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ETF Nasdaq : guide complet pour investir dans la tech US en 2026

  • Un ETF Nasdaq réplique principalement le Nasdaq 100, indice des 100 plus grandes capitalisations non financières américaines dominé à ~50 % par la tech et concentré sur quelques méga-caps (Apple, Microsoft, Nvidia).
  • Le PEA est accessible uniquement via la réplication synthétique : l'Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) et sa variante PNAS dominent ce segment. Hors PEA, le Xtrackers Nasdaq 100 1C tire son épingle du jeu avec un TER de 0,20 %.
  • Ce tracker se positionne en complément, pas en cœur de portefeuille : la concentration sectorielle et la sensibilité aux taux imposent de l'adosser à un socle mondial diversifié, avec une allocation type de 10 à 20 % pour un profil équilibré.
  • Un ETF Nasdaq réplique principalement le Nasdaq 100, indice des 100 plus grandes capitalisations non financières américaines dominé à ~50 % par la tech et concentré sur quelques méga-caps (Apple, Microsoft, Nvidia).
  • Le PEA est accessible uniquement via la réplication synthétique : l'Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) et sa variante PNAS dominent ce segment. Hors PEA, le Xtrackers Nasdaq 100 1C tire son épingle du jeu avec un TER de 0,20 %.
  • Ce tracker se positionne en complément, pas en cœur de portefeuille : la concentration sectorielle et la sensibilité aux taux imposent de l'adosser à un socle mondial diversifié, avec une allocation type de 10 à 20 % pour un profil équilibré.

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Qu'est-ce qu'un ETF Nasdaq ?

Un ETF Nasdaq est un fonds indiciel coté en bourse (Exchange Traded Fund) qui réplique la performance d'un indice de la place boursière américaine du Nasdaq. Concrètement, investir dans un ETF de ce type revient à détenir une fraction d'un panier de 100 actions technologiques américaines, dans les mêmes proportions que l'indice de référence.

Le Nasdaq n'est pas un indice mais une place boursière, la deuxième plus importante des États-Unis après le NYSE. Plusieurs indices y sont calculés, et la majorité des ETF Nasdaq répliquent l'un des deux suivants :

  • Le Nasdaq 100 regroupe les 100 plus grandes capitalisations non financières cotées au Nasdaq. La tech représente environ 50 %, suivie par la consommation discrétionnaire, les services de communication et la santé. Cet indice exclut totalement les banques, assureurs et sociétés financières. Il sert de référence à la très grande majorité des ETF Nasdaq disponibles en Europe.
  • Le Nasdaq Composite rassemble plus de 2 500 sociétés cotées sur la place, financières incluses. Beaucoup plus large, il reste dominé par les valeurs technologiques mais offre une exposition plus diffuse. Très peu d'ETF UCITS européens le répliquent.

Quand un investisseur parle d'ETF Nasdaq sans précision, il désigne presque toujours un ETF Nasdaq 100. C'est ce produit qui concentre l'essentiel des encours et des flux en Europe.

 

Pourquoi investir dans un ETF Nasdaq ?

Une performance historique remarquable

Le Nasdaq 100 a livré une performance annualisée proche de 18,8 % sur les dix dernières années, et de 13,7 % sur cinq ans, nettement au-dessus du S&P 500 et du MSCI World. Cette surperformance s'explique par la domination mondiale des géants technologiques américains et par leur capacité à générer des marges d'exploitation élevées. L'intelligence artificielle, le cloud computing et la digitalisation de l'économie continuent de soutenir cette dynamique.

Investir via un ETF permet de capter cette croissance sans avoir à sélectionner individuellement les actions. Le choix entre ETF ou actions individuelles penche généralement en faveur de l'ETF pour un investisseur particulier, avec moins de temps passé en analyse, moins de risque lié à une action en particulier et des frais réduits.

Des risques à identifier clairement

La performance a un prix, la volatilité. L'éclatement de la bulle internet en 2000 a fait perdre près de 81,76 % de sa valeur au Nasdaq entre mars 2000 et août 2002 (source : CME Group), et la baisse de 2022 a atteint 34 % depuis son précédent record, soit la pire séquence du Nasdaq 100 depuis 2008. Trois risques doivent être assimilés avant tout achat :

  • La concentration sectorielle : près de 60 % de l'indice pèse sur la technologie et la communication. Un retournement sectoriel affecte directement la valorisation.
  • La concentration sur quelques titres : les dix premières entreprises représentent souvent plus de 50 % de la capitalisation totale. Apple, Microsoft et Nvidia dictent une grande partie de la performance.
  • La sensibilité aux taux d'intérêt : les valeurs de croissance sont pénalisées par les hausses de taux, qui augmentent le coût du capital et compriment les multiples de valorisation.

Un ETF Nasdaq se conçoit donc comme un moteur de performance au sein d'un portefeuille diversifié, pas comme l'unique composante. Il peut s'intégrer en complément d'un ETF plus diversifié, tel qu'un ETF Monde, qui lisse l'exposition géographique et sectorielle.

 

Les meilleurs ETF Nasdaq en 2026 : comparatif

Choisir les meilleurs ETF en 2026 pour s'exposer au Nasdaq repose sur une analyse concentrée autour de quatre critères techniques, les frais totaux sur encours (TER), la taille du fonds sous gestion, la méthode de réplication et la politique de distribution des dividendes. Voici les trackers les plus pertinents actuellement disponibles pour un investisseur français.

ETF ISIN TER Encours Réplication Dividendes PEA
Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) FR0011871110 0,30 % ~898 M€ Synthétique Capitalisant Oui
Amundi PEA Nasdaq-100 S (PNAS) FR001400ZGR7 0,30 % ~898 M€ Synthétique Capitalisant Oui
iShares Nasdaq 100 (CSNDX) IE00B53SZB19 0,30 % ~25 Mds $ Physique Capitalisant Non
Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (EQAC) IE00BFZXGZ54 0,30 % ~16 Mds $ Physique Capitalisant Non
Xtrackers NASDAQ 100 UCITS ETF 1C (XNAS) IE00BMFKG444 0,20 % ~1,63 Mds € Physique Capitalisant Non

Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (PUST)

  • ISIN : FR0011871110
  • TER : 0,30 %
  • Encours : ~898 M€
  • VL : 90,57 € (17/04/2026)
  • Réplication : synthétique (swap)
  • Politique : capitalisant
  • Éligibilité : PEA, CTO, assurance-vie

Lancé le 20 mai 2014, ce FCP de droit français est l'ETF historique pour s'exposer au Nasdaq 100 dans un PEA. Il réplique l'indice NASDAQ 100 Notional Net Total Return via un swap de performance, seule technique permettant de loger un tracker d'actions américaines dans l'enveloppe fiscale française.

La qualité de réplication est l'un des éléments clés de l'Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc, avec une tracking error ex-post de seulement 0,03 % sur 1 an comme sur 3 ans. La performance cumulée sur 10 ans atteint +447,12 % contre +458,20 % pour l'indice, soit un écart annuel moyen inférieur à 0,3 %. Le fonds est capitalisant, ce qui optimise l'effet des intérêts composés dans une détention longue.

 

Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S (PNAS)

  • ISIN : FR001400ZGR7
  • TER : 0,30 %
  • Encours : ~898 M€ (actifs mutualisés avec le PUST)
  • VL : 5,94 € (17/04/2026)
  • Réplication : synthétique
  • Politique : capitalisant
  • Éligibilité : PEA, CTO

Lancé le 3 juin 2025, l'Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF S est une nouvelle classe du même fonds sous-jacent que le PUST, avec une différence principale, une valeur liquidative beaucoup plus basse, 5,94 € contre 90,57 €.

Ce format répond à un besoin précis, celui de l'investisseur qui pratique le DCA (Dollar Cost Averaging) sur de petits montants mensuels. Sur un versement programmé de 50 à 100 €, acheter des parts à 5 € limite le cash drag (l'argent qui reste non investi par manque de fraction disponible).

Les caractéristiques de l'indice, de réplication et de frais sont strictement identiques à celles du PUST, le choix entre les deux est donc purement mécanique et dépend de la taille des ordres.

iShares Nasdaq 100 UCITS ETF Acc (CSNDX)

  • ISIN : IE00B53SZB19
  • TER : 0,30 %
  • Encours : ~25 Mds € (17/04/2026)
  • Réplication : physique (totale)
  • Politique : capitalisant
  • Éligibilité : CTO, assurance-vie

Lancé le 26 janvier 2010, l'iShares Nasdaq 100 UCITS ETF Acc est l'un des plus importants du marché européen sur le Nasdaq 100, avec plus de 20 Mds $ sur la seule classe capitalisante. Il détient physiquement l'intégralité des 101 titres de l'indice en réplication totale, ce qui apporte une transparence complète sur les positions.

La performance annualisée depuis la création atteint +17,89 %, soit à peine 24 points de base sous l'indice (+18,13 %), signe d'une gestion extrêmement précise. Les 10 premières lignes du portefeuille représentent 46,88 % de l'actif, avec Nvidia (8,69 %), suivi d'Apple (7,64 %), Microsoft (5,63 %) et Amazon (4,58 %). Le secteur technologique représente 50,4 % du fonds.

Non éligible au PEA, ce tracker se positionne comme la référence pour un compte-titres ou un contrat d'assurance-vie.

Invesco EQQQ Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (EQAC)

  • ISIN : IE00BFZXGZ54
  • TER : 0,30 %
  • Encours : ~16 Mds € (17/04/2026)
  • Réplication : physique
  • Politique : capitalisant
  • Éligibilité : CTO, assurance-vie

Lancé par Invesco, gestionnaire également à l'origine du QQQ américain, cet ETF en est la version européenne capitalisante.

La réplication est physique, avec 102 positions détenues en direct au 31/03/2026. La performance cumulée sur 5 ans ressort à +84,79 % contre +86,33 % pour l'indice, soit un écart annuel très maîtrisé. L'année 2025 affiche +20,56 % pour l'ETF contre 20,77 % pour l'indice, confirmant la régularité de la réplication.

L'allocation géographique est à 96,9 % américaine et l'allocation sectorielle dominée par la technologie (50,4 %), les services de communication (15,3 %) et la consommation discrétionnaire (12,6 %). Un choix pour un investissement long terme hors PEA, particulièrement apprécié par les investisseurs qui souhaitent un gestionnaire ayant une expertise historique sur cet indice.

Xtrackers Nasdaq 100 UCITS ETF 1C

  • ISIN : IE00BMFKG444
  • TER : 0,20 %
  • Encours : ~1,63 Mds € (17/04/2026)
  • VL : 52,31 € (17/04/2026)
  • Réplication : physique
  • Politique : capitalisant
  • Éligibilité : CTO, assurance-vie

Lancé le 21 janvier 2021, le Xtrackers Nasdaq 100 UCITS ETF 1C (groupe DWS) se distingue par le TER le plus compétitif de cette sélection, 0,20 % par an, soit un tiers de moins que la concurrence à 0,30 %. Sur un investissement de 50 000 € conservé 20 ans avec une performance moyenne de 10 %, cet écart de 10 points de base représente environ 6 000 € d'économies cumulées par rapport à un ETF à 0,30 %.

La réplication est physique directe et le fonds détient 101 titres au 31/03/2026, avec une pondération proche de celle des concurrents. L'encours plus modeste de 1,6 Mds $ reste largement au-dessus du seuil critique de pérennité, mais à surveiller dans le temps. C'est le choix rationnel pour un investisseur long terme hors PEA qui cherche à minimiser les coûts récurrents sans sacrifier la qualité de la réplication.

 

ETF Nasdaq PEA : la question de l'éligibilité

Le Plan d'Épargne en Actions impose théoriquement que les titres détenus soient émis par des sociétés dont le siège est situé dans l'Espace économique européen. Les actions américaines du Nasdaq ne répondent pas à ce critère. Pourtant, plusieurs ETF Nasdaq sont bel et bien éligibles au PEA. L'explication tient à la réplication synthétique.

Le mécanisme du swap

Un ETF synthétique détient un panier d'actions européennes éligibles au PEA. Il conclut parallèlement un contrat de swap avec une contrepartie bancaire, l'ETF lui verse la performance de son panier européen et reçoit en échange la performance du Nasdaq 100. Pour l'investisseur final, le résultat est identique à un ETF physique sur le Nasdaq, mais la structure juridique respecte les contraintes fiscales du PEA.

Ce montage introduit un risque de contrepartie limité et encadré par la réglementation UCITS, qui plafonne l'exposition à 10 % de l'actif net. En pratique, les grands émetteurs diversifient leurs contreparties et collatéralisent largement l'exposition.

Les ETF Nasdaq éligibles au PEA

Depuis le rachat de Lyxor par Amundi en 2022, le marché des ETF Nasdaq éligibles au PEA est quasi monopolisé par Amundi. Les deux références principales sont le PUST et le PNAS, auxquels s'ajoute l'ETF PANX (Amundi PEA Nasdaq ESG) pour les investisseurs sensibles aux critères extra-financiers. L'avantage fiscal du PEA reste majeur, après cinq ans de détention, les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % s'appliquent.

Pour qui cherche à bâtir une allocation PEA équilibrée, le Nasdaq 100 ne suffit pas. Il se combine avec d'autres ETF éligibles au PEA couvrant l'Europe, les marchés émergents ou les small caps pour construire un portefeuille diversifié dans un seul contrat.

ETF Nasdaq en assurance-vie

L'assurance-vie constitue une alternative au PEA, particulièrement utile pour combiner ETF Nasdaq et autres classes d'actifs dans une enveloppe unique. L'offre d'unités de compte incluant des ETF Nasdaq s'est fortement étoffée ces dernières années, à condition de choisir un contrat multisupport sans frais d'entrée. Le Nasdaq 100 y occupe une place de choix parmi les ETF les plus adaptés à l'assurance-vie, aux côtés d'indices plus défensifs ou diversifiés géographiquement.

 

ETF Nasdaq à effet de levier et ETF short

Au-delà des produits classiques, le marché propose des ETF Nasdaq plus sophistiqués, adaptés aux investisseurs avertis qui cherchent à amplifier ou inverser l'exposition.

Les ETF Nasdaq x2 (leveraged)

Un ETF Nasdaq x2 reproduit deux fois la performance quotidienne de l'indice. Une hausse de 1 % du Nasdaq 100 se traduit par une hausse de 2 % de l'ETF. À l'inverse, une baisse de 1 % génère une baisse de 2 %. L'ETF phare de cette catégorie est l'Amundi Nasdaq-100 Daily (2x) Leveraged UCITS ETF Acc (LQQ, ISIN FR0010342592), lancé en 2006, avec un encours d'environ 1 milliard d'euros et un TER de 0,60 %. Fait notable, cet ETF à levier est éligible au PEA, ce qui en fait un outil fiscal rare pour des stratégies d'amplification temporaires dans l'enveloppe fiscale française.

Point important, souvent ignoré par les débutants, l'effet de levier s'applique quotidiennement, pas sur la période totale. Sur un marché volatil qui oscille sans trend directionnel, ce mécanisme de reset journalier génère un beta slippage qui érode la performance. Un ETF à effet de levier x2 ne produit donc pas exactement le double de la performance de l'indice sur plusieurs mois. Il se conçoit en détention courte, pour une conviction directionnelle à horizon de quelques semaines au maximum. L'utilisation reste réservée aux investisseurs expérimentés qui maîtrisent la gestion du risque et les mécaniques de produits dérivés.

Les ETF short Nasdaq

Un ETF short Nasdaq, ou ETF inverse, réplique l'opposé de la performance quotidienne de l'indice. Il permet de profiter d'une baisse du Nasdaq ou de couvrir un portefeuille exposé à la tech US. C'est un outil tactique de couverture court terme, à ne pas confondre avec une position vendeuse classique.

Contrairement au marché américain qui propose plusieurs ETF inverses sur le Nasdaq 100 (ProShares Short QQQ avec un levier -1x, ProShares UltraShort QQQ à -2x, ProShares UltraPro Short QQQ à -3x), l'offre UCITS européenne sur le short Nasdaq-100 est aujourd'hui quasi inexistante. Aucun émetteur majeur ne commercialise actuellement de tracker inverse sur le Nasdaq 100 au format UCITS accessible aux investisseurs particuliers européens. Les ETF inverses disponibles en Europe ciblent d'autres indices comme le S&P 500 ou le MSCI USA, mais pas spécifiquement le Nasdaq 100.

 

Capitalisant ou distribuant : quel choix pour un ETF Nasdaq ?

La politique de distribution conditionne à la fois la fiscalité et l'effet des intérêts composés. Un ETF capitalisant (Acc, Accumulating) réinvestit automatiquement les dividendes perçus au sein du fonds. Un ETF distribuant (Dist) les reverse périodiquement à l'investisseur.

Le Nasdaq 100 n'est pas un indice à forts dividendes, son rendement s'établit à 0,69 % au 21 février 2026 (source : Slickcharts). L'enjeu est donc moins critique que sur un indice dividendes, mais la version capitalisante reste généralement préférable pour trois raisons :

  • Elle évite la fiscalité annuelle sur les dividendes en compte-titres.
  • Elle maximise mécaniquement l'effet boule de neige sur longue période.
  • Elle simplifie la gestion en supprimant les flux à réinvestir manuellement.

Ce choix prend encore plus de sens quand on compare les deux approches sur d'autres indices, l'arbitrage entre ETF capitalisant ou distribuant se joue différemment selon le rendement du sous-jacent et l'horizon de détention.

 

Comment choisir son ETF Nasdaq : les 5 critères à prendre en compte

Au-delà de la simple comparaison des TER, la sélection d'un ETF Nasdaq repose sur cinq paramètres :

  • Les frais totaux sur encours (TER) : chaque point de base compte sur vingt ou trente ans. L'écart entre un ETF à 0,20 % et un autre à 0,35 % représente environ 3 % de performance cumulée sur 20 ans avec un investissement moyen.
  • L'encours du fonds : un ETF avec moins de 100 millions d'euros sous gestion présente un risque de fermeture (liquidation) par l'émetteur. Privilégier les fonds au-delà de 500 M€ garantit la pérennité et réduit le spread à l'achat et à la vente.
  • La méthode de réplication : la réplication physique totale détient réellement les titres, offre une transparence maximale mais génère une tracking error légèrement supérieure. La réplication synthétique par swap est plus précise mais introduit un risque de contrepartie. Pour un PEA, seul le synthétique est possible.
  • La politique de distribution : capitalisant pour un horizon long et une optimisation fiscale, distribuant pour générer un revenu régulier.
  • La domiciliation fiscale : les ETF domiciliés en Irlande bénéficient du traité fiscal avec les États-Unis qui réduit la retenue à la source sur les dividendes américains de 30 % à 15 %. Cet avantage se répercute en performance nette supplémentaire.

 

ETF Nasdaq versus autres indices : comment se positionner ?

L'allocation en ETF Nasdaq ne se pense pas isolément. Sa place dans un portefeuille dépend de la diversification globale recherchée et du profil de risque.

ETF Nasdaq ou ETF S&P 500

Le Nasdaq 100 présente une concentration nettement plus élevée dans le secteur technologique, qui représente plus de la moitié de l'indice, et ne contient aucune valeur financière. Sur longue période, sa performance dépasse celle du S&P 500, au prix d'une volatilité plus marquée. C'est justement cette complémentarité qui rend les deux indices intéressants à combiner, le S&P 500 apporte une exposition large au marché américain, le Nasdaq 100 vient renforcer le pari sur la croissance technologique.

ETF Nasdaq ou ETF CAC 40

Un investisseur français qui hésite entre son marché domestique et la tech américaine peut comparer le Nasdaq à un ETF CAC 40. Ce dernier offre un accès PEA natif, une fiscalité simple et une exposition en euros, mais sa performance à long terme reste inférieure au Nasdaq. La logique d'allocation consiste souvent à combiner les deux selon la devise de référence et l'horizon d'investissement.

Diversifier au-delà des actions

Un portefeuille solide ne repose pas uniquement sur des indices actions. L'or physique peut jouer un rôle de couverture en période de stress via des ETF adossés à l'or, qui apportent une décorrélation utile quand la tech corrige. Les investisseurs qui veulent s'exposer aux actifs numériques disposent aussi d'instruments régulés, avec des ETF Bitcoin pour l'exposition à la plus grande crypto-monnaie, des ETF Ethereum, ou encore des ETF XRP.

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FAQ

Un ETF Nasdaq est un fonds indiciel coté en bourse qui réplique la performance de l'indice Nasdaq-100 (les 100 plus grandes entreprises non financières cotées sur la bourse américaine Nasdaq). On y retrouve les géants de la tech comme Apple, Microsoft, Nvidia, Amazon ou Meta. Concrètement, en achetant une seule part d'ETF, vous vous exposez à ces 100 sociétés d'un coup, avec des frais de gestion annuels généralement compris entre 0,20 % et 0,35 %. La réplication peut être physique (l'ETF achète réellement les actions) ou synthétique via un swap (l'ETF détient un panier de substitution et échange la performance avec une banque). C'est cette seconde méthode qui permet l'éligibilité au PEA.

En 2026, l'ETF de référence pour s'exposer au Nasdaq-100 via un PEA reste l'Amundi PEA Nasdaq-100 UCITS ETF Acc (ISIN : FR0011871110, ticker PUST). C'est le seul à répliquer fidèlement l'indice Nasdaq-100 tout en étant éligible au Plan d'Épargne en Actions, grâce à une réplication synthétique. Ses frais annuels s'élèvent à 0,30 % et son encours dépasse les 700 millions d'euros, gage de liquidité. Amundi propose aussi le PNAS (même ISIN que le PUST mais fractionnement à ~5 € la part), particulièrement adapté aux investisseurs qui pratiquent le DCA avec de petits montants mensuels. Pour les profils sensibles aux critères ESG, l'ETF PANX (FR0013412269) offre une alternative basée sur l'indice Solactive ISS ESG US Tech 100, avec des frais identiques de 0,30 %.

Oui. Même si un ETF est coté en euros sur Euronext Paris, l'exposition économique reste en dollars puisque les 100 actions sous-jacentes du Nasdaq-100 sont libellées en USD. En pratique, si le Nasdaq-100 progresse de 10 % en dollars mais que l'euro s'apprécie de 5 % face au dollar, votre performance nette en euros sera d'environ 5 %. L'inverse est aussi vrai : une baisse de l'euro amplifie vos gains. Il existe des versions "EUR Hedged" qui neutralisent ce risque de change via des contrats à terme, mais le coût de la couverture (généralement 1 à 2 % par an selon le différentiel de taux) réduit la performance nette. Sur longue période, l'effet devise tend à se lisser, ce qui rend le hedging discutable pour un horizon supérieur à 10 ans.

Le DCA (Dollar-Cost Averaging ou investissement programmé) consiste à investir un montant fixe chaque mois dans votre ETF Nasdaq, quelles que soient les conditions de marché. Cette approche lisse votre prix d'entrée et neutralise le stress lié au "market timing". Pour le mettre en place efficacement, trois étapes :Premièrement, choisissez un courtier avec des frais d'ordre bas. Un ordre à 1 € (Trade Republic, Bourse Direct) représente 1 % de frais sur un versement de 100 €, contre 5 % chez une banque traditionnelle. Sur 10 ans, cet écart peut représenter plusieurs centaines d'euros.Deuxièmement, si vous investissez de petits montants (< 200 €/mois), privilégiez un ETF à part fractionnée comme le PNAS (~5 € la part) plutôt que le PUST (~84 € la part), pour minimiser le cash non investi chaque mois.Troisièmement, automatisez et tenez bon. Le Nasdaq-100 peut perdre 30 % en un an. Le DCA transforme ces baisses en "soldes" et son efficacité ne se révèle que sur la durée (minimum 5 ans, idéalement 10-15 ans).

Le Nasdaq-100 et le S&P 500 ne jouent pas le même rôle dans un portefeuille. Le S&P 500 regroupe 500 entreprises de tous les secteurs de l'économie américaine (finance, énergie, santé, industrie, tech), ce qui en fait un indice large et diversifié. Le Nasdaq-100, lui, exclut les valeurs financières et concentre environ 50-60 % de sa pondération sur le secteur technologique.
En contrepartie de cette concentration, le Nasdaq-100 a historiquement surperformé le S&P 500 (~16 % annualisé contre ~11 % sur 15 ans), mais avec une volatilité nettement plus marquée. En 2022, le Nasdaq-100 a chuté de 33 % contre 19 % pour le S&P 500.
Pour la majorité des investisseurs, une approche pragmatique consiste à utiliser le S&P 500 (ou le MSCI World) comme socle de portefeuille et le Nasdaq-100 comme satellite pour surpondérer la tech, avec une allocation de 20 à 30 % maximum.

Un ETF Nasdaq Equal Weight attribue à chacune des 100 entreprises du Nasdaq-100 une pondération identique (environ 1 % chacune), contrairement à l'indice classique où Apple, Microsoft et Nvidia pèsent à eux seuls plus de 25 %. L'intérêt est de réduire la dépendance aux quelques méga-caps qui dominent l'indice, offrant une meilleure diversification intra-indice et une exposition plus large aux entreprises de taille moyenne du Nasdaq. En revanche, la performance peut s'écarter sensiblement du Nasdaq-100 classique, notamment dans les phases de marché tirées par les mega-caps. En Europe, Invesco propose une version UCITS de ce type d'ETF (ISIN : IE000L2SA8K5), mais elle n'est pas éligible au PEA.

Oui. L'Amundi Nasdaq-100 Daily (2x) Leveraged UCITS ETF (ISIN : FR0010342592, ticker LQQ) est éligible au PEA avec un TER de 0,60 % par an et un encours d'environ 950 millions d'euros. Cet ETF multiplie par deux la performance quotidienne du Nasdaq-100, à la hausse comme à la baisse.
Attention au "volatility decay" : en raison du rééquilibrage quotidien, la performance sur une période prolongée n'est pas le double de celle de l'indice. Exemple concret : si le Nasdaq gagne 10 % un jour puis perd 9,09 % le lendemain, il revient à zéro, mais le LQQ gagne 20 % puis perd 18,18 %, pour un résultat net de -1,6 %. En marché durablement haussier, le levier amplifie les gains au-delà du facteur 2. En marché volatile sans tendance, il érode la valeur.
Cet ETF est réservé aux investisseurs avertis avec une compréhension claire du beta slippage. Pour un investissement long terme en DCA, l'ETF sans levier (PUST) reste adapté à la grande majorité des épargnants.

Non. En 2026, aucun ETF short ou inverse sur le Nasdaq-100 n'est éligible au PEA en France. Les produits short disponibles (ETF inverses, turbos, certificats) ne sont pas structurés en UCITS éligible PEA et nécessitent un compte-titres ordinaire (CTO). Si vous souhaitez parier à la baisse sur le Nasdaq depuis un CTO, des ETF comme le Xtrackers Nasdaq-100 Short Daily Swap UCITS ETF ou le Lyxor Nasdaq-100 Daily (-1x) Inverse UCITS ETF permettent de prendre une exposition inverse quotidienne. Gardez à l'esprit que ces produits subissent eux aussi le "volatility decay" et ne sont pas conçus pour être conservés sur de longues périodes.

La performance annualisée historique du Nasdaq-100 sur 15 ans avoisine 16 % par an en dollars, mais cette moyenne masque une volatilité élevée : l'indice a chuté de 33 % en 2022 et avait perdu plus de 80 % entre 2000 et 2002 après l'éclatement de la bulle internet. En euros, la performance est modifiée par l'effet de change EUR/USD, qui peut ajouter ou retrancher 2 à 5 points de performance certaines années.
Sur longue période et avec un investissement régulier en DCA, un objectif de 9 à 12 % annualisé en euros reste une attente raisonnable, sans constituer aucune garantie. Il est essentiel de prévoir un horizon minimum de 5 ans, idéalement 10 à 15 ans, pour lisser les cycles baissiers. Sur les 5 dernières années au printemps 2026, l'ETF Amundi PEA Nasdaq-100 (PUST) affiche environ +100 % cumulé, soit un rendement annualisé d'environ 15 % en euros.

Votre capital est protégé. Les actifs d'un ETF (qu'il soit physique ou synthétique) sont séparés juridiquement des actifs de la société de gestion. Si Amundi, iShares ou Invesco venaient à faire faillite, vos parts ne disparaîtraient pas. Deux scénarios sont possibles : soit vos parts sont transférées vers un autre ETF équivalent géré par un repreneur, soit le fonds est liquidé et vous récupérez la valeur liquidative intégrale en espèces sur votre PEA ou CTO.
Dans le cas spécifique d'un ETF synthétique (swap), le risque de contrepartie est limité réglementairement à 10 % de l'actif net du fonds. En pratique, le collatéral est ajusté quotidiennement (mark-to-market), et la perte maximale théorique en cas de défaut de la contrepartie serait limitée à l'écart d'une journée, soit bien en dessous des 10 %.

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