuel mesure les dépenses des consommateurs en biens et services de détail. Des ventes au détail solides reflètent une économie dynamique et une forte confiance des consommateurs, ce qui soutient le Dow Jones. À l’inverse, des ventes décevantes peuvent signaler un ralentissement économique et exercer une pression négative sur l’indice.