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ETF physique ou synthétique : comprendre la différence et faire le bon choix

  • Un ETF physique détient réellement les titres composant l'indice qu'il réplique, tandis qu'un ETF synthétique reproduit la performance de l'indice via un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie bancaire.
  • La réplication synthétique permet d'accéder à des indices non européens (S&P 500, Nasdaq, MSCI World) dans un PEA, ce que la réplication physique ne permet pas en raison de la contrainte des 75 % d'actifs européens.
  • Le choix entre les deux dépend principalement de l'enveloppe fiscale utilisée, de l'indice ciblé et du niveau de transparence souhaité, le risque de contrepartie étant strictement encadré par la réglementation UCITS.
  • Un ETF physique détient réellement les titres composant l'indice qu'il réplique, tandis qu'un ETF synthétique reproduit la performance de l'indice via un contrat d'échange (swap) avec une contrepartie bancaire.
  • La réplication synthétique permet d'accéder à des indices non européens (S&P 500, Nasdaq, MSCI World) dans un PEA, ce que la réplication physique ne permet pas en raison de la contrainte des 75 % d'actifs européens.
  • Le choix entre les deux dépend principalement de l'enveloppe fiscale utilisée, de l'indice ciblé et du niveau de transparence souhaité, le risque de contrepartie étant strictement encadré par la réglementation UCITS.

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Qu'est-ce qu'un ETF et pourquoi le mode de réplication compte ?

Un ETF (Exchange Traded Fund), aussi appelé tracker ou fonds indiciel coté, est un instrument financier qui reproduit la performance d'un indice boursier comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World. La promesse est simple, obtenir en un seul ordre une diversification immédiate sur des dizaines, voire des milliers de sociétés, avec des frais de gestion bien inférieurs à ceux d'un fonds traditionnel.

Derrière cette apparente simplicité se cache pourtant un choix technique déterminant, le mode de réplication de l'indice. Deux grandes familles cohabitent sur le marché européen, la réplication physique (directe) et la réplication synthétique (indirecte). Avant d'acheter un ETF, il est essentiel de comprendre son fonctionnement concret, car ce paramètre influence directement plusieurs dimensions clés du produit :

  • la transparence sur les titres réellement détenus par le fonds,
  • le niveau de tracking error, c'est-à-dire l'écart de performance avec l'indice de référence,
  • la structure des frais de gestion (TER),
  • l'éligibilité aux différentes enveloppes fiscales (PEA, CTO, assurance-vie),
  • le profil fiscal des dividendes perçus par le fonds.

Cette distinction n'est pas anecdotique. Elle conditionne directement l'accès aux marchés américains, asiatiques ou émergents dans le cadre d'un Plan d'Épargne en Actions, et façonne le profil de risque global de l'investissement.

 

ETF physique : comprendre le fonctionnement de la réplication directe

Fonctionnement de la réplication physique

L'ETF à réplication physique est le mode de fonctionnement le plus intuitif. Le gestionnaire du fonds achète réellement les titres composant l'indice de référence, dans les mêmes proportions que celui-ci. Pour un ETF CAC 40 en réplication physique, cela signifie détenir les 40 actions de l'indice selon leur pondération, et rebalancer le portefeuille à chaque évolution de la composition de l'indice.

Cette catégorie regroupe en réalité deux sous-types techniques bien distincts :

  • La réplication physique complète (full replication) consiste à détenir l'intégralité des titres de l'indice. Elle est privilégiée pour les indices contenant un nombre raisonnable de composants, comme le CAC 40 ou l'Euro Stoxx 50.
  • La réplication physique échantillonnée (sampling) sélectionne un sous-ensemble représentatif des titres, généralement les plus liquides et les plus pondérés, afin de reproduire fidèlement la performance tout en réduisant les coûts. Cette approche est courante sur des indices très larges comme le MSCI World ou le Russell 2000, qui comptent des centaines voire des milliers de lignes.

Les avantages de la réplication physique

  • La transparence constitue le premier atout de la réplication directe. La composition du fonds est connue précisément puisqu'elle correspond à celle de l'indice répliqué, et elle est publiée quotidiennement par l'émetteur. Le suivi du portefeuille sous-jacent est donc immédiat et lisible pour l'investisseur particulier.
  • Le risque de contrepartie est quasi inexistant. L'ETF détient directement les actions, sans intermédiaire bancaire qui s'interposerait entre le fonds et la performance de l'indice. Les titres restent la propriété du fonds, conservés par un dépositaire indépendant. En cas de faillite de l'émetteur, les actifs sont protégés et restituables aux porteurs de parts.

Certains ETF physiques génèrent par ailleurs des revenus complémentaires via le prêt de titres. Le gestionnaire peut prêter une partie des actions détenues à d'autres acteurs du marché en échange d'une rémunération, ce qui vient légèrement améliorer la performance nette du fonds.

Les limites de la réplication physique

Le premier inconvénient tient au tracking error, c'est-à-dire l'écart de performance entre le tracker et son indice de référence. Les frais de transaction lors des rebalancements, les retenues à la source sur les dividendes étrangers et les coûts opérationnels créent un léger décrochage par rapport à l'indice théorique. Sur certains marchés internationaux, ce tracking error peut atteindre 0,2 % à 0,5 % par an.

Sur les marchés peu liquides ou difficiles d'accès (marchés émergents, petites capitalisations), la réplication physique devient coûteuse et complexe à mettre en œuvre. Les frais de transaction transfrontaliers, les contraintes réglementaires locales et la liquidité parfois réduite de certains titres pèsent sur la performance.

Surtout, et c'est un point capital pour l'investisseur français, l'ETF physique répliquant un indice hors Union européenne ne coche pas les cases d'un ETF éligible au PEA. Par exemple, un tracker S&P 500 à réplication physique détient mécaniquement des actions américaines, ce qui le rend incompatible avec la règle des 75 % d'actifs européens imposée par l'enveloppe fiscale.

 

ETF synthétique : comment fonctionne la réplication par swap ?

Fonctionnement de la réplication synthétique

L'ETF à réplication synthétique fonctionne sur une logique radicalement différente. Plutôt que d'acheter les titres composant l'indice, le fonds détient un panier d'actions de substitution, souvent composé d'actions européennes liquides, puis conclut un contrat financier dérivé appelé swap de performance avec une contrepartie bancaire, généralement la maison mère de l'émetteur ou une grande banque d'investissement.

Ce swap est un accord d'échange de performance. L'ETF reverse à la contrepartie la performance de son panier d'actions de substitution, et reçoit en échange la performance exacte de l'indice ciblé. Le swap est réinitialisé très fréquemment, parfois quotidiennement, ce qui limite l'exposition au risque de contrepartie sur une seule journée de performance. Lorsque l'indice surperforme le panier, la contrepartie verse la différence au fonds, dans le cas inverse, c'est le fonds qui paie la contrepartie.

Pour illustrer concrètement, prenons le cas d'un ETF S&P 500 synthétique éligible PEA. Le fonds détient un panier d'actions européennes liquides (LVMH, Sanofi, Nestlé, etc.) pour respecter le quota de 75 % d'actifs éligibles au PEA. Il échange ensuite la performance de ce panier contre celle du S&P 500 via un swap conclu avec une banque d'investissement. Résultat, l'investisseur bénéficie de la performance du marché américain dans le cadre fiscal avantageux du PEA, ce qui serait techniquement impossible avec une réplication physique.

Les atouts de la réplication synthétique

L'avantage principal reste l'éligibilité au PEA pour des indices non européens. Sans la mécanique du swap, il serait impossible de loger un tracker S&P 500, MSCI World ou MSCI Emerging Markets dans cette enveloppe fiscale française. Sur le PEA, les meilleurs ETF reposent d'ailleurs presque tous sur cette logique d'optimisation pour offrir une exposition mondiale dans un cadre fiscal français.

La précision de la réplication est souvent supérieure à celle d'un ETF physique. Le swap garantit contractuellement la performance de l'indice, ce qui réduit fortement le tracking error. Sur certains indices complexes ou comportant des titres peu liquides, la réplication synthétique parvient même à surperformer légèrement l'indice grâce à une optimisation fiscale des dividendes au niveau de la contrepartie.

Les frais de gestion sont généralement plus bas. En évitant les coûts de transaction liés à l'achat physique de milliers de titres et en mutualisant la gestion via un swap, les émetteurs proposent souvent des Total Expense Ratio inférieurs, parfois compris entre 0,05 % et 0,20 % sur les grands indices internationaux.

Enfin, la réplication synthétique permet d'accéder à des indices techniquement difficiles à répliquer comme certains marchés émergents fermés, des indices de matières premières ou des stratégies factorielles complexes. Les ETF à effet de levier reposent par exemple presque systématiquement sur une mécanique synthétique pour reproduire la performance amplifiée d'un indice.

Les inconvénients de la réplication synthétique

Le risque de contrepartie constitue le principal point de vigilance. Si la banque émettrice du swap fait défaut, l'ETF pourrait théoriquement ne pas récupérer la totalité de la performance promise. Ce risque est toutefois strictement encadré par la directive UCITS qui limite l'exposition à une seule contrepartie à 10 % de la valeur liquidative nette du fonds. La réinitialisation quotidienne du swap et la constitution de collatéraux par la contrepartie réduisent encore cette exposition. En pratique, le niveau de risque reste extrêmement encadré.

La transparence est moindre. L'investisseur connaît le panier d'actions de substitution détenu par le fonds, mais celui-ci n'a souvent aucun lien direct avec l'indice répliqué. Un tracker MSCI World synthétique peut très bien détenir un panier composé d'actions japonaises ou européennes, ce qui peut dérouter ceux qui sont habitués à la lisibilité de la réplication physique.

Enfin, la complexité du produit reste un frein pour les investisseurs débutants. Comprendre le mécanisme de swap, les garanties associées et le rôle de la contrepartie demande un effort de compréhension supérieur à celui requis pour un ETF physique classique.

 

ETF physique ou ETF synthétique : comparatif des deux réplications

Pour visualiser rapidement les différences entre les deux modes de réplication, le tableau ci-dessous synthétise les principaux critères de comparaison.

Critère ETF physique ETF synthétique
Mécanisme Détention directe des titres de l'indice Panier de substitution + swap avec une contrepartie
Transparence Très élevée, composition identique à l'indice Modérée, panier de substitution différent de l'indice
Tracking error Légèrement plus élevé Très faible, garanti par le swap
Risque de contrepartie Quasi inexistant Présent mais limité à 10 % (UCITS)
Frais (TER) Souvent légèrement supérieurs Généralement plus bas sur les indices internationaux
Éligibilité PEA hors Europe Non possible Oui, seule solution technique
Optimisation fiscale dividendes Soumise aux retenues à la source Optimisée via la structure de la contrepartie
Indices privilégiés Indices européens, grandes capitalisations Indices mondiaux, marchés émergents, matières premières

 

Ce panorama montre qu'aucun mode de réplication n'est intrinsèquement supérieur à l'autre. Le bon choix dépend de l'enveloppe fiscale, de l'indice ciblé et des préférences de l'investisseur en matière de transparence et d'exposition au risque de contrepartie.

 

ETF physique ou synthétique : quel choix selon l'enveloppe fiscale et l'objectif d'investissement ?

ETF et PEA : la réplication synthétique comme solution incontournable

Le Plan d'Épargne en Actions impose que 75 % des actifs détenus par les fonds éligibles soient investis en actions d'entreprises ayant leur siège dans l'Union européenne ou l'Espace économique européen. Cette contrainte ferme mécaniquement la porte aux ETF physiques répliquant des indices américains, asiatiques ou mondiaux.

Pour accéder aux ETF S&P 500, aux ETF Nasdaq, ou encore aux ETF Inde dans un PEA, la réplication synthétique constitue la seule solution technique disponible. C'est précisément l'usage le plus répandu de ces trackers en France, et c'est pourquoi la quasi-totalité des ETF Monde éligibles PEA fonctionnent en synthétique.

Une liberté de choix sur un compte-titre ordinaire

Le compte-titres ordinaire (CTO) n'est soumis à aucune restriction géographique. L'investisseur peut donc indifféremment choisir un ETF physique ou synthétique selon ses préférences. Sur un CTO, la réplication physique est souvent privilégiée pour sa transparence et l'absence de risque de contrepartie. La fiscalité s'applique au moment des cessions et des distributions de dividendes via le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, indépendamment du mode de réplication.

Le choix entre ETF capitalisant ou distribuant devient alors un critère plus structurant que le mode de réplication lui-même.

Assurance-vie : un choix d’ETF dicté par le contrat

En assurance-vie, l'investisseur sélectionne ses supports parmi les unités de compte référencées par l'assureur. Le choix d'ETF dans une assurance-vie dépend donc surtout du catalogue proposé par le contrat, qui inclut généralement les deux types de réplication. La fiscalité avantageuse après 8 ans s'applique uniformément.

Matières premières : pourquoi les ETF synthétiques dominent le marché ?

Les ETF or et les ETF argent recourent quasi systématiquement à une réplication synthétique. Il est en effet impossible pour un fonds de détenir physiquement de larges quantités de pétrole, de cuivre ou de gaz naturel. Les ETC (Exchange Traded Commodities) sur l'or constituent une exception notable, avec une détention physique de lingots stockés dans des coffres bancaires sécurisés.

ETF crypto : une réplication basée sur la détention directe des actifs

Les ETF crypto apparus sur les marchés européens adoptent généralement une logique de réplication physique, avec détention effective des cryptoactifs sous-jacents par un dépositaire spécialisé. Les ETF Bitcoin spot, les ETF Ethereum et les ETF XRP les plus récents fonctionnent sur ce modèle.

 

ETF physique ou synthétique : comment trancher concrètement ?

La décision finale repose sur quelques questions simples à se poser avant d'acheter un ETF. L'enveloppe utilisée impose-t-elle des contraintes ? Pour un PEA visant les marchés non européens, la réplication synthétique s'impose mécaniquement. L'indice répliqué est-il accessible directement ? Pour les marchés émergents fermés ou les indices très larges, la réplication synthétique reste souvent plus efficace.

La transparence est-elle une priorité absolue ? Si oui, la réplication physique apporte une lisibilité supérieure sur les actifs réellement détenus. Le tracking error est-il un critère central ? Dans ce cas, le synthétique offre une fidélité supérieure à l'indice. Les ETF obligataires et les ETF Chine peuvent par exemple combiner les deux approches selon la nature des sous-jacents et la fiscalité applicable.

En définitive, la dichotomie ETF physique ou synthétique ne se résout pas par un choix universel. La décision dépend avant tout de l'objectif d'investissement, de l'enveloppe utilisée et de l'indice visé. Il convient ensuite de privilégier le mode de réplication le plus adapté à ces paramètres. Les deux approches sont solides, encadrées par la réglementation européenne et utilisées massivement par les investisseurs institutionnels et particuliers.

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FAQ

Il n'existe pas de méthode universellement supérieure, le bon choix dépend de trois critères simples. D'abord l'enveloppe fiscale, un PEA ciblant des indices non européens impose mécaniquement la réplication synthétique, tandis qu'un CTO laisse une totale liberté.

Ensuite l'indice ciblé, les grands indices européens (CAC 40, Euro Stoxx 50) se prêtent parfaitement à la réplication physique, alors que les marchés émergents ou les matières premières privilégient le synthétique. Enfin les préférences personnelles, transparence absolue et droits de vote orientent vers le physique, optimisation fiscale et tracking error minimal orientent vers le synthétique.

Pour un investisseur débutant en PEA qui vise une exposition mondiale long terme, la réplication synthétique reste l'option par défaut. Pour un investisseur en CTO sur les grandes capitalisations européennes, la réplication physique apporte une sécurité supplémentaire sans surcoût notable. 

Théoriquement oui, en raison du risque de contrepartie introduit par le swap, mais en pratique cette différence est largement neutralisée par la réglementation. La directive UCITS plafonne l'exposition à une contrepartie unique à 10 % de la valeur liquidative du fonds, impose la constitution d'un collatéral et la réinitialisation fréquente du swap. 

Le risque de marché (baisse de l'indice répliqué) reste de très loin le risque dominant, identique pour les deux modes de réplication. La différence de risque effective est donc marginale pour un investisseur de long terme, à condition que l'ETF respecte bien le cadre UCITS et provienne d'un émetteur reconnu. 

La sélection des meilleurs ETF synthétiques éligibles PEA repose sur quatre critères objectifs, le TER (Total Expense Ratio) le plus bas possible, un encours élevé garantissant la liquidité, une tracking difference faible voire négative, et un émetteur reconnu.

Sur le S&P 500, les trackers PE500 (Amundi PEA S&P 500) et ESE (BNP Paribas Easy S&P 500) figurent parmi les références du marché avec des TER inférieurs à 0,30 %.

Sur le MSCI World, le CW8 d'Amundi reste l'ETF synthétique PEA historiquement le plus utilisé, avec un encours dépassant les 6 milliards d'euros. Pour les marchés émergents en PEA, l'AEEM d'Amundi propose une exposition synthétique au MSCI Emerging Markets.

La sélection finale dépend également de l'horizon d'investissement et de la stratégie de diversification globale du portefeuille, idéalement orchestrée sur la plateforme de courtage choisie en fonction des frais de transaction applicables. 

Non, aucun ETF or à réplication physique n'est éligible au PEA. La détention directe de lingots ou de certificats sur l'or constitue un actif non européen incompatible avec la règle des 75 % imposée par l'enveloppe.

Pour s'exposer à l'or dans un PEA, l'unique solution consiste à passer par un ETF synthétique sur des actions de sociétés aurifères (mines d'or), qui répliquent indirectement la performance du métal jaune via les valeurs minières européennes et nord-américaines logées dans le panier de substitution.

Pour une exposition directe au cours de l'or, le compte-titres ordinaire reste la voie obligée, généralement via un ETC (Exchange Traded Commodities) à détention physique de lingots. 

Les actifs d'un ETF UCITS sont juridiquement séparés du bilan de l'émetteur et conservés par un dépositaire indépendant (banque conservatrice). En cas de faillite de la société de gestion, les titres sous-jacents ne tombent pas dans l'actif liquidé, ils restent la propriété des porteurs de parts et peuvent être transférés à un autre gestionnaire ou liquidés au profit des investisseurs.

Pour un ETF synthétique, le mécanisme reste identique au niveau de l'émetteur, le risque additionnel se situe uniquement au niveau de la contrepartie du swap, et même dans ce scénario extrême le panier de substitution physiquement détenu sert de garantie. (H3) 

Oui, et c'est même une stratégie fréquemment retenue par les investisseurs avertis. Une allocation hybride consiste typiquement à utiliser des ETF synthétiques sur les indices internationaux logés en PEA (S&P 500, MSCI World, Nasdaq) pour bénéficier du cadre fiscal, et des ETF physiques sur un CTO pour les expositions thématiques, sectorielles ou les marchés européens où la transparence prime.

Cette approche permet de combiner optimisation fiscale, lisibilité et diversification, sans subir les limites propres à chacun des deux modes de réplication. (H3) 

Un OPCVM (Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) traditionnel est généralement géré activement, le gérant sélectionne les titres selon une stratégie discrétionnaire dans l'espoir de battre un indice de référence.

Un ETF synthétique reste un fonds passif, son objectif est de répliquer mécaniquement la performance d'un indice, sans recherche de surperformance active. La différence principale ne tient donc pas au mode de réplication mais à l'approche d'investissement, gestion active versus gestion passive, avec des frais bien plus élevés pour l'OPCVM (1 % à 2 % par an contre 0,05 % à 0,40 % pour un ETF).

Cette question révèle une confusion fréquente entre domiciliation, cotation et exposition d'un ETF. Un ETF est d'abord domicilié dans un pays (la grande majorité des ETF européens sont domiciliés en Irlande ou au Luxembourg pour des raisons fiscales). Il est ensuite coté sur une ou plusieurs places boursières, ce qui permet de l'acheter aux heures d'ouverture du marché choisi.

Enfin, son exposition correspond à l'indice qu'il réplique, indépendamment de sa domiciliation et de sa cotation. Concrètement, un ETF S&P 500 domicilié en Irlande, coté sur Euronext Paris, exposé au marché américain est parfaitement légal et courant. Cette structure UCITS permet à l'investisseur français de bénéficier d'une exposition aux 500 plus grandes capitalisations américaines, d'acheter en euros pendant les horaires européens, et selon le mode de réplication (physique ou synthétique), d'éligibilité ou non au PEA. 

C'est une confusion fréquente. La réplication par échantillonnage (sampling) reste une forme de réplication physique, le fonds détient réellement un sous-ensemble représentatif des titres de l'indice, généralement les plus liquides et les plus pondérés.

La réplication synthétique ne détient en revanche aucun titre de l'indice, elle repose sur un swap conclu avec une contrepartie bancaire. L'échantillonnage est donc un compromis interne à la famille physique, tandis que le synthétique constitue une famille technique distincte. Certains ETF combinent même les deux logiques, on parle alors de réplication hybride, avec une partie physique sur les grandes capitalisations liquides et un swap sur la portion résiduelle de l'indice. 

Non. Avec un ETF physique, le gestionnaire détient les actions et exerce techniquement les droits de vote attachés (politique de stewardship variable selon les émetteurs).

Avec un ETF synthétique, le fonds ne détient pas les actions de l'indice mais un panier de substitution, l'investisseur final n'a donc aucun lien de propriété avec les sociétés composant l'indice répliqué. Ce point peut compter pour les investisseurs sensibles à la gouvernance d'entreprise ou aux critères ESG, qui privilégient généralement la réplication physique pour cette raison. 

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